Paresia

On ne peut voir qu'on ne voit pas ce qu'on ne voit pas..

Sophie Wahnich, historienne 28 janvier 2011

L’assaut interroge Sophie Wahnich à propos de son travail sur la révolution politique de 1789 vue, contre le « furetisme », comme un objet encore chaud.

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En « bonus », Démocratie ? , un film de Florence de Comarmond et Sophie Wahnich.

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6 Responses to “Sophie Wahnich, historienne”

  1. Mézigue Says:

    N’en déplaise aux machistes et autres crétins soraliens, encore une preuve, s’il en était besoin, que la vive intelligence et la puissance intellectuelle, ne sont pas, « par nature », des privilèges masculins.

    Ce long entretien est particulièrement intéressant car il permet de comprendre, à ceux qui ont tendance à l’oublier – sans parler de ceux, bien entendu, qui ne les ont jamais véritablement admis* – , en quoi les idéaux de la Révolution Française peuvent continuer à nous guider dans le présent

    * Je vise ici en particulier la droite dite « nouvelle » dont l’évident élitisme et le combat inégalitariste sont deux des pivots ..

  2. Jesse Darvas Says:

    Une interview intéressante mais une orientation résolument robespierriste qui, en justifiant l’ensemble des actes de cette faction, doit consentir à des approximations ou des contradictions. La « corruption » de Danton n’était pas si patente qu’elle permît de le guillotiner, puisque le procès fut expédié sur ordre des comités et qu’on ne laissa pas les accusés s’exprimer (voir ce qu’en dit Michelet). Et comment dans ce cas expliquer l’exécution de Desmoulin? … L’objet de tout cela n’était pas l’obsession de la vertu, mais la crainte d’être soi-même renversé. Surtout SW oublie qu’en exécutant hébertistes et dantonistes, Robespierre ne faisait qu’ouvrir la voie à sa propre perte, qui ne fut pas initiée par des contre-révolutionnaires mais par des partisans de la terreur aussi rigoureux que lui, soucieux d’éviter la tyrannie d’un seul (Billaud-Varenne en tête). Unie, la Montagne n’aurait pu être défaite par la réaction; divisée et mutilée par elle-même, elle ouvrait la voie aux Boissy d’Anglas et autres Barras. C’est le point aveugle de tous ceux qui s’inscrivent dans la lignée de Mathiez.

  3. Mézigue Says:

    @Paresia

    Tout à fait d’accord avec vous ! Voilà, effectivement, un « commentaire constructif et intelligent » (cela change des zenoneries du fil Soral …)

    Avec un bémol toutefois :

    @ Jesse Darvas

    Comment pouvez-vous affirmer que SW « oublie » ce que vous écrivez qu’elle oublie ? En admettant même que SW soit « robespierriste » quelle, est, pour votre part, votre propre « orientation » ? En d’autres termes sur quoi vous basez-vous pour croire que votre vision de l’Histoire serait plus autorisée ou plus légitime que la sienne ?

    En espérant que vous ne prendrez pas ces questions pour une agression (alors que ce n’est que le souci de mieux comprendre votre intervention).

    • Jesse Darvas Says:

      @Mézigue: je viens juste de lire votre réponse
      – j’affirme l' »oubli » de SW à l’écoute de son entretien. Expliquer que Danton fut guillotiné à cause de sa corruption, comme l’a écrit Mathiez, alors que tous les récits historiques du procès montrent que ce ne sont pas sur les faits relevés par Mathiez mais sur une accusation fantaisiste que la faction dantoniste fut éliminée, cela me paraît contestable.
      – les robespierristes (les écrits de SW attestent de sa fidélité à l’Incorruptible) ne parlent jamais de Billaud-Varenne, et du rôle qu’il joua en Thermidor.
      – je n’ai pas « d’orientation » car il me semble un peu factice de rejouer après coup les combats des autres…mais ma sympathie me porte vers les Montagnards dans leur ensemble. J’ai lu suffisamment d’ouvrages sur la Révolution (la période la plus passionnante de l’histoire de France) pour me défier des récits trop linéaires et univoques, tant ceux qui font de Robespierre un Pol Pot avant l’heure (alors que ses « victimes » furent dix fois moins nombreuses que celles de M.Thiers) que ceux qui en font un Saint incompris. La réalité est plus complexe. Il était question du pouvoir, de la rivalité pour le pouvoir, de la guerre… chacun commit des erreurs (ils n’étaient qu’humains après tout) mais ces erreurs s’expliquent lorsque l’on étudie le contexte.

      Si vous vous intéressez à cette période, il faut lire l’ouvrage majeur de Michelet, celui de Jaurès et la biographie de Billaud-Varenne par Arthur Conte. Et, aussi, l’ouvrage de Massin sur Marat. Cela permet de dégager une vision plus nuancée.

  4. Mézigue Says:

    Merci pour vos réponses et indications bibliographiques dont je ne viens hélas – ce blog ayant été « mort » durant quelques semaines – prendre connaissance qu’aujourd’hui.

    J’ai néanmoins noté que vous ne répondez pas directement à la question, que je vous avais posée. Celle-ci étant de me dire sur quelles compétences personnelles vous basez-vous pour apparemment mettre en cause la probité intellectuelle de SW.

    Vous n’avez « pas « d’orientation » (…) mais votre sympathie se porte vers les Montagnards dans leur ensemble ». Tout est dit …


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