Paresia

On ne peut voir qu'on ne voit pas ce qu'on ne voit pas..

Le pragmatisme : une réévalution 1 avril 2013

.
Séminaire organisé par  Claudine Tiercelin au Collège de France (2013).
La contribution de Benoit Gaultier est particulièrement remarquable.

Publicités
 

5 Responses to “Le pragmatisme : une réévalution”

  1. Mezigue Says:

    Bonjour Paresia, étant donné l’éloge que tu as fait de l’exposé de Benoit Gaultier, je l’ai téléchargé et, ce matin, visionné. C’est effectivement très plaisant d’écouter quelqu’un expliciter de façon si logique les raisons cognitives et/ou épistémiques (et sociales …) qu’il y a (dans le cadre du pragmatisme) à croire ou pas en une assertion «p».

    Il est certain, par exemple, qu’on devrait renvoyer vers cette vidéo les milliers de gens plus ou moins honnêtes et/ou plus ou moins porteurs de facultés intellectives qui, sur la Toile, ou dans la réalité ne sont apparemment pas capables de comprendre la simple notion «d’argument» ou plutôt qui l’utilisent comme une sorte de mot au vertus magiques (Je pense ici même à FD) …

    Ceci dit, je crois pour ma part que cela démontre aussi les limites d’une forme de positivisme logique ou positivisme (trop) logicien s’il on préfère … (celui adopté donc par certains philosophes «pragmatistes» ou particulièrement influencés par le courant pragmatique au point de croire – au sens fort – que le pragmatisme serait une sorte de philosophie ayant atteint un degré d’honorabilité incontestable …)

    • paresia Says:

      Bonjour, merci pour ton commentaire.

      Puis-je te demander à quels philosophes fais-tu référence précisément ? Des auteurs français ?

      Les limites que tu évoques (celles du positivisme logique) méritent certainement d’être soulignées. D’autant plus qu’elles sont plus ou moins ignorées dans ce séminaire, le but de Claudine Tiercelin étant plutôt de critiquer certaines tendances anti-réalistes du pragmatisme américain contemporain (Rorty en particulier). Elle cherche à concilier son goût pour le réalisme (qu’elle partage avec Bouveresse) et son intérêt pour le pragmatisme. Pour cela elle met surtout l’accent sur Peirce, qu’elle veut manifestement à réhabiliter en tant que (véritable) père du pragmatisme. Si James n’est pas ignoré, elle émet par contre de sérieuses réserves quant à l’intérêt de la philosophie de Dewey (aujourd’hui « à la mode ») dans la perspective qui la concerne.

      • Mezigue Says:

        Oui, oui, je suis d’accord sur le but de Tiercelin.

        Mon commentaire avait surtout pour but de faire deux remarques (liées entre elles)

        La première étant de dire, d’une façon polie, que j’avais été un peu déçu par l’exposé de Gaultier qui, de mon point-de-vue de simple spectateur amateur, s’appuie peut-être trop sur la Logique (en donnant d’ailleurs par moments l’impression – même si on tient compte de l’évidente émotivité qu’il a (Il gigote pas mal …) à parler en ce lieu et devant ces gens – qu’il ne la maîtrise pas suffisamment ; en tous cas pas au point d’être capable d’avoir une élocution fluide) au sens que le «premier» Wittgenstein s’est, lui aussi, parfois «trop appuyé sur la Logique».

        La seconde de ne pas avoir abordé (mais je sais que ce n’est pas vraiment possible dans ce cadre ) le soubassement idéologique qu’il y a, quoi que l’on dise, dans les certaines prises de position, pour ou contre, le pragmatisme (même le plus philosophiquement «détaché»). Je pense par exemple, ici ( en contre-pragmatisme) à quelqu’un comme Cornforth
        http://www.actu-philosophia.com/spip.php?breve1040

  2. paresia Says:

    Je suis également un simple amateur en matière de logique (frégéenne), et sans doute moins exigeant que toi étant donné que pour ma part j’ai trouvé son exposé à la fois très clair et rigoureux. Cette maîtrise m’a paru remarquable au regard du jeune âge de ce philosophe, et de l’étendue des domaines sur lesquels il travaille (philosophie analytique + pragmatisme), domaines assez mal connus (plus précisément peu enseignés) dans les universités françaises.

    Ceci dit je dois reconnaître que « l’évidente émotivité » de Benoit Gaultier, et donc peut-être aussi ce qui peut ressembler à un relatif manque de maîtrise, me l’a rendu plutôt sympathique.

    Ta seconde remarque me semble très pertinente, mais peut-être faut-il laisser le temps (et l’espace) à ce jeune philosophe d’expliciter sa position sur ce point (s’il ne l’a pas déjà fait par ailleurs).

    • Mezigue Says:

      Il va de soi que je le trouve également très sympathique. Ne serait-ce que du fait, justement, de cette émotivité …

      On est là à des centaines de lieux des bouffons sur lesquels il m’arrive d’écrire ..


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s