Paresia

On ne peut voir qu'on ne voit pas ce qu'on ne voit pas..

alain soral ou la schizophrénie du logos 15 octobre 2010

Edit 23/10/2012 : Ce billet, écrit à la va-vite il y a deux ans, est de loin le plus visité du blog. Il faut bien reconnaître que Soral sait se vendre. Ses alliances (en particulier celle avec Dieudonné) et son marketing sur internet en ont fait un produit a succès, avec son cortège de fans hallucinés, qui attendent chaque mois avec nervosité la nouvelle diatribe de leur gourou, comme d’autres attendent trois jours sous la pluie pour avoir le dernier téléphone de chez Apple avant leur voisin. Soraliens, vous n’êtes pas de grands lecteurs, et du reste vous avez beaucoup trop a faire avec les derniers livres antisémites* publiés par votre maître pour aller au bout du fil de commentaires ci-dessous. Aussi je me permets d’indiquer pour vous, juste ici, l’un des meilleurs articles que j’ai pu lire a propos du phénomène Soral. Vous pouvez vous passez du reste, mais ceci est important. Bonne lecture.

.

Lien : Misère de la fausse critique. Comprendre « Comprendre l’empire » d’Alain Soral.

.

***

.

Cette discussion de comptoir (voir ci-dessous) souligne de façon éclatante les limites de la « pensée » politique d’Alain Soral, et nous éclaire sur sa stratégie. Passons sur son extraordinaire égocentrisme, propre à un très grand nombre de politiciens. Cet homme se prétend philosophe, « virtuose du logos » nous indique le titre de la vidéo, luttant contre les sophistes manipulateurs.

Plongée dans les méandres d’un cerveau malade..

.

« La classe moyenne n’est pas l’ennemi »Ça, c’est pour la stratégie : Soral tente de séduire un public jeune issu de la classe moyenne très peu politisé, sachant pertinemment que le prolétariat restera fidèle au PC ou au FN, et surtout qu’il ne passe pas son temps sur internet. D’où une tentative (ridicule) de critique de l’idéologie marxiste. « Patrons/travailleurs ça n’existe pas », Arlette Laguiller produit une « épistémologie »  (sic) archaïque, manipulée par les puissants, les francs-maçons (juifs) du 33ème degré. Le prolétariat communiste est dirigé par un clergé bourgeois (juif), qui pense à sa place. Bref les cocos sont sympas, mais un peu cons.

.

« C’est toujours les petits qui payent »Il ne faut pas non plus rompre totalement avec le marxisme. Simplement éviter à l’auditeur d’aller se « perdre » dans les textes. « Y’a tout dans Sergio Leone, pas besoin de lire Marx ». Conseil avisé. Et n’oubliez pas : « BHL est à la droite de la droite ». »Vous voulez faire des maths avec des sciences humaines » Vous êtes des ignares. Un incontournable de la rhétorique soralienne : mépriser son adversaire. On peut remarquer qu’il ne regarde même pas son interlocuteur, préférant s’adresser à ses spectateurs, qui ne cessent d’acquiescer à ses envolées lyriques.

.

Ça devient vraiment intéressant à partir de 13’30 ».Soral va nous avouer ses soi-disantes limites rhétoriques.. pour mieux se décrire en philosophe ! « Cohn-Bendit est un maître de la dialectique » (juive), « y’a pas d’arbitre en philosophie, y’a pas d’arbitre en politique », « le philosophe ne peut rien faire face au sophiste devant une foule », « moi je suis un maître du logos » (!), « je suis obligé d’admettre le réel : Cohn-Bendit est plus fort que moi »…

.

Il paraît évident que ce monsieur n’a rien compris à la philosophie, sa lecture de Platon ne doit pas être très approfondie et date certainement de quelques années. Mais il n’est pas nécessaire ici d’être un « maître du logos » pour que la faiblesse de son argumentation saute aux yeux : s’il ne débattra pas avec Cohn-Bendit ce n’est certainement pas parce qu’il en aurait peur, mais parce que Cohn-Bendit ne lui donnera probablement jamais une telle occasion de se faire de la publicité. Les capacités rhétoriques de Cohn-Bendit ne sont pas à ce point extraordinaires, et en matière de sophistique Soral le bat à plate couture. Plus fort que Mélenchon, qui est pourtant titulaire d’une maîtrise en philosophie mais accepte du bout des lèvres le qualificatif « intellectuel », Soral lui n’a pas peur du ridicule : c’est un philosophe. Cette façon de se faire passer pour le plus érudit n’est-elle pas la caractéristique la plus évidente du discours sophistique ? **

.

S’il ne faut pas rompre avec le marxisme, il ne faut pas rompre non-plus avec l’extrême droite. Outre le délire conspirationniste, on apprend que Cohn-Bendit n’est « même pas français »*, que les syndicalistes « font tous 110 kilos, ont des queues de cheval, et font la grève pour aller se pochetronner au bistrot », et que Georges Marchais s’est fait virer quand il abordé « la question de l’immigration »… Sans commentaires.

.

Notre boxeur national s’est mis K.O. tout seul. Il s’est même offert le luxe de prévenir sa groupie du jour : « Tes ennemis sont tellement plus près de toi que tu ne le crois ». Effectivement. Comme il le dit lui-même, les discours politiques d’Alain Soral ne servent finalement qu’à « séduire les gonzesses » (ou plutôt certaines gonzesses).

.

.

.

* Edit 07/01/2013 : Soral ne se contente pas de (re-)publier des livres racistes, il en écrit également. Voir ici quelques citations.

** Edit 23/10/2012 : Après réflexion (voir le fil de commentaires ci-dessous), je pense que l’affirmation ci-dessus selon laquelle  Soral « bat a plate couture » Cohn-Bendit sur le plan sophistique n’est pas très crédible, et de plus n’apporte pas grand chose à cette argumentation. Cohn-Bendit, contrairement à Soral, ne se présente pas comme un philosophe. La référence à Mélenchon pourrait également laisser entendre une certaine déférence de ma part au regard de son diplôme universitaire. Il n’en est rien, cette fausse modestie me parait tout autant condamnable que l’égocentrisme soralien, il faut voir là de l’ironie.

Publicités
 

175 Responses to “alain soral ou la schizophrénie du logos”

  1. Sot-Raël Says:

    Ce pauvre has been est tout simplement une baudruche qui ne peut séduire que des jeunes gens ignares. Cela ne dépasse jamais le niveau de discussion de piliers de bar. Ce qui serait excusable de la part d’un jeune exalté et un peu inculte, ne l’est pas de la part d’un homme de plus de cinquante ans.

    On pourrait excuser ce mauvais tissu de poncifs à la sauce conspirationniste référencée à l’extrême-droite par le fait que ce pauvre type est ici emprisonné par son narcissisme et peut- être diminué ici par l’abus d’alcool. Mais il est peut-être encore pire à l’écrit.

    Pour s’en convaincre, il faut lire le « bloc-notes » n°42 qu’il a écrit pour le torchon d’extrême- droite Flash : http://www.alainsoral.com/page/2/ puis l’analyse qui en est faite ici :
    http://jssnews.com/2010/09/12/saidchomsky-degonfle-la-baudruche-soral-12/
    http://jssnews.com/2010/09/13/saidchomsky-degonfle-la-baudruche-soral-22/

    Merci tout de même pour cette vidéo qui confirme que ce pauvre garçon vire de plus en plus au moine illuminé frôlant la pure démence. Il est, il faut le dire, plus pitoyable qu’autre chose.

    D’ailleurs, au fait, comment vous êtes-vous procuré cette vidéo qui, auprès de toutes personnes douées d’un minimum de bon sens et de culture historique et philosophique, le ridiculise une nouvelle fois ?

    • paresia Says:

      Cette vidéo a été publiée sur son propre site (inutile d’en faire la publicité).
      Je suis presque surpris qu’il ai osé la diffuser.

      • Sot-Raël Says:

        J’en viens à me demander s’il n’y a pas une composante masochiste dans la personnalité d’Alain Soral. Une partie de lui, car ce n’est tout de même pas -contrairement à un profond crétin comme Jean Robin* – un imbécile, doit tout de même se rendre compte de sa faiblesse intellectuelle. Alors pourquoi continue-t-il ses numéros de guignol auprès de tous ces braves garçons ?

        *Sa dernière vidéo (d’une consternante bêtise) :

  2. Captain Coconut Says:

    Bonjour Parésia,

    Je me permets de vous demander en quoi Alain Soral est schizophrène, ou plutôt en quoi son logos l’est. Est-ce parce que c’est un sophiste pour vous ? Est-ce parce qu’il tient un double langage ? Est-ce parce qu’il possède un trouble grave de la personnalité ou du raisonnement abstrait ? Est-ce parce qu’il est à la fois patriote et marxiste ? Ou est-ce pour de toutes autres raisons ?
    Merci pour votre réponse que je sais d’avance qu’elle sera argumentée.

    • paresia Says:

      Bonjour.

      Soral correspond parfaitement à la description qu’il fait lui-même du sophiste : un orateur tout puissant face à la foule (vous avez peut-être noté dans cette vidéo les acquiescements de son public à la fin de chacune de ses phrases), incapable de participer à une véritable discussion philosophique.

      Le fait qu’il accuse Cohn-Bendit d’être un sophiste pour mieux se faire passer pour un philosophe relève selon moi de ce trouble psychologique très répandu que l’on nomme « schizophrénie ». Pourquoi ? Comme l’a très justement noté Sot-Raël cet homme n’est tout de même pas le dernier des imbéciles, et une part de lui doit bien se rendre compte des faiblesses de son argumentation.

      L’emploi du terme « schizophrénie » est, vous vous en doutez, provocateur. Je ne crois pas que Soral soit réellement schizophrène, il est plus certainement malhonnête, comme de nombreux politiciens.

      • Captain Coconut Says:

        Rebonjour,

        J’ai d’abord cru que vous assimiliez Soral à un schizophrène médiatico-politique au vu de ses idées, apparemment contradictoires, sur l’analyse marxiste moderne et sur le nationalisme, que vous fustigiez dans un précédent article de votre blog. C’est pour ça que je vous demandais des précisions.

        Donc si j’entends bien, vous dites qu’il définit d’une certaine manière les sophistes, que probablement il a conscience d’en être un et que pour mieux cacher cette vérité à son public d’un soir qui ne l’a peut-être même pas remarqué, il va traiter Cohn-Bendit de sophiste pour mieux se faire passer ensuite pour philosophe, ce qui serait en dernier lieu un mensonge (de sophiste donc): tout ça se tient.

        Pour ma part, dire que Cohn Bendit est un sophiste ne relève pas du procès d’intention ni du mensonge.

        Quant à savoir si Soral correspond à sa définition du philosophe, c’est autre chose. C’est à mon avis une des questions centrales posées par cette vidéo.

        J’aimerais avoir votre point de vue et je reformule autrement ma requête: selon quels critères diriez-vous que Soral n’est pas un « philosophe du réel » comme il aime à le dire lui-même? et si tel est le cas, doit-on conclure que l’analyse politico-sociologique qu’il produit depuis quelques années soit entièrement ou en partie fausse, notamment sa fameuse doctrine « gauche du travail, droite des valeurs » ?

        Au plaisir de vous lire.

      • paresia Says:

        Dire que Cohn-Bendit est un sophiste n’est pas vraiment un mensonge, je n’ai pas dit le contraire.

        Cependant la malhonnêteté flagrante d’Alain Soral devrait vous pousser à délégitimer son « analyse » politique. Cette manœuvre politicienne n’a rien d’original, il n’est pas le premier à tenter un rapprochement des extrêmes. « Gauche du travail, droite des valeurs » est une autre manière de dire « national-socialisme » (ceci ne suffit pas à discréditer cette formule, mais permet de relativiser la nouveauté à laquelle prétend Soral).

        Quel est l’intérêt de savoir s’il correspond ou non à sa propre définition du philosophe (à moins de chercher à savoir s’il est réellement schizophrène..) ? Celle-ci est certainement très discutable. Il ne correspond pas à la mienne en tout cas. Sociologue si ça vous chante (et encore, là aussi c’est très discutable), mais surement pas philosophe.

        La question n’est pas de trouver les critères qui disqualifient sa prétention. Il faudrait d’abord qu’il nous donne lui-même la justification de cette prétention.

        « Philosophe du réel » ça veut tout simplement dire « politicien ».
        « Maître du logos » ça reste à prouver.. et il est mal parti.

        Pour répondre à votre dernière question : son « analyse » est en grande partie fausse (forcément certaines prémisses sont exactes, sinon ça serait de la science-fiction). Mais surtout elle n’est pas fondée philosophiquement.

  3. Mezigue Says:

    Un nouveau morceau de la prose délirante de Soral :(Bloc-notes n°51) :
    http://www.alainsoral.com/

    Cette fois il mêle à son discours complotiste habituel – « l’axe américon-sioniste » dit aussi « L’Empire »‘ est le Grand Satan – des considérations sur les gens de son propre camp, l’extrême-droite, qui, selon lui et contrairement à lui , seraient des lâches. Il s’en prend, en particulier à son ancien compagnon de beuverie, Alain Zannini dit « Nabe, qui n’en peut tant.

    On notera au passage qu’une nouvelle fois il s’en prend à Chomsky qu’il traite rien moins que de « salaud » et de « collabo » ! Ce tout en encensant Bricmont … Allez comprendre !

    Pourtant à bien y réfléchir, on comprend ce rejet du premier et cet accord avec le second. Pour Soral, Bricmont, malgré l’évidente admiration que ce dernier porte au grand linguiste américain, est devenu sympathique à ses yeux le jour où il est devenu un militant de l’antisionisme un peu obtus et le « compagnon de route » du courant néo-fasciste du membre du Front National, Christian Bouchet.

    Pour ma part, ce sont des raisons diamétralement opposées à celles de Soral qui font que, contrairement à lui, j’ai une très forte estime pour Chomsky alors que, tout en reconnaissant ses qualités au moment de l’affaire Sokal, je pense que Bricmont s’est engagé sur une bien mauvaise piste.

    La raison en est simple. Elle est que, contrairement à Soral, je ne suis pas « judéophobe »* … pour ne pas dire plus.

    *Au sens que Taguieff donne de ce terme dans son livre « Prêcheurs de haine »

  4. Mézigue Says:

    Des explications supplémentaires sur le différend entre Bricmont et Chomsky :

    http://delorca.over-blog.com/article-bricmont-chomsky-et-la-loi-gayssot-56879356-comments.html

    Peut-être un peu annexe sur le sujet, mais intéressante à connaître tant elle permet de comprendre les positions « existentielles » de chacun, la position d’Alain de Benoist … :

  5. Mézigue Says:

    Le « philosophe », homme politique et Christ brun Alain Bonnet de Soral dans ses oeuvres :
    http://ripoublik.com/2010/12/ripoublik-com-entretien-exclusif-avec-alain-soral-video/

    Affligeant et sinistre.

  6. Zenoni Says:

    Soral est très souvent douteux, dire le contraire serait de l’idolâtrie ou quelqu’autre faiblesse, mais il vaut finalement mieux que ceux qui le critiquent derrière un écran en bons citoyens lambdas, dont ne sait rien de leurs troubles à eux (à moins qu’il n’en aient pas : maudits chanceux).

    • paresia Says:

      C’est fou ce que l’anonymat engendre comme mépris.

      Comment pouvez-vous juger ces « citoyens lambdas » que nous sommes au-delà de ce que vous avez lu ici ? Nous n’avons aucun troubles, « nous sommes sans visage ».

      Pourquoi la critique devrait-elle nécessairement avoir un visage pour être prise au sérieux ? Notamment lorsqu’elle s’adresse à des personnages publics fiers de leur audience, je crois que l’anonymat de la critique est parfois salutaire au débat public.

      Pourquoi ? Peut-être justement parce que le mépris qu’inspire l’anonyme à l’acteur politique le dispense souvent de répondre à ses critiques, montrant par là (et ceci s’applique parfaitement à Alain Soral) son dédain pour la rationalité tant qu’elle n’est pas au service de son image.

      Quoi qu’il en soit, un acteur comme Soral préférera certainement un « match de boxe » avec le dernier des imbéciles à la télévision plutôt qu’un véritable dialogue contradictoire avec un anonyme sur la toile. Tirez-en les conclusions que vous voulez.

      • Mézigue Says:

        @ Paresia

        Bravo pour votre imparable réponse

        Ce que vous dites est tout à fait vrai de façon générale et particulièrement vrai pour ce qui concerne Soral qui, mégalo et narcissique comme il est, est surtout préoccupé par son image et, de plus, sait bien choisir ceux qu’il « affronte » – n’ayant pas le courage, tout comme sur un ring, d’entamer une discussion dont il sait qu’il y a peu de chances qu’il sorte vainqueur …

        J’ajoute, dans le cas présent et à l’intention de l’anonyme « Zenoni », une information qu’il ne connaît manifestement pas. Je connais Soral et il me connaît nommément. Quoiqu’il fasse, jamais je ne le prendrai au sérieux.

  7. Mézigue Says:

    @ Zenoni

    – Vous écrivez que Soral « vaut mieux que » . Je suis intéressé de savoir à quel étalon vous mesurez cette « valeur ».

    – Vous parlez de « citoyens lambda ». Ne pensez-vous pas que de parler en de tels termes, c’est montrer que l’on est au fond que fort peu démocrate ?

    PS : Je dois être « chanceux » sur le point que vous évoquez …

    • Zenoni Says:

      Au lieu de vous moquer de ses tares d’égo derrière votre respectable anonymat hyper-lucide, convenez aussi de ses qualités : il fait mouche assez souvent (pas toujours) quant à l’opérette politicienne actuelle : ce n’est pas rien. Mais non il faut avant tout que vous montriez que vous parvenez à renverser Soral-le-sophiste (s’il l’est, et sans doute l’est-il dans une certaine mesure, alors moins que vous pour la seule et simple raison qu’il se montre en être réel) en un article de 50 phrases. C’est du virtuallo-narcissisme à la dérobée ça non? Et ça vaut mieux? J’en doute.

      • paresia Says:

        « Hyper-lucide » certainement pas. Pas autant que maître Soral. S’il « fait mouche », comme vous dites (et vous avez raison), c’est selon moi du à la médiocrité de ses « concurrents ». Mais cela ne suffit pas à donner de la valeur à son discours. Si « ce n’est pas rien’, ce n’est pas pour autant grand chose.

        Je ne cherche en aucun cas à concurrencer Soral sur son propre terrain, à savoir celui de la sophistique. Mon « virtuallo-narcissisme » anonyme ne va pas jusque là. Mais je ne peux n’empêcher, je l’avoue, de refuser en bloc ses prétentions philosophiques.

        Est-ce que « ça vaut mieux » ? J’en doute, mais est-ce si important que ça ?

  8. Zenoni Says:

    Et aussi, on peut retourner le machin dans tous les sens le simple citoyen est toujours lambda, n’en déplaise au simple citoyen.

  9. Mézigue Says:

    @ Zenoni
    A part des tautologies comme celle de dire que « les citoyens qui ne sont que des citoyens » qu’avez-vous à dire sur ce qui serait de la « justesse » des propos et la « profondeur » d’analyse de Soral ? Si au moins vous commenciez à citer les phrases dont vous dites qu’elles « font mouche », peut-être une véritable discussion pourrait commencer …

    En attendant, je vous invite à visionner un compagnon de route de Soral, le célèbre « lelibrepenseur »*. Lui aussi, comme n’importe qui, fait parfois « mouche » … Bien que ce soit l’exemple-type du brave crétin à tendance paranoïaque … http://www.dailymotion.com/video/xhc9tt_soral-llp-marseille-partie-2_news#from=embed&start=0

    Chacun ses modèles …

    • Zenoni Says:

      Et bien je n’ai jamais noté des « citations » de Soral mais dans la synthèse que j’en fais il explique que chaque politicien qui a acquis une certaine popularité se cache une cynique ‘pute’. Et lui explique la paysage peri-pathético-politicien actuel en retraçant le background et les petits raccourcis et les baissages de culottes de chacun, lire ‘de tous’. En cela il touche juste, il démolit tout le sinistre jeu politique même si après il ne construit pas vraiment, lui est un sapeur, un démolisseur qui a la rigueur et l’amour de la démolition bien faite, mais il n’est pas réellement un créateur : il est un artisan. Les artistes, les créateurs donc, sont génialement narcissiques, là ou les politophiles de tout poils (blogueurs et libres penseurs compris), le sont mais sans se l’avouer, et tentent de coincer les intérêts du bon peuple dans leur gêne de leur propre narcissisme gargantuesque dont ils ont tellement honte. Au moins le Ché, anti-politicien, a sublimé la petite querelle politique éternelle (parce que la politique tel qu’on la connait en France n’a jamais rien résolu et ne résoudra jamais rien) en y mettant sa peau, en refusant le costume, le statut et la voiture de fonction (enfin il y a cédé un instant mais s’est très vite repris). Bref la différence entre la politique et le politique n’est pas clair dans l’esprit des gens.

      Ah oui et moi j’essaie de comprendre comment je n’ai pas réussi à comprendre tout cela plus tôt. Ai-je un pied en Enfer?

      Et pour la tautologie, les citoyens en meurent de ne pouvoir être que ça, il suffit de voir le nombre de blogs appelant à la publicité de leur existence. C’est dur de montrer sa bête gueule hein.

      • paresia Says:

        https://paresia.wordpress.com/2011/03/07/elements-figures-et-esquisse-d%e2%80%99un-historique-de-la-pensee-conspiratoire/

        Je vous conseille vivement de vous intéresser (ainsi qu’à tous les admirateurs de Soral) aux études historiques et psychologiques sur les théories du complot. Cet homme n’est pas honnête, ne croyez pas, comme tant d’autres, à l’objectivité de son discours (pourquoi ce statut d’exception qui voudrait qu’il échappe à cette leçon conspirationniste qui affirme que les discours politiques ne sont jamais innocents ?). Pour bien « manipuler » quelqu’un commencez par lui faire croire que vous l’avez « libéré » d’un manipulateur imaginaire.

        Je ne cherche pas à vous convaincre (contrairement à certains), si vous êtes un tant soit peu curieux, et je n’en doute pas, vous vous rendrez compte par vous-même de la malhonnêteté d’Alain Soral (que je ne crois pas, contrairement à son ami « LLP », être complètement fou).

  10. Mézigue Says:

    @ Zenoni
    J’espère que vous me pardonnerez mais j’ai beaucoup de mal à comprendre ce que je qualifie – au risque donc de vous vexer – de salmigondis ; vous voudrez donc bien comprendre que je ne peux pas vous répondre.

    Peut-être plus tard réviserez-vous la « synthèse que vous avez faite » de ce pauvre pitre ? Tout comme Paresia, je vous le souhaite.

    @ Paresia
    Tout-à-fait d’accord avec vous sur la malhonnêteté intellectuelle de Soral. S’il était bête comme Jean Robin ou fou à lier comme Lelibrepenseur, on pourrait lui trouver des excuses.

    Mais ce n’est pas le cas.

    S’il avait plus de talent d’écriture, on pourrait peut-être même lui trouver un côté « sympathique ». Comme l’était, à certains égards, l’écrivain fasciste Pierre Drieu la Rochelle …

    Mais ce n’est pas le cas, là non plus.

    • Zenoni Says:

      @ paresia : je ne suis pas trop les théories complotistes à vrai dire, je pense qu’il y a seulement un grand nombre de gens très cupides et peu scrupuleux à la tête des forces politico-financières de ce monde, puisque le manque de courage véreux est ce qu’il y a de plus partagé sur Terre. Un complot de la petite cupidité immoral donc, oui ça j’y crois. Je jetterai un oeil sur le lien.

      @ mézigue : bon en gros, Soral crie « Aux Putes ! » quand il parle de la politique française et altermondialiste, avec des arguments valables (qu’il soit accessoirement sophiste ne veut pas dire qu’aucune de ses théories n’est valable). Après il ne peut en rester qu’à celà puisqu’il a compris que la politique ne permet pas d’aller plus loin avant dans la Vérité, le Logos en action si on veut, seule la révolution armée ou l’Art le permet (si on aime pas les grenades). La politique est un petit jeu de dupes, d’arrivistes et de vaniteux qui a pour seul ambition de fournir une carrière à ceux qui le pratiquent.

  11. Mézigue Says:

    Rien à redire à ce que tu écris. Mais alors pourquoi Soral continue ses simagrées extrémistes avec des tarés comme ce « lelibrepenseur » ?

    Pourquoi, plutôt que d’écrire de très médiocres pamphlets, n’écrit-il pas un vrai livre dans lequel il parlerait franchement de cette expérience de la politique qu’il a eu ?

    Pourquoi, à plus de cinquante ans, continue-t-il à avoir ce besoin pressant du jouer au petit chef de secte délivrant des « vérités » ?

    Je ne partage certainement ton jugement catégorique sur la politique et les politiques ; jugement qui conduit presque systématiquement aux discours extrémistes, de droite et de gauche, du « tous pourris » ; discours foncièrement antidémocrates.

    Il faut avoir eu le nez collé uniquement sur des « grands » médias comme la télévision pour ne percevoir du politique que cet aspect « spectaculaire » (au sens de Debord).

    C’est premièrement faire insulte aux milliers de « petits » élus (notamment locaux) qui donnent de leur temps au bien public et deuxièmement ne pas réellement connaître toute les complexités individuelles et collectives de ces phénomènes socio-politiques. C’est simplifier d’une manière qui révèle l’idéaliste (tout comme l’avait révélé cette allusion au « Che »)…

  12. Mézigue Says:

    @ Zenoni
    PS : A propos de l’admiration que l’on peut avoir pour le « Che », je songe immédiatement à Régis Debray qui tenait à peu près le même langage que toi lorsqu’il était jeune et maintenant, après avoir servi ce vieux filou de Mitterand, parle comme un vieux con … de droite …

    Ce n’est pas ce que je te souhaite … sincèrement !

  13. Zenoni Says:

    Mais tout d’abord j’ai dis il me semble que « il explique que [derrière] chaque politicien qui a acquis une certaine popularité se cache une cynique ‘pute’ ». Je ne parlais donc pas des élus locaux qui eux n’ont pas le faste et l’affreux cynisme des grands pontes mafieux que sont les têtes d’affiche du Grand Salon du Foutage de Gueule qu’est la haute politique. Là dessus on est donc d’accord.

    Ensuite pour son coté ‘sale gamin audiovisuel’, je pense que c’est un sanguin qui doit parfois un tout petit peu regretter quelques uns de ses coups de sang lors d’interviews. Et puis il se fout aussi un peu de la gueule des gens, après tout les gens se foutent aussi de leurs propres gueules en marchant dans la TF1-politique. C’est un agitateur agité doublé d’un gars assez cultivé.

    Et pour le Ché, en effet il est très facile de l’admirer et de devenir ensuite, a la suite de petites faiblesses quotidiennes le long d’une vie, un adulte que lui même aurait répudié. C’est un héros, pas une rock star à la con.

  14. Mézigue Says:

    « Cultivé » ?

    Si Alain Soral était « cultivé », il ne pourrait certainement pas se satisfaire des explications simplistes qu’il donne ou alors être un parfait fumiste et/ou un boni-menteur délibérés. Je répète qu’il faut être soi-même bien peu cultivé, donc souvent jeune, pour trouver qu’il l’est …

    Les citations du nom du doctrinaire réactionnaire italien Julius Evola qu’il a fait dans ses récentes vidéos montre, par exemple, que ses références culturelles sont plus là pour satisfaire un public à moitié inculte qu’elles ne sont réellement assimilées. Alain Soral ne connaît tout simplement pas l’oeuvre d’Evola. Ce n’est pas son principal traducteur qui me contredirait …

    A d’autres moments*, certains de ses développements montrent qu’il a lu le magazine de la nouvelle droite « Eléments » mais cela reste également une régurgitation grossière d’un discours idéologique lui-même fort douteux. Je me rappelle ainsi son explication du fonctionnement de la « gouvernance mondiale » auprès d’un parterre de jeunes militants ; explication faisant suite, comme « par hasard », à la parution d’un numéro du magazine de la nouvelle droite consacré à ce thème …

    Faut-il rappeler également (déjà cités sur ce blog) le démontage d’un de ses blocs-notes particulièrement affligeant et l’analyse de son dernier livre par l’ancien adhérent d’E&R, « Saidchomsky » ?

    Last but not least le fait, qu’il n’hésite pas à partager des tribunes politiques avec des personnes comme Yahia Gouasmi ou Salim Laïbi ou le (gentil) Dieudonné, montre que c’est un fumiste ; un fumiste nuisible.

    Alain Soral est onto-psychologiquement un frimeur. C’est ce qui l’a amené à avoir un certain succès auprès d’un certain genre de femme et auprès de jeunes trentenaires rêvant de lui ressembler. Mais sur les plans intellectuel et culturel, cette frime ne tient pas auprès des gens réellement cultivés.

    Parler d’Ernesto Guevara sans précisions n’a pas grand sens tant le personnage historique a généré de mythes. De Jean Cau à Steven Soderbergh, chacun se fait le sien.

    PS : Vu l’admiration qu’il a toujours déclaré avoir pour lui, il m’étonnerait qu’il considère que « derrière » le vieux politicien d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen (« ayant acquis une certaine popularité ») « se cache une cynique pute ». Preuve supplémentaire qu’il dit bien n’importe quoi au gré de ce que lui dicte son esprit brouillon et mystificateur.

  15. paresia Says:

    Que ce soit avec Dieudonné (il semble avoir littéralement « conquis » le théâtre de la main d’or, en expulsant au passage certains proches de Dieudonné imperméables à son obsession antisioniste*), ou avec le dentiste marseillais, la stratégie de Soral me paraît assez simple : aller récupérer un auditoire qu’il aurait été incapable de constituer lui-même, mais qui se laisse facilement embrigader, par manque de repères (et de guide, de « führer ») politiques.

    Ceci laisse songeur quant à ses réelles intentions : cherche-t-il simplement à vendre un maximum de bouquins (il faut avouer que son web-marketing semble particulièrement efficace), ou à constituer une véritable force politique qu’il pourra facilement, quand il le jugera opportun, balancer dans les bras de Marine Le Pen ?

    *voir à ce sujet, par exemple, le site « Les Ogres », qui continue de soutenir Dieudonné tout en tapant sur Soral.

  16. Zenoni Says:

    Mais encore une fois ne déformez pas mes phrases. « Assez cultivé » ne veut pas dire tout « cultivé ». Et ne aussi ne me faites pas de procès d’intention : je sais que Soral se donne une attitude qu’il renforce à coups de coups de pieds envers ceux qui sont moins grandes gueules que lui ! Je n’apprécie réellement qu’une seule chose chez lui c’est son refus du jeu bourgeois de la respectabilité, et qu’il parvient à ne pas être au niveau du simple « fuck la société! tous des putes! », il argumente légèrement plus, que cela plaise aux érudits ou non. Non ce n’est pas un intellectuel ou philosophe (peut-être s’en rapproche-t-il un petit peu), ni un artiste, ni un oracle de vérité, ni un homme sincère et humble qui fait une analyse métaphysique parfaite de la société : c’est un bien un sale gamin pas assez con (un punk malin intelligent si on veut) que pour comprendre que le monde se fout de la gueule de presque tout le monde, ET C’EST PAS RIEN. Après que vous soyez allergique à lui, que vous ayez peur que des gens tombent dans son panneau, soit, moi je m’en fous que des gens le suivent corps et âme, complètement, qui est con est con. Je pense savoir faire le tri entre le pertinent, l’impertinent (deux qualités il me semble) et la frime virile (la posture névrotique) chez lui, cela me suffit. Il lit des magazines de droite et draguent des pouliches? Et bien tant mieux pour lui, chacun son passe-temps.

    Vous vous demandez si Soral est un politicien serieux ou seulement un opportuniste? Il est clairement plus un opportuniste qui utilise à son avantage un cerveau qui marche un peu plus que la moyenne, avec le courage de se montrer que fort peu de gens ont, c’est tout. Si Soral sort du lot, et que vous en parliez ici, c’est parce que tout le monde est plus médiocre que lui, et ça c’est pas de faute, il faut sa petite popotte c’est tout, il n’y est pour ainsi dire pour rien.

    Et pour Dieudonné, n’est-il pas il me semble un comique dans la plus pure tradition française, drôle et politiquement impertinent ?

    • paresia Says:

      Je me permet de vous répondre, mais Mézigue aura certainement quelque chose à ajouter (ma position sur le sujet est, je crois, assez proche de la sienne, mais nous sommes en léger désaccord à propos du « cas Dieudonné »).

      Je relève plusieurs choses dans ce que vous dites qui me laisse penser que vous surestimez les qualités que vous voyez chez Alain Soral. Vous dites apprécier « son refus du jeu bourgeois de la respectabilité ». Ceci n’est pas très original, et je dois vous faire remarquer que Soral ne refuse pas vraiment ce « petit jeu » puisqu’il participe par exemple à des émissions de télévision comme celle de Taddéï, ou encore parce qu’il ne peut s’empêcher de rechercher les titres d’intellectuel ou de philosophe dont s’affublent abusivement les « respectables bourgeois » (comme vous dites) médiatiques.

      Quand vous dites qu’il argumente « légèrement plus », je suppose que vous faites encore référence à ces intellectuels médiatiques, et sur ce point je crois que vous vous trompez. Avoir « réponse à tout », parler plus fort que le voisin, ou mépriser ses interlocuteur ne doit pas être confondu avec la supériorité argumentative. Sa qualité n’est pas argumentative mais sophistique : il a l’art de faire passer pour des arguments de simples provocations, et pour ce faire il doit jouer sur un autre registre que la discussion courtoise (ce qui montre, de plus, qu’il n’est pas un si bon sophiste que ça). Ne confondez pas ce qui peut apparaître comme une supériorité rhétorique (toute relative) avec ses capacités argumentatives.

      Soral ne se rapproche en aucun cas de la posture, ou de la figure du philosophe. C’est justement pour dénoncer cette prétention ridicule mais qui semble pourtant faire parfois illusion (je me garderai, contrairement à Mézigue, de préciser auprès de qui) que j’ai écrit ce billet. Intellectuel si ça vous chante, mais surement pas philosophe.

      J’avoue ne pas bien comprendre certaines de vos formulations, qui me paraissent vides de sens. Soral a compris que « le monde se fout de la gueule de presque tout le monde ».. Pardonnez-moi, mais ceci ne veut pas dire grand chose, pour vous paraphraser CE N’EST PRÉCISÉMENT RIEN. Et je ne vois pas en quoi cela montrerai que « son cerveau marche un peu plus que la moyenne ». Ce qui est sur par contre, c’est qu’il aime, et je pèse mes mots, PRENDRE LES GENS POUR DES CONS. En d’autres termes il est certain qu’il se pense plus intelligent que la moyenne, mais cela ne suffit pas pour lui donner raison, bien au contraire.

      Si Mézigue vous parle du magasine d’Alain de Benoist ce n’est pas pour en stigmatiser les lecteurs, mais au contraire pour vous encourager à le lire afin de comprendre en quel point les discours de Soral manquent d’originalité.

      Enfin les qualités d’humoriste indéniables de Dieudonné, n’ont, me semble-t-il, aucun rapport avec notre discussion.

  17. Mézigue Says:

    @ Paresia

    Vous posez une très bonne question sur ce qu’il en serait de ses intentions. Notons tout d’abord que la seconde hypothèse n’exclut à mon avis pas la première, tant étendre le nombre de ses lecteurs peut lui permettre de se constituer un vivier de demi-intellectuels prêts à se faire embrigader …

    Celle-ci – l’idée de constituer une sorte réserve de futurs cadres plus radicaux sur le plan social que les godillots lepénistes et donc aptes à prendre la relève si ces derniers ne donnaient pas satisfaction – est intéressante dans ce qu’elle suppose comme autres questions.

    Qu’est-ce qui fait, par exemple, que Soral continue à avoir ce qui semble une assurance et une sorte d’arrogance intellectuelle que rien de justifie par ailleurs ? N’est-ce pas parce que des personnes plus compétentes que lui sur le plan intellectuel le soutiennent et lui apportent ce qu’il considère de son point-de-vue comme une caution intellectuelle suffisante ?

    Je vous invite à ce sujet à suivre la discussion (déjà signalée) qui s’est établie et se poursuit entre « Mehdi » et « Caro » sur ce site : http://www.article11.info/spip/Retour-de-brun.

    Je ne connaissais pas ce travail « d’expulsion » de certains proches de Dieudonné. Je ne peux donc que vous remercier de m’avoir un peu plus tôt mieux éclairé sur la personnalité de Dieudonné qui, contrairement à Soral, est quelqu’un qui semble assez honnête.

  18. Mézigue Says:

    @ Zenoni

    Il n’y a nulle intention malveillante envers vous de ma part. Il s’agissait juste d’une précision quant à ce que l’on peut mettre derrière le mot « cultivé ».

    Pour le reste, à l’heure où certains sondages nous informent, à tort ou à raison, qu’un français sur quatre est prêt à voter pour une candidate d’extrême-droite, je pense que vous ne percevez pas très bien la dimension et les impacts politiques du discours extrémiste d’un Soral.

    S’il ne s’agissait que de « lire des magazines de droite » (d’extrême-droite en fait) et de « draguer des pouliches », on pourrait, effectivement passer son chemin. Je suis suffisamment libertaire pour ne pas m’offusquer de la première occupation et me réjouir pour la seconde mais je ne le suis certainement pas pour approuver un individualisme égoïste qui conduit à estimer tolérable que un « agitateur d’idées » reprennent de façon totalement irresponsable les plus gros poncifs d’une vision-du-monde de forme paranoïde.

    Que Soral ait un cerveau qui fonctionne (un peu) mieux que le moyenne, je ne le conteste pas, bien au contraire. Je me désole simplement qu’il le mette au service d’idées assez nauséabondes. Je n’irais certainement pas jusqu’à dire « que tout le monde est plus médiocre que lui » ou à n’aller chercher des éléments de comparaison que chez les professionnels des gros médias.

    • paresia Says:

      Nos réponses se sont croisées.

      Évidemment nous sommes en désaccord sur la question précise de l’intelligence…

      • Mézigue Says:

        @ Paresia

        Je ne crois pas qu’il y ait un véritable désaccord, je crois plutôt qu’il s’agit d’incompréhension mutuelle …

        Le problème est que, comme nous l’avons déjà remarqué tous deux par ailleurs, sur certains sujets on atteint vite, par ce biais des posts « publics » et même des courriels privés, les limites des possibilités de compréhension mutuelle…

        Quant bien même il n’y aurait qu’une seule sorte « d’intelligence » (celle que l’on prétend par exemple « mesurer » à l’aide du « Q.I. ») je ne placerais pas celle-ci comme une qualité dont il serait primordial de tenir compte dans les échanges interpersonnels et le choix des personnes avec qui on a ceux-ci. Vous me connaissez encore assez mal sur ce point.

      • paresia Says:

        Désaccord, incompréhension, ou peut-être plus exactement confrontation involontaire d’outils conceptuels divergents.

        Dans tous les cas nous sommes d’accord sur ce point : il est n’est pas nécessaire de tenir compte de l’intelligence (supposée) de ses interlocuteurs pour avoir un échange constructif. L’honnêteté et le respect mutuel devraient suffire, à mon sens, à justifier (ou non) ces relations intersubjectives.

        En cela nous sommes d’ailleurs tous deux opposés à l’aristocratisme rhétorique dont fait souvent preuve Alain Soral.

  19. Zenoni Says:

    Bon je vais déplaire aux plus braves mais il y a bien un moment donné ou il faut poser la question de savoir ce qui crée l’horreur sanglante : un dictateur de 1m78, vociférant sa logorrhée névrotique en agitant ses petites mains idiotes, ou des gens, des citoyens lambdas, prêts à suivre le romantisme farouche d’un mouvement politique d’action militaire? Moi ce n’est pas Soral qui me fait peur, je pense même que c’est un bon gars qui tente de ne pas compromettre sa frustration légitime de la société (qu’il y arrive ou non est une autre très bonne question), ce sont les gens qui le suivent. Vous n’allez peut-être pas saisir mais Soral ne soutiendrait jamais Soral…

    Si après avoir visionné une vidéo de Soral on est tenté de le soutenir, même un peu, il n’y a rien à faire : on est perdu.

  20. Zenoni Says:

    Et Soral participe à des interventions audiovisuelles parisianistes? Le Ché aussi il me semble (Jean-Paul Tartre)…bon lui a la véritable excuse qu’il a du prendre Jean-Paul pour un journaliste philosophisant lambda.

  21. Zenoni Says:

    « le monde se fout de la gueule de presque tout le monde »…là j’avoue je paraphrasais hypo-styliquement Céline : « Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde! »

    A bon entendeur !

  22. Mézigue Says:

    @ Paresia

    PS : Sur la « prétention ridicule » de Soral à poser au « philosophe » nous sommes d’accord.

    Il est tout de même intéressant de savoir auprès de qui il peut « faire illusion » .

    Je constate simplement que parmi les exemples que je connais personnellement de gens connaissant son existence (il y beaucoup de ces gens qui n’en ont tout simplement jamais entendu parler ou que ses bavardages n’intéressent pas), ce sont généralement des « demi- intellectuels » d’un âge moyen. En d’autres termes, ni dans certaines catégories sociales, ni dans certaines catégories d’âge, ni dans certaines catégories intellectuelles, il n’a de succès.

    Mais ce n’est ici qu’appréciation personnelle subjective.

    Soral ne se rapproche en aucun cas de la posture, ou de la figure du philosophe. C’est justement pour dénoncer cette prétention ridicule mais qui semble pourtant faire parfois illusion (je me garderai, contrairement à Mézigue, de préciser auprès de qui) que j’ai écrit ce billet. Intellectuel si ça vous chante, mais surement pas philosophe.

    • paresia Says:

      C’est évidemment intéressant.

      Si je me garde d’entrer dans cette analyse c’est simplement parce que je me sens incapable de la mener sérieusement, étant donné que je ne connais pas vraiment cette population (je n’aurais qu’un ou deux exemple).

      Je connais par contre de nombreuses personnes qui se disent de gauche, ou d’extrême gauche (tous âges confondus), qui se braquent complètement dès qu’ils entendent parler de Dieudonné ou de Soral (n’ayant alors plus que le mot « fasciste » à la bouche) et qui à mon sens sont finalement les plus susceptibles d’adhérer à son discours si par hasard ils s’y intéressaient, tant ils paraissent prendre pour argent comptant tout ce qu’on leur raconte en matière de politique.

      • Mézigue Says:

        @ Paresia

        Sur la potentialité que ceux « qui se disent de gauche, ou d’extrême gauche »et qui aujourd’hui se braquent dès qu’ils entendent parler de Soral, mais qui adhéreraient à son discours « si par hasard ils s’y intéressaient », je suis malheureusement* entièrement d’accord avec vous

        *Malheureux du fait en lui-même ; pas d’être d’accord avec vous ! … RIRES

        C’est ce qui fait que je suis de plus en plus circonspect en ce qui concerne la liberté d’expression totale pour laquelle certains anarchistes prestigieux militent et parfois pétitionnent…

        Je vous avais précédemment fait part de mon court échange sur ce sujet avec Normand Baillargeon (signataire avec Chomsky de la pétition pour la libération du nazillon multi récidiviste Vincent Reynouard). Ce que j’ai alors noté est que l’universitaire canadien m’a chaleureusement remercié d’avoir été courtois en l’interrogeant sur cette question …

        Sur la porosité de certains esprits aujourd’hui anti-fascistes virulents mais bien capables en d’autres circonstances d’être soudainement séduits par le discours d’un Soral, il n’y rien d’étonnant puisque nous ne sommes pas ici dans le domaine du rationnel mais bien celui du charisme et de la séduction.

      • Zenoni Says:

        Bien vu, il est évident que les anti-Soral sont la plupart du temps des pro-Soral (ou du moins ce qu’il représente, parce que si on est assez con pour être anti-Soral on est assez con pour être pro). Ils aimeraient tellement être lui qu’ils viennent à le détester : ils ne savent comment être lui, ils ne sont que eux-mêmes : le drame est là. Psychologie élémentaire dirons-nous.

  23. Mézigue Says:

    @ Zenoni

    L’exemple de Céline, bien qu’hors sujet du fil Soral, est fort bien venu. Tant que l’auteur du « Voyage » dénonçait la crapulerie du monde, il était génial. Quant il a cru trouver, comme Edouard Drumont, la responsabilité de celle-ci, chez « un peuple » en particulier – ce sans qu’à aucun moment il ne prenne conscience que des bruits de bottes d’outre-Rhin auraient dû l’inciter à ce calmer sur ce sujet – on peut estimer qu’il a mis son « génie » stylistique au service d’une bien mauvaise cause.

    C’est, le « génie artistique » en moins, ce que l’on peut reprocher à Soral. Il serait temps qu’il réalise que ses simagrées et « agitations » (il se présente comme un « agitateur d’idées) n’ont, en fin de compte que profité au Front National.

    • Zenoni Says:

      Que je sache chez Céline tout le monde en prend dans la gueule, pas seulement « un peuple » en particulier. Il n’aime presque personne puisque presque personne n’est aimable : il essaie d’être juste c’est tout. Et juste au point de s’exclamer plus tard : « Vive les Juifs bon Dieu ! Certainement j’irai avec plaisir à Tel-Aviv avec les Juifs. On se comprendrait. »
      Trop bon trop con qu’il a un peu été quand même.

      • paresia Says:

        Ceci n’excuse en rien la publication de ses pamphlets antisémites à la veille de la seconde guerre mondiale et pendant l’occupation allemande.

      • Mézigue Says:

        Certes Céline s’en est pris, en misanthrope qu’il devint de plus en plus, à un grand nombre de gens. Sans forcément approuver toutes ses vociférations, il n’est pas interdit de le suivre plus ou moins dans ce qui a été nommé une sorte « d’anarchisme de droite » (notion dont il aurait beaucoup à dire). Ce que personnellement je ne fais pas tant ce qu’il faut plutôt appeler, en réalité, un « aristocratisme de petit bourgeois », me semble assez ridicule.

        Mais les pamphlets, que , pour en découvrir toute l’ordure, je vous invite à lire si ce n’est pas encore le cas, sont tout autre chose. Le mot même, que les défenseurs de Céline sur ce sujet utilisent – ce qui prouve qu’ils admettent son sens – désigne une littérature de combat ; le combat de Céline étant ici contre ce que, lui, désignait sous le nom de « juif ». Ce au même moment qu’une propagande délirante naissait dans un pays voisin se préparant à »conquérir le monde.

        Il serait fallacieux parce qu’anachronique d’imputer à Céline la Shoah car à ce compte-là nombre d’auteurs seraient effectivement condamnables. L’antisémite qu’il était alors n’a pas été jusqu’au « passage à l’acte ». Le régime nazi, si.

        On comprend mieux aujourd’hui, par les travaux de Victor Klemperer et Jean-Pierre Faye, comment les délires antisémites de petits bourgeois ont pu constituer une doxa officielle dans un pays pourtant pétri de culture.

        On ne peut donc plus, comme il est éventuellement possible d’excuser Céline pour ses pamphlets, excuser un Soral reprenant, lui sans talent, les éternelles antiennes antisémites.

      • Zenoni Says:

        Parfaitement, sans le régime nazi (et l’aide du régime de Vichy) ses pamphlets seraient restés lettres mortes. Céline n’a jamais été coupable du moindre geste antisémite et ce qu’il a écrit il l’a écrit en tant qu’écrivain, de visionnaire prit de terreurs.

        Vous savez aussi que Céline a vécu l’horreur d’une guerre, y laissant beaucoup de sa vitalité, il sait de quoi il parle, ceux qui le critiquent infiniment moins. Il serait judicieux de se demander pourquoi une âme aussi brillante, aussi lucide que celle de Céline a pu, a même du en fait, en arriver à cela, et il faut passer outre les tabous pudiques que la France Vichyiste à laissé en héritage puant.

        Céline co-responsable des atrocités nazis c’est comme Einstein co-responsable de Nagasaki, une indignation de jeune fille. Si cela ne tenait qu’à eux aucun des deux événements n’aurait eu lieu, cqfd.

      • paresia Says:

        Vous vous emportez un peu vite cher ami. Personne n’a dit que Céline était responsable des crimes nazis. Il est par contre un des (nombreux) responsables de la radicalisation de l’antisémitisme à la fin des années 30. Et « ce n’est pas rien », comme vous dites.

        Mézigue a bien précisé qu’on pouvait « éventuellement » (et non évidemment) excuser le délire de Céline, en comparaison avec Soral, qui lui est inexcusable puisqu’il bénéficie d’une regard rétrospectif sur l’histoire.

        Quand vous dites « il serait judicieux de se demander… » que voulez-vous insinuer ? Quelle réponse donnez vous à votre propre question ? Voulez-vous dire que Céline étant « lucide », ses délires antisémites le sont également ? J’ai peur de ne pas pouvoir vous suivre sur ce terrain là.

      • Mézigue Says:

        J’attends la réponse de Zenoni à la judicieuse question de Paresia…

        J’ai moi aussi une question. De quoi parlez-vous quand vous écrivez : « il sait de quoi il parle, ceux qui le critiquent infiniment moins » ? Est-ce parce que, par exemple, vous ne pouvez éviter de sacraliser le discours des gens qu’à tort ou à raison, vous admirez ?

        Votre position est, si je ne me trompe, que l’artiste aurait tous les droits – même ici celui de d’avoir tenu des propos stupides et abjects. C’est une vue d’idéaliste … ou de tricheur.

        PS : L’amalgame qui consiste à maintenant appeler Einstein à la rescousse en une comparaison extrêmement boiteuse n’a aucun intérêt

      • Zenoni Says:

        Savez-vous que les nazis interdisaient les pamphlets antisémites de Céline? Eux avaient compris ce qu’il tentait de faire : rajouter un degré à l’horreur à venir pour que les gens la comprennent bien l’ignominie qui allait être déclenchée. On peut même dire que Céline a presque tenté de les sauver d’une mort certaine. D’ailleurs si il voulait tellement leurs têtes, pourquoi n’a-t-il jamais collaboré? Bref, les monstres ne sont pas ceux que l’on croit.

        Je sacralise Céline? Je crois qu’il s’est sacralisé lui-même, pas besoin de moi pour cela…

        Et quant à ma tricherie…c’est vrai, j’ai un pseudonyme sur un blog mais j’essaie de ne pas en abuser.

        ps : et pour Einstein ce n’est pas boiteux, des gens pensent vraiment qu’il a mis au point la bombe atomique et tué beaucoup de gens.

      • Mézigue Says:

        Il semblerait que « Zenoni » ne puisse pas, ne veuille pas ou peut-être ne sache pas répondre aux questions que nous lui avons posées…

      • Mézigue Says:

        J’avais été suffisamment choqué par les propos de « Zenoni » pour ne pas vouloir alors y répondre immédiatement.

        J’avais par ailleurs d’autres « chats à fouetter » à ce moment-là …

        Je reviens aujourd’hui sur un point de « l’argumentation » (ce qu’il croit être une chaîne d’arguments…) de « Zenoni » car cela éclaire bien, à mon avis, les sophismes que l’on trouve chez beaucoup d’admirateurs de Soral (Ce qu’est incontestablement « Zenoni » par certains côtés).

        Il écrit : – 1- « sans le régime nazi ses pamphlets seraient restés lettres morte » et plus loin il insiste – ce qui paraît pourtant contradictoire avec la proposition 1 en écrivant : – 2 – « Savez-vous que les nazis interdisaient les pamphlets antisémites de Céline? »

        Et enfin en « explication de texte » (Ce que Zenoni croit être tel) il écrit : – 3 – « Eux avaient compris ce qu’il tentait de faire : rajouter un degré à l’horreur à venir pour que les gens comprennent bien l’ignominie qui allait être déclenchée »; – 4 – « On peut même dire que Céline a presque tenté de les sauver d’une mort certaine » ; – 5 – « D’ailleurs si il voulait tellement leurs têtes, pourquoi n’a-t-il jamais collaboré ? » ; – 6 – « Bref, les monstres ne sont pas ceux que l’on croit ».

        Je pense que ce découpage permet déjà de mieux comprendre comment « fonctionne » ou comment on peut supposer que fonctionne le cerveau d’une personne écrivant une telle suite de phrases.

        On apprend donc en (1) qu’une littérature de combat – ce qu’est un pamphlet de fait – n’a, en quelque sorte aucun intérêt et surtout aucune dangerosité s’il n’y a pas des hommes d’action pour appliquer ce qui est encouragé par celle-ci. En d’autres termes l’histoire des idées est elle-même sans intérêt. On peut également en déduire que seule l’action compte. Ce qu’effectivement les nazis disaient et que, semble-t-il Zenoni, approuve.

        En (2) Zenoni ajoute ce qu’il croit être une vérité historique alors que ce n’est qu’une interprétation tendancieuse de cette dernière. On sait qu’effectivement le régime nazi n’était pas très intéressé par les agitateurs et écrivains antisémites français mais c’était plus à cause de leurs outrances que pour des raisons de contenu de tels discours. Ils étaient des gens pragmatiques. Ils étaient « passés à l’action ». En rajouter sur ce qu’ils estimaient être la « nocivité » ou la « négativité  » des juifs leur semblait inutile . Ce d’autant qu’ils avaient imaginé et allaient rapidement mettre en place une « solution » qui, par sa radicalité, ferait que tout discours à ce sujet deviendrait sans objet.

        On aimerait savoir où Zenoni a lu le décret « interdisant » les pamphlets antisémites de Céline. En réalité, ils étaient mis à l’index pour les raisons expliquées ci-dessus. Sous sa forme interrogative la phrase de Zenoni n’est que de la mauvaise rhétorique, un sophisme donc.

        En (3) Zenoni se surpasse dans l’abracadabrant. Son raisonnement est : les nazis avaient compris ce que lui, Zenoni, va nous expliquer à propos de l’innocence et du grand coeur de Céline – thèse qu’il veut défendre.

        — suite ci dessous —

      • Mézigue Says:

        — suite —
        Céline en fait – tout comme son prédécesseur Drumont (celui auprès duquel il avait pioché nombre de ses idées sur la question) – voulait le bien des juifs. Il a donc eu « l’idée généreuse » d’écrire des pamphlets tellement antisémites que les gens en le lisant rigoleraient de ces outrances et seraient donc immédiatement pris de sympathie pour eux. Mais il ne faut pas prendre les nazis pour des imbéciles*, nous dit Zenoni, ils ont compris le jeu du « philosémite » Céline. C’est pour cela qu’ils l’ont interdit. On retombe sur notre (2).

        *Il est certes absolument vrai qu’il ne faut jamais prendre pour des imbéciles les nazis ! Ni ceux d’hier … ni ceux d’aujourd’hui …

        On notera au passage que Zenoni semble vouloir nous faire croire – pour appuyer son raisonnement abracadabrant – que Céline connaissait « l’ignominie qui allait être déclenchée ». On s’y perd ! Céline connaissait-il ou ne connaissait-il pas l’avenir ? Avait-il, comme le prédicateur Soral, un don de double-vue ?

        En (4) s’ajoute à l’abracadabrant, le surréaliste. Zenoni n’ose tout de même pas nous dire que Céline serait un « juste » et qu’il aurait sauvé des juifs. Il a simplement été « presque tenté de le faire »… En écrivant ses pamphlets, évidemment …

        En (5) Zenoni n’est apparemment pas las d’ajouter des sottises à celles qu’il a auparavant à écrites. On a, avec ce (5), un beau raisonnement par l’absurde : Céline ne s’étant pas lancé dans la Collaboration active, on peut en déduire qu’il n’était pas antisémite.

        Etant donné que ceux qui se sont lancé de dans la Collaboration active ne le faisait pas tous principalement par antisémitisme – ce sont surtout les idéologues qui l’étaient – et que parmi les attentistes certains étaient probablement antisémites, on s’interroge sur ce que Zenoni a cru prouver.

        Nous arrivons enfin en (6) à la conclusion de cette chaîne de sophismes, de contre-vérités historiques et de propositions farfelues : « les monstres ne sont pas ceux que l’on croit » (sic).

        Etant donné que ceux qui sont considérés comme « monstres » sont généralement les nazis, Zenoni, lui, nous dit, en d’autres termes, que les nazis ne le sont finalement pas. Mais alors qui sont les monstres ? Je vous laisse deviner la réponse qu’un petit soldat politique soralien paranoïaque peut faire …

        VOILA CE QU’ENCOURAGE LE FAUSSAIRE SORAL.

      • Zenoni Says:

        Hihihi quel démonstration caduque, vraiment. Bref, pour répondre en gros à la dernière question, le reste ne vaut pas grand chose : les monstres, les vrais monstres, ont été bien sur les français (et non Céline qui lui les haissait, noble ame qu’il avait). Il faut avancer des preuves? Je ne crois pas.

        Ah et c’est pour ça que je ne supporte pas une seule seconde Soral : la France il ose encore la respecter… (en fait il veut qu’on l’aime lui via la grandeur supposée de la France, un peu dans le style-light Zemmour : berk berk berk).

        Mais vous n’avez pas l’air de saisir grand-chose, tant pis.

      • paresia Says:

        Nous avons au moins compris une chose, cher Zenoni : vous êtes idéologiquement très proche celui que vous dites détester.

        Ce qui devrait inciter n’importe qui à se méfier de vos propos.

      • Mézigue Says:

        @ Paresia

        La dernière intervention de « Zenoni » est intéressante car elle montre peut-être pourquoi Soral et ses partisans en sont venus à se prendre pour une « élite politique ».

        Face à des propos d’une telle incohérence, d’un tel relâchement, d’une telle nullité (sans compter les fautes …) les phrases du petit maître marxo-lepéniste peuvent passer auprès de jeunes gens (« tout étant relatif »), pour celles d’un intellectuel brillant …

        Je ne crois pas que « Zenoni » puisse, à proprement parler, être dit « proche idéologiquement » de Soral ni de qui que ce soit d’autre. Comme chez une majorité d’internautes ses propos confus sont simplement le reflet d’une « pensée » confuse.

        C’est bien là le drame.

      • paresia Says:

        Disons que derrière la confusion des propos de « Zenoni » (qui n’est ici, comme nous, qu’un anonyme qui ne représente donc rien d’autre que ces propos), la seule esquisse de « cohérence » (tout étant relatif, comme vous dites) qui se dessine me paraît relever de l’ « analyse politique » (nous préférerons dire de la sophistique) soralienne.

        Mais vous avez raison c’est, aussi paradoxal que cela puisse paraître, sans doute lui faire un compliment immérité que de parler d’idéologie à son sujet.

      • Mézigue Says:

        @ Paresia

        Dit ainsi, je suis d’accord.

        Une partie de la séduction qu’exerce la sophistique soralienne tient à ce que des gens dont l’esprit est confus, et qui donc en quelque sorte erraient intellectuellement avant de la rencontrer, trouvent, en découvrant peu à peu cette dernière, une forme de « cohérence » à laquelle, inconsciemment ils aspiraient. La sophistique soralienne comble à la fois le vide de leur esprit et leur désir d’une explication « globale ».

        Certains analystes et/ou philosophes ont parlé de la disparition des « grands récits ». C’est une demi erreur. Si les « grands récits » ont, fort heureusement, pratiquement disparus au niveau collectif, ils renaissent néanmoins de façon sporadique*. A propos de Soral et de ses partisans, on peut parler de « secte » politique dans la mesure où en amont du discours politique plus ou moins cohérent il y a la nécessité d’une adhésion globale et obligatoire à la doxa du guru (On a vu, à travers quelques exemples fameux, ce qu’il en coûtait de contester la parole du « chef » …)

        *On pourrait faire un parallèle avec la « disparition » des grandes religions comme explication totale du monde et le maintien d’une « religiosité seconde » qui perdure.

        Ce que j’ai voulu dire à propos d « Zenoni » est que ce qu’il reste d’individualisme et d’autisme chez lui fait qu’il se tient encore à distance de Soral. Mais j’ai tendance à penser, au vu de ce qu’il écrit, qu’il est potentiellement perméable à cette sophistique.

        Au sujet de la perméabilité de certains esprits à ce discours rouge-brun, je vous avais déjà signalé cet article http://www.article11.info/spip/Retour-de-brun

        J’attire à nouveau votre attention car la discussion entre Mehdi et Caro s’est prolongée depuis et que cette dernière signale votre blog en date du 30 mars 11:25 (cliquer sur « intellectuel compétent »)

        PS : Vous avez eu raison de souligner « qu’un anonyme qui ne représente donc rien d’autre que ces propos » mais j’espère (je crois) que ce n’est plus tout à fait vrai pour ce qui nous concerne …

      • paresia Says:

        Effectivement, en ce qui nous concerne, ce n’est plus tout à fait vrai.

        Merci d’attirer à nouveau mon attention sur cette discussion. Si je n’ai plus trop le temps en ce moment « Article 11 » fait partie des sites que fréquente régulièrement, et pas uniquement par curiosité, mais souvent avec intérêt.

      • Zenoni Says:

        Marrant comme sous votre loghorree paternaliste de vieux jeunes vous parvenez a eluder la seule assertion qui tienne absolument la route : la France etait un pays de salauds et Celine a tres juste titre les pulverisaient avec sa kalashnikov chargee de mots. Mais vous ne pouvez aller plus loin que votre faux degout pour Soral le guru (que vous appreciez secretement -vous le nierez sous une autre pile de blablam vous verrez (ou justement pas pour me contredire : hihi )). Celine l’ecrivain : voila ou votre manque de comprehension se cogne a chaque fois a cause de votre repentance degueulasse d’oies hypocrites mal blanchies.

      • paresia Says:

        Lâchez-vous Zenoni, vous en serez d’autant plus distrayant. Si cette affirmation n’a pas retenu mon attention c’est qu’elle me paraît assez stupide. Conclure de la misanthropie célinienne que « la France était un pays de salauds » (et elle l’est toujours, n’est-ce pas ?) souligne à mes yeux, une fois de plus, votre manque de jugeote (et je reste poli).

        Du reste je ne sais trop ce que vous essayez de prouver avec vos remarques confuses sur le talent de Céline. Celui-ci vous aveugle probablement. Mais puisque vous semblez apprécier son œuvre, et que vous n’êtes probablement pas allé chercher beaucoup plus loin dans ce blog que ce rapide coup de gueule qui vous agace, je vous conseille d’aller écouter l’un de ses écrits les plus fameux, lu, ou plutôt joué, par Fabrice Luchini. Ça vous détendra au moins un peu.

      • Mézigue Says:

        « appréciez secrètement Soral » … « Zenoni » ou la psychologie par correspondance …

        « Zenoni », plutôt que vous énervez, suivez la sympathique proposition de Paresia …

        PS : le thème du fil est Soral. Pas Céline

      • Zenoni Says:

        Et bien faites un bel article sur Celine, ca vous enlevera vite fait votre admiration de petits rats pour Soral. Mais bien sur que non : chasser les grosses mouches avec votre bien-pensance satisfaite satisfait tellement vos egos de post-etudiants bonniches en mal de ‘philosophisation’ Tartrienne.

        Et bien sur les francais sont toujours des salauds ! (et la rhetorique de la question etait de tres mauvais gout) : des salauds qui s’ignorent en critiquent mollement les pas-beaux. A vomir. Bref rien de nouveau.

      • paresia Says:

        Et vous Zenoni vous êtes quoi dans tout ça ? Un salaud de français comme les autres ? Le seul français qui vaille la peine d’être écouté ? Ou un savant retiré dans sa tour d’ivoire ?

        La suffisance soralienne qui transpire de votre prose ne plaide pas, à mon avis, en votre faveur. Vous tombez dans une auto-contradiction performative : vous nous reprochez, en gros, de nous « acharner » sur Soral, c’est-à-dire d’en faire une critique exagérée et immodeste (ce que je conteste), pour finir par vous « acharner » sur nous. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

      • Mézigue Says:

        @ Zenoni
        Avec des individus de votre espèce, le passage à l’insulte est prévisible. Mais pour cela il faudrait le talent de Céline.

        Ce que vous n’avez pas … manifestement …

  24. Mézigue Says:

    @ Paresia

    Nous sommes d’accord « il est n’est pas nécessaire de tenir compte de l’intelligence (supposée) de ses interlocuteurs pour avoir un échange constructif ». Il s’avère néanmoins qu’avec un peu d’habitude, on peut rapidement deviner à l’avance qui veut bien et qui ne veut pas, qui va et qui ne va pas, respecter les règles élémentaires d’une discussion courtoise.
    Vous parliez vous-même plus haut, à propos de Soral, de ceux qui prétendent « avoir réponse à tout » qui « parlent plus fort que leurs voisins » qui « méprisent leurs interlocuteurs ». C’est cette violence symbolique qui fait aussi le « fasciste » potentiel (rouge ou brun) comme le faisait remarquer Bourdieu.

    Je veux dire par là que ce qui est finalement le plus déterminant pour deviner à l’avance ce qu’une personne finira par dire (par « lâcher ») en cas de conflit, ce n’est pas tellement l’opinion qu’elle a au départ mais bien la façon qu’elle a d’accepter d’en entendre une fort différente sans se fâcher.

    En d’autres termes encore que c’est bien dans la façon de formuler son opinion que l’on peut aussi déceler les nuances que son esprit est capable de faire.

    Alors je ne sais pas si on peut alors parler « d’intelligence » (comme on parle d’intelligence des choses ») ou de sensibilité* mais il s’établit tout de même ici une hiérarchie entre les êtres.

    *J’ai tendance à penser que les deux sont en fait indiscernables.

    • paresia Says:

      Je n’ai pas le temps de vous répondre plus longuement, mais nous pourrons revenir sur cette discussion (infiniment plus intéressante à mes yeux que celle concernant notre ami Soral) par mail si vous le voulez bien.

      La question du rapport entre intelligence(s) et sensibilité(s) est passionnante.

      Rapidement, je peux déjà vous dire que la hiérarchie naturelle que vous décrivez fort justement reste selon moi fondamentalement subjective (bien que la surévaluation effective de certaines formes d’intelligence et de sensibilité « objectivise » en quelque sorte de nombreux jugements de ce type).

      • Mézigue Says:

        Je me réjouis de la perspective de cette éventuelle discussion.

        L’intérêt de la discussion sur Soral – en tant que symptôme – vient de ce qu’il me paraît difficile de rester indifférent à la banalisation de certains thèmes dont il est, sous l’influence probable d’Alain de Benoist, un ventriloque assez actif.

      • Mézigue Says:

        Je ne croyais pas si bien dire à propos de la ventriloquie entre Alain Soral et Alain De Benoist.

        Sur un site , « Enquêtes & Débats », dont la principale et, semble-t-il, unique, raison d’existence est de reprendre à son compte tous les plus gros poncifs de droite et d’extrême- droite, on peut visionner un débat (1) entre le national-socialiste français Alain Soral et le populiste suisse Oskar Freysinger
        (1) http://www.enquete-debat.fr/archives/oskar-freysinger-alain-soral-la-civilisation-europeenne-va-t-elle-disparaitre.

        Quel en est le thème ? Quelle préoccupation profonde ce thème reflète-t-il ?

        Il n’est pas besoin d’être un spécialiste de l’histoire des idées pour comprendre qu’on a là la traduction politique d’un fantasme phobique qui a, depuis toujours alimenté ces idées extrémistes ; la peur d’une disparition en tant que « race », « peuple », ou « ethnie » (Différentes notions dont la première a servi, comme on le sait, de pivot central à l’idéologie d’exclusion nazie)

        Or quel est le thème des deux plus récentes publications (2) de la nouvelle droite ?

        (2) http://www.revue-elements.com/elements-Le-Declin-de-l-Occident.html
        http://www.revue-elements.com/nouvelle-ecole-Oswald-Spengler.html (Oslwald Spengler est, par son livre éponyme, le principal théoricien de cette vieille idée d’un « déclin de l’Occident »).

        Evidemment, et c’est ce que le malin Alain de Benoist opposerait la mise en relief de cette « coïncidence », on a parfaitement le droit de s’intéresser à ce que l’on considère, à tort ou à raison, comme un « déclin » de ce que l’on considère, a tort, comme une entité HOMOGENE (ayant des gènes communs …) ou une autre, sans pour autant adopter ou cautionner toutes les idées grossières et simplistes que certains petits agitateurs politiques, de France de Suisse ou d’ailleurs, en déduisent.

        Néanmoins quand le même continue depuis, plus de quarante ans , et encore aujourd’hui (3) à fréquenter les mêmes lieux et à apporter son « soutien critique » (4) au principal parti d’extrême-droite français, on peut légitimement d’interroger sur l’idéologie dont il se sent le plus proche. Celle qui sert à tous ces extrémistes de « cadre de pensé »e.

        (3) http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/04/14/lambassadeur-diran-a-la-rencontre-de-lex treme-droite-radicale/

        (4) http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/01/26/alain-de-benoist-en-soutien-critique-a-ma rine-le-pen/

        Mais ce blog est un blog consacré à la philosophie et donc en partie à la définition des mots et à la défense d’une certaine rigueur en cet exercice. J’attends donc d’un lecteur ou d’une lectrice de passage qui ne serait pas convaincu par toutes les concordances sémantiques ET DONC IDEOLOGIQUES entre le national-socialiste Alain Soral et l’intellectuel « nouvelle » droite Alain de Benoist., de venir ici me démontrer que mon analyse est fausse.

        Parions que personne ne s’y risquera …

        PS : On notera la chose amusante qu’Alain Soral, après avoir dit pis que pendre du populiste suisse et pire encore de Jean Robin, n’hésite pas aujourd’hui à venir discuter avec le premier sur le site du second … Et ce Monsieur met souvent en avant la notion « d’honneur » …

  25. blanc Says:

    Je pense que ceux qui prennent Alain Soral pour un penseur , se laissent trop influencer par le bagout de l’homme.Derrière son aisance verbale ils ne voient pas les simplifications abusives, les amalgames , les références naïves , les procès d’intention , la mauvaise foi , la volonté de manipulation etc… On ne devient pas un intellectuel sérieux en se contentant d’être un autodidacte qui lit 3 h par jour (comme il s’en vante). La rigueur intellectuelle ca s’apprend grâce à une solide formation universitaire et pas autrement. Alain Soral c’est le type qui croit qu’en tapant la balle contre le mur de sa maison, on peut finir par jouer aussi bien au tennis que Federer.

    • Mézigue Says:

      @ Blanc
      Bravo ! Votre description du « zigoto » est tout à fait exacte !

      Si je me lançais à faire de la psychologie Zenonienne (voir plus haut) je dirais que Soral « apprécie secrètement De Benoist » …

    • Mézigue Says:

      « apprécie secrètement » pour ce qu’il me semble juste d’appeler son don de manipulation … car, ce qu’écrit fort justement « blanc » à propos d’Alain Soral, est moins vrai pour Alain de Benoist qui lui, pour reprendre la métaphore du joueur de tennis qui se prend pour un vedette, est tout de même un joueur (bien) « classé ».

      Ensuite, il faudrait, comme l’aurait dit Bourdieu, s’interroger sur les raisons du classement de ce « classé » (l principal ouvrage d’Alain de Benoist, « Vu de droite » avait été récompensé d’un prix par l’Académie Française …)

      PS : Je serais, par contre, moins affirmatif que « blanc » sur l’idée que la « rigueur intellectuelle » ne pourrait s’apprendre QUE par une « solide formation universitaire » . Ce d’autant que parfois cette pourtant « solide formation universitaire » n’exclut pas, chez certains, un manque de rigueur intellectuelle …

    • charles Says:

      n’empêche qu’il met au tapis pas mal de ceux qu’on voit parader à la télé et qui eux ont de solides formations universitaires pour la plupart. vous ne pensez pas ?

      Si Soral n’est qu’un amateur, qu’on se dépêche de l’inviter à la télé, qu’on le mette face à un mec qui peut démonter toute son argumentation et voilà, plus de problèmes, fini le cas Soral. non ?

      • paresia Says:

        Qui met-il au tapis exactement, et à quel propos ? Et en quoi ces éventuelles qualités sont-elles remarquables ?

        La télévision est si souvent médiatrice de la bêtise la plus vulgaire qu’il est assez facile, sur nombre de sujets, d’adopter une posture critique face à ce qu’on nous présente. C’est pour ainsi dire à la portée du premier venu un minimum informé des tenants et aboutissants des sujets en question. Mais tout ce qui s’oppose à la bêtise n’est pas nécessairement une sagesse, et peut parfois relever d’une bêtise plus grande encore.

        Votre point de vue sur les conséquences d’un débat télévisé entre Soral et un contradicteur sérieux me semble naïf. L’image est bien plus importante que les mots à la télévision, et plus le contradicteur serait prestigieux, plus la posture de Soral serait magnifiée, quand bien même il se ferait « massacrer ». Le simple fait de le prendre au sérieux lui ferait beaucoup de publicité, et serait donc contre-productif pour ceux qui voudraient « en finir avec lui ». Mieux vaut, dans cette optique, le laisser déblatérer sur internet, ou entouré d’autres guignols chez Taddéï. Les « duels » sont extrêmement rares à la télévision, en dehors de l’inutile duel des candidats à l’élection présidentielle. Soral n’en est pas encore là.

        De plus, qui vous dit que « ceux qu’on voit parader à la télé » veulent en finir avec lui ?

  26. dessni Says:

    vos arguments sont bidons, si arguments il y a.. faut chercher.. soral vous domine, admettez le et remettez vous en question, vous suintez les pseudo intellectuels gaucho, ya la forme, c’est a celui qui sortira la plus belle phrase, mais le fond c’est zéro, faut etre de mauvaise fois ou complètement demeuré, ou juste aigri pour cracher sur soral, il parle trop fort alors c’est forcement un bourrin abruti c’est ca ? pitoyable.

    • paresia Says:

      Personne ne s’est plaint du fait que Soral « parle trop fort ». Au contraire je pense que sa « grande gueule » le dessert plus qu’autre chose, et d’une certaine façon je m’en réjouis dans ce billet d’humeur (qui ne prétend surtout pas être une critique argumentée de la sophistique soralienne, mais simplement une dénonciation de sa prétention philosophique).

      Si Soral « vous botte » libre à vous, mais vous perdez un peu votre temps à venir le défendre aussi vainement ici.

  27. Anonyme Says:

    @ Zenoni Dessni ou son clone

    Bonjour,

    Merci de nous confirmer, par vos propos débridés, quel genre de personne infantile et agressive peut tomber en pâmoison devant un vieux beau national-socialiste dominateur dont l’un des « mérites intellectuels » les plus affligeants est la sympathie qu’il a pour le cas psychiatrique Lelibrepenseur (que je vous invite à découvrir rapidement si ce n’est déjà fait)

    Ceci dit si vous avez, comme le remarque fort justement Paresia, du temps à perdre, continuez à commenter ici, je vous en prie.

    C’est toujours intéressant d’avoir la traduction par écrit de la « pensée » des partisans du petit agitateur d’idées qui se prend pour un intellectuel. C’est toujours intéressant de connaître la psychologie de ceux qui le suivent.

  28. Licencex Says:

    Il faut vraiment être un lecteur acharné pour venir à bout de ce fil de discussion totalement indigeste et d’une prétention quasi surnaturelle…

    Ceci étant dit, je tire mon chapeau à Paresia pour la qualité de son orthographe (c’est devenu fort rare, mais quel charme !) et, pourquoi pas (avec beaucoup de patience et – pour les 95 % de Français bien plus incultes qu’Alain Soral ! – un bon dictionnaire) de sa syntaxe.

    À réserver à une certaine « élite », donc…

  29. Reader's pas vraiment digest. Says:

    Etant un lecteur acharné, car professionnel, j’abonde dans le sens de Licencex. Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu un échange, ou plutôt un duo, qui soit à la fois aussi chiant et aussi pontifiant. Mais en effet, la langue française est si bien respectée que je me dois également de saluer les maîtres chieurs.

    • Mézigue Says:

      Il serait très intéressant de connaître à quels types de lectures nos deux « lecteurs acharnés » sont, sur le plan « professionnel », astreints. Ainsi en saurions-nous plus sur leur réelle capacité à juger de cet échange.

      En attendant d’en savoir plus, les commentaires qu’ils ont fait ici donnent à priori le sentiment qu’il s’agit d’un « domaine professionnel » fort éloignés de la philosophie … Ou alors à trouver, une fois pour toutes, « chiant et pontifiant » la majeure partie de la production de cette discipline intellectuelle.

      Mais encore faudrait-il dans ce cas l’avouer honnêtement.

  30. Reader's pas vraiment digest. Says:

    J’ai oublié d’ajouter que je partage le point de vue de l’auteur sur Alain Soral, le caractère pour le moins illusoire de son honnêteté auto-proclamée et son titanesque melon.
    Enfin, bravo de laisser n’importe qui, et donc tout le monde, poster des commentaires, cela tend à se faire aussi rare sur la toile qu’une orthographe correcte.

    • paresia Says:

      @Licencex et Reader’s pas vraiment digest. :

      Je vous accorde que ce fil n’est ni agréable, ni passionnant. C’est même sans doute « l’article » le moins intéressant de ce blog.

      Par contre je ne trouve pas le fil de discussion en lui-même prétentieux. Ce billet d’humeur et certains commentaires le sont certainement (il est parfois difficile de rester de marbre face à la malhonnêteté intellectuelle), mais trouvez-vous vraiment que l’ensemble de cette discussion est prétentieuse ?

      Certes, c’est presque un dialogue entre moi et Mézigue, et nos avis sont convergents sur ce sujet, mais il ne tient qu’a un contradicteur sérieux de venir contester notre « prétention ».

      Vous soulevez un problème intéressant : comment contester la prétention sans prétention ?

      • Reader's pas vraiment digest. Says:

        paresia dit :
        Vous soulevez un problème intéressant : comment contester la prétention sans prétention ?

        Impossible à mon avis. Sûrement encore un coup des juifs d’ailleurs.

  31. Mézigue Says:

    Je n’avais pas lu ces derniers commentaires …

    No comment.

  32. Romain Says:

    Personnellement, j’aime bien le personnage Soral. j’avouerais même une certaine addiction, de la même manière que j’ai aimé le rap étant ado pour son côté stimulant, galvanisant (sa clientèle suit généralement le même chemin, où au moins, de plus en plus…). Voilà pour le côté affectif. Pour ce qui est du fond, il a réussi à mettre des mots sur des frustrations contemporaines réelles, fustiger avec la force nécessaire des idéologies sociales bien-pensantes et tournées en véritables dogmes de la pusillanimité à la française. Une position que j’estime en réalité modérée, dans la mesure où elle s’inscrit justement entre trop-bien-pensance (propagande de type entubage bienveillant) et trop-mal-pensance (de type antisocial, culte du foutoir puéril). Mais voilà, c’était sain du moment où il procédait par empirisme, en se basant sur son expérience immédiate ou quasi-immédiate (à portée : le féminisme, le communautarisme, tabous etc). Mais, dans sa course à rechercher des vérités toujours plus haut (ego oblige) et de manière toujours plus efficace, son ambition l’emmène plutôt que de continuer à exprimer le monde qui l’entoure ( et seulement lui…) à rechercher une forme de performance intellectuelle : cueillir les plus grosses problématiques du monde, et les résoudre de plus en plus aisément, d’un coup de katana (à mon avis une telle croyance est purement fantasmatique. Lorsqu’il veut s’éloigner des petits sujets, l’intellectuel avisé devrait faire preuve de plus en plus de doute, logiquement, contrairement au maître shaolin qui, arrivé à un stade de l’expérience, atteignant la 36e chambre en arrive à faire tomber son adversaire par la seule pensée (!…) Soral vire un peu maître shaolin, ça le rend de plus en plus spectaculaire, et c’est précisément ce qu’un authentique authentique devrait lui reprocher !… (m d r)
    ps : à ceux qui se sont ennuyés en lisant ce long échange entre sophistes involontaires et antisophistes (ou non-sophistes, je sais pas trop…), à mon avis vous n’êtes pas au bout de l’apprentissage ultime d’émancipation de ce que vous détestez par-dessus tout : être manipulés par la seule force ridicule de la séduction !

    à bon entendeur

    et merci aux rédacteurs de cet échange, subtil et pour autant excitant pour qui sait apprécier la technique de pensée.

    Pour finir, je dirais que rien n’est perdu tant qu’au fond :

    « Ce monde qui se fout un peu de la gueule de tout le monde admire secrètement les philosophes »

    • Mézigue Says:

      Sympathique mais peut-être un peu trop inutilement élaboré/construit votre commentaire Cher Romain. Ce surtout pour un personnage qui, du fait de sa médiocrité intellectuelle, ne vaut pas cette peine* à mes yeux …

      *Il en serait autrement si vous parliez d’Alain de Benoist qui est d’une tout autre envergure intellectuelle que le petit chef de secte politique …

      Quant à le présenter comme idéologiquement du juste milieu, je pense que c’est le signe chez vous soit d’une ignorance, soit d’un goût pour la facétie un peu provocatrice.

  33. Licencex Says:

    Mézigue :
    « Il serait très intéressant de connaître à quels types de lectures nos deux « lecteurs acharnés » sont, sur le plan « professionnel », astreints. Ainsi en saurions-nous plus sur leur réelle capacité à juger de cet échange.

    En attendant d’en savoir plus, les commentaires qu’ils ont fait ici donnent à priori le sentiment qu’il s’agit d’un « domaine professionnel » fort éloignés de la philosophie … Ou alors à trouver, une fois pour toutes, « chiant et pontifiant » la majeure partie de la production de cette discipline intellectuelle.

    Mais encore faudrait-il dans ce cas l’avouer honnêtement.”

    Même si cette remarque me paraît discutable et manque d’humilité, je reconnais volontiers et « honnêtement » (?) que la philosophie telle qu’elle est enseignée aujourd’hui constitue une hérésie qui va à l’encontre de sa définition même et qu’elle est d’un ennui incommensurable et d’une inanité crasse.
    Je n’en dirai évidemment pas autant de la philosophie en général, qui n’est d’ailleurs pas l’apanage des philosophes, loin s’en faut…

    Quant à mes lectures « professionnelles », elles n’ont pas grand-chose à faire dans ce débat, qui a plus à voir avec mes lectures « personnelles ».

  34. paresia Says:

    Votre commentaire trahit votre ignorance totale de « la philosophie telle qu’elle est enseignée aujourd’hui ». Seul un parfait profane de cet enseignement est capable de porter un jugement aussi ridicule que définitif sur l’ensemble de la production intellectuelle contemporaine. Mais vous faites sans doute référence aux vagues souvenirs que vous avez du lycée,

    L’ignorance n’empêche pas la discussion mais la malhonnêteté par contre, quand elle est flagrante, peut y mettre fin rapidement.

  35. Mézigue Says:

    Merci Paresia pour votre commentaire car il me dispense d’en faire un de teneur identique ..

    @ Licencex .

    Il est clair que seul quelqu’un de véritablement humble et bien informé – comme vous l’êtes assurément – peut écrire sur l’enseignement de cette discipline, et sur la philosophie de manière générale, ce que vous écrivez de si modéré et de si nuancé …

    • Licencex Says:

      « Mais vous faites sans doute référence aux vagues souvenirs que vous avez du lycée »

      Non, je n’y suis jamais allé… Dieu m’en garde.
      Quant à vos commentaires ils sont sans surprise, aussi pédants que les précédents et totalement déconnectés du monde réel…
      Le mépris habituel des universitaires et des diplômés centrés sur leur petit univers.

      Bon, en même temps, vous défendez votre gagne-pain, c’est de bonne guerre, mais on a quand même envie de respirer un peu d’air pur en sortant d’ici…

      • paresia Says:

        Je n’ai fait que souligner votre probable ignorance d’un sujet sur lequel vous écrivez des bêtises (en l’occurrence l’enseignement de la philosophie). Vous voulez prouver que vous êtes « connecté au monde réel » ? Reconnaissez que votre jugement n’a (sur ce point) aucune valeur, ou répondez moi sérieusement.

        Vous vous trompez, ni moi ni « Mézigue » ne défendons ici notre « gagne-pain », nous essayons simplement de défendre une certaine rigueur intellectuelle. Cela peut paraître « pédant », j’en conviens, surtout pour quelqu’un habitué aux envolées lyriques d’un « intellectuel » populiste comme Alain Soral (du style « j’ai baisé ta femme » – notons au passage, à l’intention des amateurs de hip-hop, qu’ici Soral plagie Tupac Shakur, qui lui était un authentique provocateur).

      • Mézigue Says:

        @ Licencex

        J’aimerais, si cela vous agrée, que vous développiez un peu plus votre phrase ci-dessus (« la philosophie telle qu’elle est enseignée aujourd’hui constitue une hérésie qui va à l’encontre de sa définition même et qu’elle est d’un ennui incommensurable et d’une inanité crasse »).

        En commençant, par exemple, par nous donner votre définition du mot « hérésie », et peut- être aussi, quelques mots définissant, pour vous ce qu’est la « véritable » philosophie (celle qui n’est pas une « hérésie » donc) car je pense que; sur un certain plan, cela peut être passionnant de connaître ce qu’un partisan et/ou admirateur de Soral pense sur ce sujet. Ce bien qu’on puisse déjà en avoir une certaine idée grâce à l’un de ses partisans particulièrement inepte . Voir ici mon commentaire à propos de ce dernier :
        http://promphilo.blogspot.com/2008/06/sur-le-problme-fondamental-des_03.html

        Nous attaquer, Paresia et moi, sur une supposée appartenance au monde supposé toujours « fermé » des universitaires, prouve à nouveau votre méconnaissance du sujet. Mais, beaucoup plus grave, cela montre que vous êtes tout prêt à ingurgiter le plus grossier des discours anti-intellectuels dont on sait qu’il est, et a toujours été, un des aliments du discours d’extrême- droite.

  36. Licencex Says:

    Je ne suis ni un admirateur de Soral (de personne, d’ailleurs…), ni même un de ses « partisans ». Certes, son discours « populiste » m’amuse, tout comme sa « vulgarité » me fait rire (si, si, c’est possible…).
    Quant à son analyse géopolitique, elle me paraît frappée au coin du bon sens, surtout lorsque, comme c’est mon cas, on a beaucoup voyagé un peu partout au Moyen-Orient (et ailleurs). Je n’ai d’ailleurs pas eu besoin d’Alain Soral pour parvenir à l’analyse globale qu’il fait aujourd’hui de la politique internationale et je me suis intéressé à lui justement parce que je partageais déjà la plupart de ses points de vues sur ce thème, bien avant de le connaître.
    Son nationalisme m’indiffère en revanche (les frontières ne signifient pas grand-chose pour moi…), tout comme sa vanité, perçue par d’aucuns comme particulièrement agaçante.

    Quant à l’extrême droite, je ne sais pas ce que c’est et je me fous des étiquettes politiques. Je suis tout ce que vous voulez, trotskiste, fasciste, communiste, boulangiste, nazi (surtout pour le très érotique uniforme noir de la Schutzstaffel !), cela n’a aucune importance, sinon celle de termes si galvaudés qu’ils sont aujourd’hui totalement vidés de leur substance.
    Je ne sais pas plus ce qu’est la provocation, tant elle est de nos jours à géométrie variable et je n’y vois d’ailleurs aucun titre de gloire particulier. C’est à mon sens un terrain souvent plus stérile que glissant, sauf si elle se limite à la jubilation qu’elle peut parfois occasionner, exercée sur une assemblée d’hypocrites mondains…

    Pour le reste, vous avez raison, mon jugement sur la Philosophie n’a aucune valeur, puisque je voyais en elle une possibilité de raisonner librement sur toute chose sans impératifs de construction rédactionnelle, syntaxique, d’encadrement grammatical et autres exigences rébarbatives qui en font quasi une « science » (même si cela me paraît totalement antinomique…) élitiste (pourquoi pas à dessein, finalement…).

    Je suis peut-être mal tombé, à différentes reprises, sur des exemples fâcheux d’un tel enseignement qui a chaque fois découragé mon infortunée progéniture et autres proches à s’intéresser à cette philosophie-là (en même temps, je peux aussi n’avoir engendré que des crétins et n’être entouré que des mêmes, nul n’est à l’abri…).
    Je reconnais donc avec vous mon ignorance du sujet, sur lequel j’ai fait preuve d’un simplisme issu d’une expérience personnelle probablement peu révélatrice, si j’en crois vos protestations.
    Je confesse également une « inculture » philosophique totale et volontaire, m’étant toujours convaincu que la pensée d’autrui ainsi construite et mûrie, était susceptible d’altérer (polluer ?) mon propre jugement, à tout le moins de l’influencer. Encore aujourd’hui, j’ai bien du mal à croire que l’on peut simplement s’en nourrir et s’en enrichir.

    Terminons par les universitaires sur lesquels je n’ai pas vraiment envie de débattre. Je crois bien les avoir définitivement condamnés. J’en ai connu bien trop ayant érigé l’intolérance en dogme et parmi eux, bien trop peu de contre-exemples. Cela étant, je n’ai non plus nulle envie de leur couper la tête… Disons que je les préfère devant un bon verre de bourgogne à causer de la pluie et du beau temps. Ça repose…

  37. paresia Says:

    Cher Licencex,

    Le lecteur de passage pourra constater avec moi que vous mettez des mois à répondre, ce qui donne l’impression que vous préférez la polémique à la discussion. Cependant je note que vous avez fait l’effort de répondre à la question de Mézigue, aussi ce jugement est sans doute un peu hâtif.

    Soral vous amuse, soit, mais là n’est pas la question. Vous pourriez, avec moi, rire de ses sottises qui, je vous l’assure, sont bien plus comiques que sa vulgarité. Mais vous trouvez son « analyse géopolitique » (un bien grand mot pour quelqu’un aussi modeste que vous) « frappée au coin du bon sens ». Moi je trouve qu’elle insulte le « bon sens », bien que, comme je l’ai déjà dit, elle se fasse passer pour sérieuse. Ce maquillage est d’ailleurs sans doute la seule qualité que je pourrais lui trouver, puisque manifestement il fonctionne. Mais je crois en fait que Soral n’y est pas pour grand chose, et que c’est votre ignorance en matière de « géopolitique » qui vous pousse à lui faire ce compliment non mérité. Le simple fait d’avoir beaucoup voyagé ne garantit certainement pas la qualité de vos connaissances en matière de géopolitique. Je doute que vous ayez réellement développé une « analyse géopolitique » conforme à celle de Soral avant même de l’avoir écouté, mais il est fort probable que vous ayez l’impression d’être « globalement » d’accord avec lui. C’est le propre des partisans, ils sont « globalement » d’accord, c’est-à-dire qu’ils ne comprennent pas qu’ils ne sont pas d’accord, mais ils préfèrent penser qu’il sont d’accord pour admirer confortablement le spectacle du monde à travers la superbe « analyse géopolitique » haute définition son dolby surround qui, comme par miracle, s’intègre parfaitement dans la déco du salon.

    Vous semblez accorder à la « géopolitique » en tant que telle une grande importance dans votre système de valeurs, ce qui est assez iconoclaste quand on y ajoute votre mépris pour la philosophie. Rassurez-moi, vous n’êtes pas un « homme politique » ? Le caractère scientifique de la « géopolitique », tout comme celui de la « science politique » en général, n’est en rien comparable à l’exigence méthodologique des sciences dites « exactes » (la physique ou les mathématiques par exemple). Le statut scientifique de la philosophie est beaucoup plus difficile à déterminer. C’est un ensemble très vaste qui comprend de nombreuses disciplines, disciplines parfois concurrentes, qui prétendent plus ou moins à la scientificité, et à l’intérieur desquelles l’autorité est sans cesse contestée.

    Vous dites que vous avez vu dans la philosophie  » une possibilité de raisonner librement sur toute chose sans impératifs de construction rédactionnelle, syntaxique, d’encadrement grammatical et autres exigences rébarbatives qui en font quasi une “science” (même si cela me paraît totalement antinomique…) élitiste (pourquoi pas à dessein, finalement…). »

    Les exigences dont vous parlez ne sont pas, à mes yeux, nécessaires à la philosophie. Mais elles le sont plus certainement à l’enseignement, et donc à l’apprentissage de la philosophie, comme à l’apprentissage de tout savoir. Vous faîtes un mauvais procès à la philosophie. C’est son enseignement qui est sans doute parfois élitiste, mais non la philosophie elle-même. Essayez de retrouver l’espoir qui vous animait au départ, la philosophie est évidemment une « liberté de raisonner », bien que la liberté soit un idéal qui aide à vivre et jamais une réalité.

    Ce ne sont peut-être pas uniquement les enseignants qui vous ont découragé, mais également leurs enseignements, dont ils ne sont qu’en partie responsables. Vous conviendrez que vous avez eu beaucoup plus de temps pendant votre scolarité pour apprécier le sérieux (si ce n’est le plaisir) des mathématiques (par exemple). Je crois que la philosophie, comme beaucoup de choses finalement, ça s’apprend tout seul. Si les enseignants n’ont pas été capables d’allumer la petite flamme de la curiosité, libre à vous de vous en occuper. Personnellement, ni dans ma famille ni dans mes amis proches, personne ne s’intéresse à la philosophie. Et pour tout vous dire je séchais les cours de philo en terminale et j’ai eu une très mauvaise note au bac. Cela ne m’a pas empêché de m’y intéresser par la suite.

    Vous dites enfin : « Je confesse également une “inculture” philosophique totale et volontaire, m’étant toujours convaincu que la pensée d’autrui ainsi construite et mûrie, était susceptible d’altérer (polluer ?) mon propre jugement, à tout le moins de l’influencer. Encore aujourd’hui, j’ai bien du mal à croire que l’on peut simplement s’en nourrir et s’en enrichir. »

    Et vous faites d’avantage confiance aux « analyses géopolitiques » d’un écrivaillon nationaliste et antisémite ? Tout savoir (fût-il irréprochable) influence le jugement, c’est évident, s’il suffisait d’être ignorant pour n’être pas influençable vous ferriez des adeptes, mais heureusement ce n’est pas le cas. Je vous accorde qu’il ne faut pas faire confiance aux soi-disant « philosophes » (en particulier ceux qui s’affichent dans les médias), tant qu’on a pas pu juger de la qualité de leur travail, mais pour cela il faut s’y intéresser. Quant aux universitaires… rassurez-vous, en général, je ne les aime pas non plus. Mais il y en a tout de même beaucoup qui proposent un travail utile et sérieux (j’ose vous rappeler que l’université française est gratuite et ouverte à tous, et que malgré toutes les critiques qu’on peut lui faire elle reste un formidable service public et le meilleur moyen que je connaisse pour acquérir rapidement un savoir spécifique solide, seul remède pour éviter de gober des salades).

    A votre santé..

    • charles Says:

      bonsoir paresia,

      j’avoue être un lecteur des articles du site e&r donc si je comprends bien je suis un jeune con totalement manipulé par une bande d’antisémites notoires, c’est bien ça ?

      j’espère que vous serez assez disponible et tolérant pour me répondre avec la plus grande sincérité ; ce qui pourra m’éclairer.

      j’aimerais vraiment que vous me donniez votre avis sur :

      – la politique telle qu’elle est pratiquée en France

      – les partis politiques actuels en France

      – la géopolitique du point de vue occidental concernant le proche / moyen orient depuis les années 2000

      – la partialité des médias français

      – le besoin que de nombreux politiques ont de faire « de la lèche » à l’état Israélien ( avec internet ils sont facilement et concrètement identifiables )

      – la notion de choc des civilisation

      Un grand merci d’avance.

      ps: si vous pouviez me répondre sur ma messagerie? merci encore

      • paresia Says:

        Bonjour Charles,

        Cet aveu ne mérite certainement pas les conclusions hâtives et caricaturales que vous en tirez.

        Je suis disponible et tolérant, dans la mesure du raisonnable, et je répondrai avec joie à vos questions, par mail si vous voulez, cela permettra peut-être d’amorcer un véritable dialogue. Mais n’ayant pas non plus que ça à faire je vous demande pour l’instant de me poser des questions précises. Il y aurait de quoi écrire des livres entiers sur chaque sujet dont vous parlez.

  38. Licencex Says:

    Non, je peux parfaitement apprécier la discussion et la polémique également (même si elle finit par me lasser, tout comme le spectacle du monde, qui conduit à l’indifférence pour à peu près tout ce qui déborde du strict cadre intime). J’ai simplement beaucoup de choses à faire, quelques bouches à nourrir, des gens à chérir… la vie hors du Web, quoi !

    En réalité, je ne vous connais pas et je ne peux donc estimer la pertinence de votre jugement sur l’analyse géopolitique de Soral, comme vous le faites, avec beaucoup de hardiesse, de la mienne. Peu importe que vous me croyiez ou non lorsque j’écris ne pas avoir attendu Soral pour parvenir à l’analyse qu’il fait aujourd’hui de la politique internationale, dans la mesure où mon objectif n’est pas de vous convaincre. Cela serait de toute façon d’une infinie prétention, si j’en juge par la connaissance quasi infaillible que vous paraissez vous-même avoir de la géopolitique…

    C’est en tout cas le message que vous semblez vouloir faire passer à travers quelques formules mi-condescendantes, mi-paternalistes (même si je suis probablement plus âgé que vous, ce qui ne signifie pas grand-chose, nous sommes d’accord – quoique que ce ne soit pas aussi évident pour votre disciple Mézigue qui ne laisse pas de stigmatiser la jeunesse, forcément coupable d’inculture…) comme : « c’est votre ignorance en matière de
    « géopolitique » qui vous pousse à lui faire ce compliment non mérité » (le type de sentence qui n’aurait d’ailleurs pas déplu à Soral !).

    Néanmoins, je vous redis ici (même si cela importe peu, hein, nous sommes bien d’accord !) qu’Alain Soral n’est pas un maître à penser, que je distillais déjà sur le Web mes propres analyses « géopolitiques » (pour un public certes bien plus confidentiel !) bien avant de le connaître et qu’elles étaient souvent assez proches de celles qui sont aujourd’hui les siennes (même si je sais maintenant grâce à vous que je me fourvoyais totalement…).

    Pour finir, j’ai un peu de mal à savoir ce qui se dissimule derrière l’assurance de vos formules et l’aplomb dont vous faites preuve tant dans le domaine de la philosophie (que vous semblez en effet maîtriser – même si, nous le savons à présent, je ne suis pas le mieux placé pour en juger !), que dans celui de la géopolitique (là, en revanche, je n’ai aucun élément sur lequel m’appuyer…).
    Êtes-vous réellement un expert dans les deux cas – et là, j’ai un peu de mal à voir le rapport, à moins que je ne discute avec Bernard-Henri Lévy (je plaisante, vous écrivez beaucoup mieux que lui !) – ou tentez-vous seulement d’afficher votre supériorité intellectuelle par une petite « entourloupe rhétorique », une esbroufe fondée sur ce que je qualifierais hardiment d’« intimidation syntaxique », un « bluff » en quelque sorte (je compte sur votre esprit brillant pour décrypter ma pensée – et ne voyez surtout nulle ironie dans cette remarque) ?

    En effet, je ne vois pas bien comment il peut exister une « expertise » géopolitique objective, le domaine étant lui-même dépendant du milieu dans lequel il s’exerce, construit à partir d’informations souvent invérifiables et donc forcément imprécis, tendancieux, manipulé, partial, trafiqué, flou et bien d’autres adjectifs du même ordre…

    Pour finir, je ne crois pas aux vertus de l’université et que vous les vantiez ne servira pas plus à m’en convaincre, surtout s’il s’agit d’éviter de « gober des salades »… Enfin, petite déception, alors que vous êtes d’habitude si pointilleux, on écrit « faites » et non « faîtes » (d’ailleurs correctement orthographié plus bas), tout comme on écrit « davantage » et non « d’avantage ».

    Beaucoup trop de « même si » dans ce commentaire, va falloir que je trouve une formule de substitution…

    Ah oui, en fin de compte je ne suis pas sûr d’être plus âgé que vous… Mais bon, ce n’est qu’un détail !

  39. Licencex Says:

    Cher Paresia, j’avais omis de vous préciser que je n’étais pas un homme politique, puisque vous me posez cette curieuse question. En aucun cas.

  40. Mézigue Says:

    @ Licencex

    Paresia m’a demandé si je désirais vous répondre et j’ai donc, par scrupule intellectuel (Mais aussi par amitié envers lui), lu votre dernier commentaire et relu ce que vous aviez auparavant écrit ici. J’ai ensuite cliqué sur votre nom et donc découvert les propos ineptes que vous écrivez sur votre fort lamentable blog.

    J’ai donc constaté que vous êtes un hypocrite doublé d’un menteur.

    Hypocrite car vous vous essayez ici (très maladroitement) à prendre un ton mesuré alors que sur votre blog infantile, vous êtes beaucoup plus violemment frustre ; menteur car vous dites ici n’être pas proche idéologiquement de Soral alors qu’apparemment vous approuvez sur votre blog même ses plus récents, et particulièrement odieux, délires paranoïaques !

    Dans ces conditions, je ne vois pas quel type de discussion mesurée (1) peut avoir lieu entre nous.

    De plus, sur le contenu même de votre commentaire, je ne vois pas très bien sur quoi de réellement concret pourrait avoir lieu une discussion entre nous.

    Si on écarte, car sans intérêt, vos nouvelles spéculations et autres allusions de petit troll malhabile sur Paresia et moi-même, ne reste que la question de savoir ce qu’est la géopolitique et en quoi les idées de Soral sur cette discipline sont, d’après ce que vous dites, les mêmes que les vôtres, voire même, « copiées » sur les vôtres (Essayez-vous de battre Soral sur le terrain de la mégalomanie ?).

    Mon sentiment, à vous lire, est que votre méconnaissance du sujet s’étend jusqu’à ne même pas connaître le sens du mot « géopolitique » que vous confondez apparemment à ce que l’on classe généralement sous le nom de « politique internationale ».

    Devant tant de faiblesses, je me vois dans l’obligation de vous aider un peu.

    Pour votre information le petit bagage d’idées que Soral agite (il se déclare lui-même être un « agitateur d’idées ») devant des gogos incultes (2) de votre genre, vient, en forte partie, de sa fréquentation des textes de la nouvelle droite et donc du cerveau d’Alain de Benoist (3). Alors pourquoi n’allez-vous pas directement à la source en lisant ses publications de cette mouvance intellectuelle ?

    Dans le cas présent, je vous recommande ce numéro de « Nouvelle Ecole » :
    http://www.revue-elements.com/nouvelle-ecole-La-Geopolitique.html

    Qui sait ? Cela vous permettra-t-il peut-être d’au moins comprendre la signification du mot que vous employez ? A moins que, comme votre idole antisémite, vous ne voyiez là que travaux de « rat de bibliothèque » (Injure identique à celle que le quasi dément Soral a utilisé pour qualifier le « pape de la ND » …)

    1) Pas donc une du style de celle-ci :

    http://oummatv.tv/12047/duel-alain-soral-abdelaziz-chaambi

    Vidéo intéressante car on voit ce qui se passe quant le boni-menteur a en face de lui quelqu’un qui ne se laisse pas, contrairement aux attardés mentaux de sa petite secte politique, impressionner par ses gesticulations et autres vociférations grotesques de micro-Doriot de sous-préfecture.

    2) Qu’ils soient « jeunes » comme vous l’êtes je l’espère pour vous (Car sinon quelle excuse avez-vous pour gober les délires d’un vieil has been antisémite ?), ou , hélas , donc, plus âgés …

    3) Qui écrivait, encore récemment, aux côtés de Soral dans le torchon d’extrême-droite Flash …

  41. Licencex Says:

    Aïe, aïe, aïe… C’est le « disciple » qui vous a piqué au vif ?
    Quelle colère bien mal maîtrisée, quelle haine derrière chacun de vos mots ! C’est étonnant, cela vous fait écrire absolument n’importe quoi, Paresia n’a manifestement pas encore terminé votre formation !
    Il faut vous reprendre Mézigue, mûrir un peu et en attendant, vous livrer à des activités relaxantes ! Je vous recommande, par exemple, d’avoir des relations charnelles avec des femmes (ou des hommes, selon vos orientations, je ne suis pas sectaire !) : revenir aux fondamentaux peut parfois s’avérer salutaire !
    Bon, ce n’est pas très intellectuel, mais vous verrez, on y prend vite goût !

  42. Mézigue Says:

    Mon Cher Licencex

    Je vous félicite, vous avez réussi à créer un léger désaccord entre Paresia et moi.

    Lui, bien que très séduit par votre nouvel et fertile apport à notre discussion – qui ne le serait pas ? -, n’était néanmoins pas très enthousiasmé par l’idée de publier votre si original et subtil commentaire.

    Tout au contraire j’étais, moi, tellement satisfait par la fraîcheur et l’intelligence de vos propos que j’ai insisté pour que des lecteurs ou lectrices de passage puissent admirer à loisir – lire et relire – ce qu’un partisan anonyme du viril prophète national-socialiste peut avoir à dire lorsqu’on lui donne la liberté de parole.

    C’est effectivement très enrichissant.

    Sans vouloir trop vous flatter – mais je sais que saurez rester modeste – je crois que, tout comme l’est le grand Maître Soral dans le domaine de la sociologie, vous êtes, vous-même, un as dans le domaine de la psychologie. Il est dommage que vous rejetiez la Science dans son ensemble car je crois que quelqu’un de votre envergure intellectuelle aurait pu finir, dans quelques années, au Collège de France.

    Tout comme un fin lettré de ma connaissance, qui, comme vous, et dans les mêmes milieux idéologiques, défend une saine virilité et une courageuse verticalité, vous m’avez percé à jour. Je suis haineux et colérique et, sous couvert de votre haute autorité en matière de psychologie, je me permets d’ajouter que je suis également « jaloux ».

    Mais comment ne pourrait-on pas l’être de quelqu’un comme vous dont on comprend à vous lire que se conjuguent chez vous une harmonieuse et mesurée intellectualité et une rafraichissante et polymorphe sensualité ?

    Je comprends maintenant d’où vient votre crypté pseudonyme de « Licence-Sexe ». Tout comme le guru aux « sept cent femmes », vous êtes un des membres clairvoyants de l’avant-garde des peuples européens et les femmes, inconsciemment – de part leurs liens secrets avec la déesse Terre -, reconnaissent toutes en vous le mâle conquérant qui saura, en les ensemençant, préserver le substrat génétique non pollué par les agents de Satan, les omniprésents fils de Sion …

    Je finis en vous remerciant chaleureusement pour vos conseils en matière de sexualité. Je vais rapidement les répercuter sur mon propre blog. Puis je m’essaierai aux travaux pratiques si vous voulez bien avoir la gentillesse de me prêter une de vos conquêtes.

    PS : J’ai remarqué que vous citez le feu gentil Pierre Gripari. Seriez-vous, vous-même, comme nombre membres de l’extrême-droite (ceci expliquant cela …), un inverti refoulé ou mal assumé ? A lire votre billet ordurier sur le Maire de Paris, c’est une hypothèse qui me semble assez plausible…

    @ Paresia
    Bon, avec ça, on est de plus en plus loin de la notion de « paresia ». Je crois donc que tu as raison d’arrêter ce blog. Ou, pour le moins, de clore ce fil consacré au petit agitateur antisémite.

  43. Licencex Says:

    Cher Mézigue,

    Votre réponse est exactement celle que j’attendais (vous n’aviez d’ailleurs pas vraiment d’autre choix…) à un détail près : j’assume parfaitement mon goût pour les hommes, autant que pour les femmes et je pratique les deux avec le même désir !
    Mon regretté ami Pierre Gripari (surtout celui de mon père, en fait, mais il a enchanté mon enfance par les récits qu’il venait souvent nous faire à la maison – c’était un merveilleux conteur et un homme délicieux !), l’assumait tout autant du reste, contrairement à ce que vous semblez penser (même s’il préférait payer ses relations pour être parfaitement tranquille)…
    Pour le reste, je regretterai tout de même ce fil, car vous m’êtes tous les deux assez sympathiques (Paresia un peu plus que vous, je le concède !) et ce blog respire une intelligence bien rare dans la « blogosphère », même si il est clair que je suis loin d’en partager tous les points de vue !

    Bon vent et à bientôt peut-être…

  44. Mézigue Says:

    @ Licencex

    Cher Monsieur,

    Je me réjouis que vous soyez revenu à un ton plus modéré et que vous parliez de vous plutôt que de spéculer (par correspondance !!!) – à l’identique du premier crétin internautique venu – sur la psychologie et sur la vie et l’intimité sexuelles de ceux avec qui vous discutez.

    Je note tout de même que vous ne pouvez vous empêcher de glisser une nouvelle sottise (1)

    Pour ce qui concerne votre bisexualité assumée, grand bien vous fasse. Ce n’est, de toute façon, pas une surprise (2).

    Pour ce qui concerne Pierre Gripari, vous ne m’apprenez rien. Dans la seconde partie de sa vie il assumait effectivement son homosexualité. Mais pour votre information ce ne fut pas toujours le cas. Lisez-le ou relisez-le plus attentivement. Ne vous fiez pas seulement à vos souvenirs familiaux.

    Ceci dit, je n’arrive pas encore à savoir si vous faites semblant de ne pas comprendre ou si vous ne comprenez réellement pas ce que j’ai voulu dire quand j’ai fait une allusion au fait que l’hyper-virilisme affiché de beaucoup de membres de l’extrême-droite cache souvent des désirs homosexuels mal assumés. Si ce n’est déjà fait, peut-être devriez-vous lire le célèbre livre (Sexe et Caractère) d’ Otto Weininger (3).

    Mais c’est un tel vaste sujet qu’il me semble difficilement envisageable d’en discuter ici de façon sérieuse.

    Pour revenir au sujet du fil (le pitoyable pitre antisémite Soral), je crois que rester dans le jugement plus qu’ambigu – Vous écrivez que ici « sa vulgarité vous fait rire » et, sur votre blog, que vous « savourez la dialectique soralienne (4) – fait de vous, que vous le vouliez ou non, un idiot utile de la nauséabonde « cause » antisémite.

    Pour ma part, si je peux concevoir qu’on ait une écoute critique d’un Bricmont ou même un Vernochet, lorsqu’ils s’expriment sur le conflit israléo-palestinien, je crois que trouver divertissant les sophismes de ce petit « agitateur d’idées » est soit une preuve d’infantilisme, soit une preuve de bassesse intellectuelle et morale.

    1) En quoi, par exemple, n’avais-je pas « d’autre choix » que de faire la réponse que je vous ai faite ? Qu’en savez-vous ? Ne pas répondre à ce qui était à l’évidence une provocation de votre part a été très tentant. J’aurais pu, également, répondre sous une forme nettement plus sérieuse et tranchante et non sur le ton de la moquerie.

    2) On écrit pas par hasard que l’on trouve « très érotique l’uniforme noir de la Schutzstaffel » …

    3) Ce qui vous éclairerait également sur certaines racines de l’antisémitisme.

    4) Ce qui revient à dire que vous appréciez la vulgarité … Ce qui n’est pas très surprenant finalement

  45. Piloute Says:

    Vous en faites trop sur l’antisémitisme sur ces derniers posts, Mézigue….

    • Mézigue Says:

      Bonjour Piloute,

      Merci de nous avoir donné votre avis mais il aurait été beaucoup plus intéressant que vous développiez (un minimum) celui-ci ; ce afin qu’éventuellement commence une discussion …

      Pour répondre de façon brève à votre affirmation – je vous remercie de m’avoir tendu une telle perche – comment voulez-vous que l’on puisse éviter de parler «trop d’antisémitisme (dans le sens d’une obsession pour ce thème)» quant on parle de Soral ?

      Et en plus je vous signale que je n’ai pas parlé de l’antisémitisme que l’on attribue généralement, à tort ou à raison, à Pierre Gripari …

  46. Piloute Says:

    Dans ce cas là, quel est la différence entre « l’antisémitisme » d’Alain Soral et celui de Pierre Gripari pour toi?

    • Mézigue Says:

      @ Piloute

      Il y a une première différence de taille. Gripari n’a jamais instrumentalisé «politiquement» (i.e. dans un parti politique) les idées qu’il pouvait avoir sur ce sujet. Il était – dans la dernière partie de sa vie – une sorte «d’anarchiste de droite» (pour autant que cette expression ait du sens …). On ne voit pas qu’entre le PC, le FN et maintenant son groupuscule/secte Soral ait jamais abandonné l’idée de faire passer (et/ou d’imposer !) ses opinions simplistes par la voie politique.

      Une seconde différence est que Gripari était un véritable athée et que c’est donc à ce titre qu’il était opposé à la religion juive. Sauf erreur Soral, comme sur bien d’autres sujets, n’est pas très clair face aux grandes religions monothéistes. Ainsi la sympathie qu’il semble avoir et pour le Catholicisme et pour l’ Islam me paraît n’être pour lui qu’un « moyen rhétorique » (un sophisme) pour mieux dénigrer le judaïsme ne relevant pas de l’orthodoxie la plus intransigeante (qui a toujours été opposée au sionisme).

      Pour faire bref, Soral est un petit « politique » (et un médiocre essayiste), Gripari n’est pas un politique et c’est un véritable écrivain. Leurs attitudes face à la « question juive » sont donc forcément différentes.

      Mais ce sont, sur le fond, les qualités intellectuelles et sensibles de l’un et de l’autre qui, à mon avis, induisent cette différence. Au risque d’un désaccord avec Paresia – quant à la légitimité de cette explication – j’ajoute ceci : si Gripari était membre de la MENSA, Soral n’y sera jamais admis …

      • paresia Says:

        @ Mézigue : Effectivement, si je ne doute pas que les qualités intellectuelles des deux individus susnommés te semblent incomparables, et méritent selon toi d’être radicalement distinguées, je ne crois pas que le critère discriminatoire du test de QI soit une bonne façon de le faire. D’abord parce que cette discrimination, pour être légitime, suppose la participation volontaire des deux individus à un test similaire (ce qui, dans le cas de Soral, est parfaitement spéculatif). En outre l’adhésion de Gripari à cette association de « surdoués », en elle-même, ne constitue pas pour moi la marque indubitable d’une intelligence qualitativement supérieure, et peut très bien être interprétée comme le signe d’un manque de sensibilité intellectuelle – j’associe a dessein les deux termes que tu as distingué – je pense aux fameuses difficultés d’adaptation sociale des QI élevés auxquelles cette association semble répondre. Enfin, en imaginant que nous ayons a notre disposition un moyen efficace de mesurer intégralement et avec précision les qualités intellectuelles et sensibles des deux individus, il n’est pas sur qu’une comparaison générale et rigoureuse de ces qualités soit aisée, quand bien même des distinctions particulières apparaitraient évidentes. Il n’y a d’ailleurs de sens à ce genre de comparaison, qu’à la condition que l’on connaisse humainement les individus en question (on ne compare pas deux intelligences à la seule lumière de leurs résultats à un test de QI).

      • Mézigue Says:

        Cher Paresia,

        Je me réjouis de t’avoir fait réagir sur cette question car il serait triste à mes yeux que nous ayons en toutes choses le même avis car, dans ce cas, cela signifierait que nous n’avons plus grand-chose à nous dire.

        Ceci dit je n’ai aucun mérite à avoir supputé cette réaction face à ce que j’ai écrit ci-dessus puisque nous avons déjà eu, auparavant, l’occasion, lors d’un échange privé, de nous apercevoir que sur cette « histoire de Q.I. » nous n’avons ce que je pense n’être pas un véritable désaccord … mais plutôt un « langage différent ».

        Tu voudras donc bien – j’en suis certain – excuser cette (nouvelle) petite provocation …

        Comme tu le sais – donc – je connais bien les arguments développés contre la prétention de certains défenseurs scientistes obtus de ce qui serait « la valeur incontestable de ce test » (du fait qu’il s’agit de données chiffrées) et je suis en grande partie d’accord avec ces contestations (mais pas avec celle qui consiste à ne donner aucune valeur aux statistiques et à la notion de « moyenne »). Je n’en refais donc pas la liste ici.

        On peut juste remarquer au passage, sur les marges de cette question, que, ce qui a été pendant longtemps, aux yeux de nombreuses personnes, la forte preuve « incontestable » d’une «intelligence supérieure» – la capacité à résoudre des problèmes d’échecs -, ne l’est plus depuis qu’il existe des ordinateurs bien plus performants que le plus « doué » des hommes dans ce domaine…

        Sur le fond – Au-delà de la contestation de la valeur du QI et de la psychométrie de manière générale – je pense même qu’il y a une légitimité philosophique à être sceptique sur la valeur «scientifique» de la psychologie.

        En réalité si j’ai eu recours à ce biais pour répondre, SOUS LA FORME QUE JE DESIRAIS, à «Piloute», c’est parce que voyant bien ce qu’il cherchait, consciemment ou pas, à me faire dire (qu’il aurait une filiation idéologique commune entre Soral et Gripari et que donc apprécier le second impliquerait de ne pas rejeter le premier), il m’est venu à l’esprit – au-delà du mot de Bebel sur le «socialisme des imbéciles» – qu’il serait bien de trouver une formulation détournée pour dire le doute de plus en plus important que j’ai quant aux (réelles) « capacités intellectuelles » de Soral.

        En d’autres termes quand bien même Gripari pourrait être dit (sur le plan idéologique) tout autant «antisémite» que Soral, c’est également la façon dont l’est ce dernier que je trouve choquante et inadmissible. Et j’ai tendance à penser que cette «façon» d’être antisémite est une des preuves de son manque d’intelligence.

        PS : Sur l’adhésion de Gripari à la Mensa, tu es, à mon avis, trop sévère. Je crois me souvenir qu’il l’a fait pour faire plaisir à quelqu’un qui l’invitait à le faire (Gripari était la gentillesse même …) Il ne l’aurait pas, je crois, fait de lui-même.

        Quant à ses capacités intellectuelles et sensibles, je t’invite à le lire pour pouvoir en parler. Pour ma part, bien que ne le considérant pas comme un auteur «majeur» et étant fort éloigné de certaines de ses convictions idéologiques, je renie pas avoir eu de l’agrément à le lire*. Ce qui ne m’est jamais arrivé à lire la prose du petit « agitateur d’idées ».

        *Comme j’ai pu m’en apercevoir en relisant quelques unes de ses pages à l’occasion de cette discussion ….

  47. Piloute Says:

    Merci de cette réponse. Elle me satisfait :).

  48. Mézigue Says:

    Sur la « qualité intellectuelle » du dernier livre du guru de la petite secte national-socialiste, lire ceci :
    http://www.esprit68.org/commentaires.html#debat11

    Je serais pour ma part très curieux de lire des arguments en défense de cet opus …

    En attendant ces courageux commentaires, on peut toujours lire ici :
    http://xefolius.over-blog.com/article-critique-du-livre-d-alain-soral-par-de-benoist-71334208.html

    L’avis, somme toute complaisant, que le pape de la nouvelle droite a écrit sur ce «livre».

    Un livre «sympathique» écrit-il. Voilà qui est clair et qui devrait faire réfléchir ceux qui, tels Taguieff, continuent à estimer que la nouvelle droite ne doit pas être confondue, dans un même rejet, avec l’extrême-droite (ici comme ailleurs d’une médiocrité intellectuelle affligeante)

    Alain de Benoist, tout comme n’importe quel penseur de la Révolution Conservatrice dans les années trente qui était séduit par certaines idées que charriaient les boues du nazisme (1), est, bien entendu, libre d’avoir de la sympathie pour certains thèmes et certaines idées qu’il partage avec l’extrême-droite militante mais alors qu’il ne s’étonne pas que l’on puisse désire garder ses distances envers lui.

    (1) Lire, par exemple ceci :
    http://blog.agone.org/post/2012/01/25/De-l-interet-de-lire-Junger-et-ses-afficionados
    pour comprendre comment les idées de la nouvelle-droite/extrême-droite entrent dans les esprits

    • charles Says:

      Ce n’est qu’un constat mais en vous lisant j’ai vraiment l’impression que vous et votre binôme paresia, vous détenez la vérité.

      • paresia Says:

        Mon cher Charles, ce commentaire assez comique mérite une correction.Permettez-moi tout d’abord de reformuler plus explicitement l’accusation ironique que vous cherchez, je crois, à nous porter. Si je vous comprend bien vous nous accusez de vous donner l’impression que nous connaissons « la vérité ». Or si vous aviez effectivement cette impression il serait tout à fait saugrenu de laisser un commentaire de ce genre. Vous vouliez dire, je pense, que vous nous trouvez prétentieux. C’est très différent.

      • charles Says:

        ho c’était juste un petit propos ironique se référant à la phrase qu’on trouve tout en haut de votre site. Et comme je l’ai dit de toute façon ce n’est qu’une impression.

        « Personne ne détient la vérité mais elle est bien là, distillée en chacun de nous.. »

        Je trouvais que cette phrase ne s’accordait vraiment pas à la tournure qu’avait pris cette grande conversation s’étalant sur à peu près 2 ans ,c’est tout. (mais c’est chercher la petite bête j’en suis conscient.)

        Personne ne peut donner l’impression à quelqu’un de connaitre la vérité sur des sujets comme celui là (sauf auprès de grands naïfs je pense)

        Et c’est pas parce que des mecs s’expriment vachement bien, qu’ils ont un haut niveau de culture/savoir qu’on doit les trouver prétentieux. ça sort d’où ?

        Je suis très fier de vous dire que pour le coup vous croyez et pensez mal. (prenez le bien car c’est plus humoristique qu’autre chose)

        peu importe vos avis et opinions, le fait est que vous parlez bien, vous êtes poli. On sent l’intelligence. C’est peut être bête mais j’ai très très très rarement vu d’endroits comme celui là sur la toile. Rien que pour ça je vous dit « chapeau »

        ps : moi croire que le 20/20 à la dictée ce sera pas pour aujourd’hui lol

      • paresia Says:

        Si cette conversation s’étale sur deux ans c’est tout simplement parce que je publie chaque commentaire et que je prends la peine d’y répondre.

        Merci pour vos compliments.

  49. Méziguue Says:

    Bonjour Charles,

    Je viens seulement de m’apercevoir que vous vous adressiez aussi à moi …

    Je ne répondrai pas sur le concept de « vérité » car il n’est évidemment pas possible de le faire sérieusement dans un tel cadre. Ce d’autant que votre commentaire, même si ce n’est pas de façon explicite, me semble ne porter en fait que sur la vérité concernant le petit agitateur d’idées national-socialiste ; la preuve en étant que c’est sur ce fil, et non sur un autre, que vous avez fait cette réflexion ironique.

    Si donc la « Vérité » qui se distille (plus ou moins bien …) en chacun de nous ne peut heureusement jamais être complètement établie, la vérité sur le pitre Sot-Raël, est, elle, très facile à connaître. Sauf à être particulièrement inculte dans l’histoire des idées. D’ailleurs sans internet l’audience de cet individu, en réalité sans intérêt autre qu’anecdotique, serait nulle.
    http://tatamoche.blogspot.fr/2012/04/des-bouffons-de-la-toile.html
    PS : La personne qui signe « Paresia » et celle qui signe « Mézigue » ne sont en rien un « binôme »

  50. Méziguue Says:

    Peut-on rire de ce clown de Soral ?
    Pour ma part, j’ai beaucoup ri en visionnant cette vidéo …

    • paresia Says:

      J’ai ri aussi, de bon cœur, surtout au début (le coup de boule a répétition devient vite lourd). Cette vidéo, relayée sur le site de Soral, a semble-t-il fait rire aussi certains de ses sympathisants.

      Commentaire de l’auteur : L’arroseur arrosé ^^ De plus il a fait ajouter cette parodie sur son site pour susciter cher ses fans l’auto-dérision (qu’il a soit disant)… bande de p’tit malin

      • charles Says:

        Ce jeune homme est un militant E&R… Dommage pour vous 😉
        Dénommé Boris et assez talentueux. La vidéo s’intitule officiellement Soral Show.
        Je vous invite à regarder le Soral Show 2 qui est dans la même veine que cette vidéo.

        Ce qui est sur c’est que cette vidéo plait à tout le monde, aux anti-soral comme à ses sympathisants. Ce qui montre la puissance du comique 😉

        « L’auteur » dont vous parlez n’est qu’un usurpateur.

      • paresia Says:

        Si vous le dites. Vous le connaissez personnellement ? Quoi qu’il en soit l’imitation est bonne.

  51. Méziguue Says:

    J’ai trouvé (1) cette vidéo dans un fatras anti-Soral que son adversaire le plus bête a constitué sur son site. Voir ici :

    http://leclownalainsoral.wordpress.com/

    La réponse du profond crétin au guignol néo-fasciste :

    Avec un tel adversaire on peut comprendre pourquoi les jeunes adhérents ou sympathisants de la secte nationale-«socialiste» se considèrent comme faisant partie d’une élite politique.

    (1) Quand je risque d’être trop convaincu qu’internet a permis d’élever le niveau de conscience politique, je fais un petit tour sur le site de Jean Robin. Qu’un tel minus habens ait trouvé un public refroidit mon optimisme …

    PS : Ce n’est pas le satiriste qui est «lourd», c’est son modèle. L’idéologie d’un fasciste EST toujours, en dernière instance, celle du «coup de poing» ou du «coup de boule».

    • paresia Says:

      Est-ce que Soral mérite vraiment un meilleur adversaire ? Personnellement je me réjouis de voir petit Jean Robin des bois partir en guerre pour rendre aux pauvres (islamophobes) la haine que leur à volé le shérif antisémite. Le ridicule ne tue pas, et c’est tant mieux ! Quand à Soral son arrogance mêlée de couardise intellectuelle* commence, à mon avis, à écorner son style « coup de boule », comme l’illustre bien cette parodie.

      * Le seul argument de Robin qui porte un tant soit peu étant sa remarque à propos de l’incapacité de Soral a accepter la contradiction (ceci a déjà été évoqué sur ce fil). Je pense que même les plus aveugles des soraliens ont fini par le remarquer.

      • Méziguue Says:

        Le fascisme est toujours lié au culte de la force. Le problème est que ce culte passe semble-t-il très bien auprès de certaines personnes ; et pas seulement, hélas, auprès de crétins du genre de Robin.

  52. kevin Says:

    Bonsoir
    Je suis comme nombre de personnes l’ayant dit avant moi, surpris de trouver des échanges d’un tel brio ca change de beaucoup d’autres sites ou la betise y sont érigées en modèle. Merci et comptez moi parmi vos followers dorénavant
    PS: j’ai lu tout le fil avec de beaucoup de plaisir et je dois dire que j’aurai aimé le voir se poursuivre tant il m’a captivé Bravo et bonne continuation.

    • paresia Says:

      Merci pour vos compliments. Pour ma part je n’ai rien fait d’autre que publier et répondre aux commentaires laissés sur le fil, auquel « Mézigue » a également beaucoup participé. Je n’ai censuré aucun commentaire, et au vu du nombre de visites je m’attends a en recevoir d’autres.

      • Mézigue Says:

        @ Kevin

        Je ne sais pas si le mot de « brio », qui a une connotation parfois péjorative (éclat trompeur ou de mauvais goût), convient vraiment à nos échanges. Mais si tel n’était pas votre intention en utilisant ce mot, je vous remercie à mon tour pour ce qui aurait donc une connotation positive et serait donc un compliment.

        Nous essayons, Paresia et moi, de formuler au mieux ce que nous pensons. Je ne me prononcerai pas pour savoir si c’est ou pas une rareté sur la Toile mais si c’est le cas, cela est plutôt inquiétant dans la mesure où je n’ai pas, pour ma part, le sentiment de faire quelque chose d’exceptionnel par sa rareté.

  53. Mézigue Says:

    Alain Soral n’est pas « seulement » qu’un antisémite, c’est également un propagandiste du négationnisme :

    Mais il a un admirateur de choix, son ex-collègue du torchon d’extrême-droite Flash

    La question se pose alors de savoir si De Benoist est un de ces intellectuels naïfs jusqu’à l’absurde ou s’il a toujours su où sont les ennemis de son idéologie profonde (et inavouée) et de sa conviction intime sur le sujet … et où sont ses amis.

    • charles Says:

      Vous ne savez pas de quoi vous parler sinon vous auriez parlé de révisionnisme et non de négationnisme qui ne veux rien dire. Et en plus de ça vous êtes malhonnête puisque vous accolez une vidéo de Soral à une vidéo d’un certain Reynouard qui n’a strictement aucun rapport avec Alain Soral ! pris la main dans le sac !

      • paresia Says:

        Mon cher Charles, je crois plutôt que c’est vous qui êtes « pris la main dans le sac ». Le terme « négationnisme » désigne explicitement les théories utilisant le prétexte abusif du révisionnisme historique pour, en dernière instance, nier la réalité du génocide juif commis par les nazis durant la seconde guerre mondiale. Parler de « révisionnisme » pour qualifier les thèses farfelues de Faurisson ou de Reynouard, exclusivement consacrées a relativiser les atrocités nazies, est une marque de soutien a ces théories. Soral, bien que prudent sur ce sujet, fait habilement la promotion du négationnisme défendu fièrement par des gens comme Faurisson ou Reynouard. En reprenant, comme le montre cette vidéo (dont Mézigue n’est certainement pas l’auteur), le pseudo argument de « la porte en bois » rendu célèbre par Faurisson, Soral se montre ici clairement comme un adhérent à ces thèses négationnistes.

      • Mézigue Says:

        Le terme de négationnisme à propos de la mise en doute du projet d’extermination hitlérien fait l’unanimité chez les historiens dignes de ce nom. Je vous conseille la lecture du livre de Valérie Igounet, « Histoire Du Négationnisme En France » paru en 2000 aux éditions du Seuil.

        De façon générale ceux qui, à partir d’une obscène « sémantique du pauvre », essaient de créer le doute sur la tentative d’extermination des juifs par le régime nazi et/ou sur les moyens que ce régime a employé pour ce faire, sont soit des antisémites notoires, soit des idiots utiles à cette cause abjecte.

        La technique discursive du paranoïaque Soral est toujours la même. A partir d’un fait d’actualité mineur, revenir à ses obsessions ; obsessions qu’il partage avec les petites chapelles antisémites d’extrême-droite.

        Mais mon commentaire ci-dessus n’avait pas pour but de révéler quoi que ce soit à propos des, bien connues aujourd’hui, élucubrations du pitre Soral mais de s’interroger à propos d’Alain de Benoist et de ses très nombreuses amitiés à l’extrême-droite.

        PS : J’avoue n’avoir pas compris ce que vous vouliez dire en écrivant qu’une vidéo de Soral aurait été « accolé » à celle du petit négationniste Reynouard.

      • paresia Says:

        La vidéo ci-dessus semble effectivement être un montage d’une vidéo de Soral et d’une autre de Reynouard. Cela ne change rien au fait que Soral fait effectivement, dans les extraits qui le concernent, la promotion du négationnisme.

      • Mézigue Says:

        @ Paresia
        Vous êtes mieux informé que moi (RIRES) ! En tous cas ce montage vidéo est très « parlant ». Soral est bien un négationniste … comme nombre d’amis et de compagnons de route du pape de la ND …

      • charles Says:

        En réponse à paresia et mézigue plus bas

        C’est pour moi de la branlette intellectuelle car je ne vois pas en quoi « revoir » c’est « nier ». Les mots ont un sens non ? Et si vous saviez de quoi vous parliez, vous sauriez que ni Faurisson ni Reynouard n’ont nié la réalité du génocide juif. Est ce que je me trompe ??

        Car rappelez vous, la conclusion en a été tiré des 2 côtés, cette affaire est à mettre dans les poubelles de l’histoire car trop de mensonges et de falsifications (des 2 côtés!!) Ce n’est pas mon opinion personnelle !! je ne fais que reprendre ce que j’ai vu et entendu à ce sujet ! Moi ce n’est pas le mal qui m’anime, simplement la curiosité et l’honnêteté.

        Aucun des 2 n’a nié la shoah à ce que je sache ???

        Et les révisionnistes (spécialement sur la période ww2) sont des centaines dans le monde, alors quoi? Ce sont des centaines de petits diablotins animés exclusivement par la haine ? même dans un film ça ne serait pas crédible…
        Mais bon je m’intéresserais au livre de la dame que vous avez cité.

        merci

      • paresia Says:

        Oui vous vous trompez. Faurisson et Reynouard nient précisément la Shoah. Il ne nient pas l’ensemble des exactions commises par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, mais refusent de croire, malgré de multiples témoignages, à la réalité d’une volonté d’extermination planifiée. Gardez bien a l’esprit que ces messieurs risquent la prison quand ils affirment explicitement le fond de leur pensée, et sont donc (plus ou moins) prudents dans leurs formulations. Cela ne les empêche pas de « déraper » régulièrement. Par exemple Faurisson a été condamné le 1er juillet 1981 pour avoir déclaré que « Hitler n’a jamais ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion ».
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Faurisson#1981-1998

        Il y a malheureusement bien plus que quelques centaines d’imbéciles dans le monde.

      • Mézigue Says:

        @ Charles
        Il vaudrait mieux, effectivement, que vous commenciez par lire (et non pas seulement vous y « intéresser ») le livre que je vous ai indiqué …

        J’écris cela pour être poli mais en réalité j’en viens à me demander, à vous lire, si une telle lecture changerait quelque chose à votre attitude intellectuelle.

        Il est en effet manifeste que vous ne comprenez pas tout ce qu’a de pathologiquement obsessionnel l’attitude intellectuelle de gens comme Faurisson ou Reynouard ; attitude qui vous est donc commune …

      • charles Says:

        d’accord…alors comment expliquez vous qu’aucun débat n’ai eu lieu entre un faurisson et un historien d’état ?
        pourquoi ? on aurait pu faire taire faurisson définitivement en le mettant face à ses erreurs, non ? au lieu de ça tout ce qu’on trouve à faire c’est de persécuter cet homme plutôt que de lui prouver objectivement qu’il se trompe. pareil pour reynouard. le procédé me paraît louche, pas vous ? la prison ne devrait pas s’appliquer à un historien mais à des criminels ou des escrocs qui font de graves tords « directement » à des personnes. Faurisson ne fait rien de concret à part fouiller dans le passé et donner une version « révisée ». Pourquoi contester ça mène à la prison ? Il n’y a que ça qui mène à la prison si on le conteste…pourquoi ?

      • paresia Says:

        Les thèses de Faurisson ont été, évidemment, immédiatement réfutées par des historiens sérieux (et non par des « historiens d’état »).
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Faurisson#La_manipulation_de_l.27Histoire
        La loi française n’a jamais empêché personne de travailler sur l’histoire de la seconde guerre mondiale et sur le génocide juif.

      • Mézigue Says:

        Parler « d’historien d’Etat » invalide à priori ce que vous dites … Mais je vous réponds …

        Dans le cas de Faurisson, je ne crois pas qu’il soit, ni qu’il ait jamais été, dans un état lui permettant d’être apte à une discussion respectant les vertus intellectuelles. Puisque vous prétendez connaître son histoire, vous devriez donc savoir que son attitude intellectuellement obsessionnelle et délirante, son hyper-criticisme, ne date pas de son soudain intérêt pour les techniques de gazage. Déjà dans ses précédents livres, un lecteur attentif pouvait deviner les prémices pathologiques de ses futures dérives intellectuelles. Je vous renvoie à sa fiche Wikipedia (apparemment bien documentée)

        Dans le cas de Reynouard, les faits sont clairs. Reportez-vous au jugement du Tribunal.

        Parler de persécution comme vous le faites (« On aurait pu faire taire » ; « tout ce qu’On trouve à faire »), relève du complotisme le plus grossier. Je ne vois pas l’intérêt de répondre à de telles sottises.

        Vous n’avez pas l’air de savoir que le Code Pénal ne concerne pas seulement les crimes et les escroqueries …

  54. charles Says:

    Concernant Misère de la fausse critique. Comprendre « Comprendre l’empire » d’Alain Soral.

    Les liens vidéos sont pathétiques, comment imaginer qu’une personne est la même à20/25ans et 40ans et + ?? Soral lui même avait reconnu qu’il a fait des choses pas très honorables dans sa vie. Lui ne se cache pas contrairement à certains qui veulent à tout prix préserver les apparences.

    La vie est faites de compromis Messieurs les moralistes (et ça peu importe les âges)

    • paresia Says:

      Ces liens ne sont qu’illustratifs. Si c’est la seule chose que vous trouvez « pathétique » dans ce texte, j’en déduis que l’argumentation de l’auteur ne vous a pas laissé indifférent. La vie n’est pas faite uniquement de compromis, mais également d’engagements. On ne peut pas tout pardonner. Si Soral s’en était tenu a faire le pitre dans ce genre d’émission je n’aurais sans doute jamais cherché à le critiquer. Ce qui n’est pas très honorable, c’est surtout ce qu’il a fait ensuite.

      • charles Says:

        Je continue à lire le texte, lentement mais surement. Pour l’instant je ne fais qu’un seul constat, (le plus facile certainement) c’est qu’il est bien plus facile de critiquer et de détruire que de proposer et de construire. Mais tout ceci est intéressant, pour une fois que c’est pas un neuneu du style jean robin qui critique Alain Soral….

    • Mézigue Says:

      Accepter les compromis ne consiste certainement pas à faire une sorte de moyenne entre différentes opinions.

      A cet imbécile compte-là pourquoi, en effet, ne pas accorder autant d’audience aux thèses négationnistes qu’à la patiente et rigoureuse recherche historique ?

      Quant à la Morale, son éventuelle utilité sociale et la nécessité d’en avoir une, c’est un trop vaste sujet pour le commenter ici.

      • charles Says:

        1) Messieurs Mézigue et Paresia, pourriez vous me donner le nom d’un mec qui fait des critiques totales de la domination partant de constats exact et complet sur le monde actuel et qui en tire des conclusions valides ?
        Donnez moi un nom et je prends tout de suite! Merci

        2) Je vous cite:
        Nous avons voulu mener notre analyse avec sérieux et honnêteté. Néanmoins, nous ne pouvons nier qu’elle est guidée par un certain point de vue et par une certaine espérance. Notre point de vue est anti-capitaliste et anti-autoritaire. Notre espérance est celle d’une révolution mondiale qui améliorait les conditions d’existence du plus grand nombre, tout en le libérant des principaux périls que font peser sur lui les pouvoirs capitalistes et nationalistes, associés aux moyens de la techno science industrielle. Cette révolution, nous la voulons sociale et libertaire.

        Cela ne s’apparente ni plus moins qu’à un doux rêve non ? Ce qui est un peu mal placé dans cette réalité si dure vous ne pensez pas ?

        3) Pour rappel on est bien d’accord que « comprendre l’empire » d’alain soral n’est qu’un pamphlet n’est ce pas ?

      • paresia Says:

        @ Charles : 1) Qu’entendez-vous par « critique totale de la domination » ? Ne pensez-vous pas qu’un « constat exact et complet sur le monde actuel » est, par définition, quelque chose d’impossible ? Il y a par contre des travaux bien plus sérieux et solides que d’autres sur les différentes de formes de domination que l’on peut observer dans le monde. Par exemple, Le capital de Marx, ou La distinction de Bourdieu, sont chacun à leur façon des textes incontournables sur ce sujet, bien qu’il méritent une lecture critique. Il y en a beaucoup d’autres.
        2) Vous devriez plutôt analyser ce passage comme une marque d’honnêteté, l’auteur précise simplement « d’où il parle », et au service de quelles idées il entreprend la critique qui va suivre. Il ne prétend pas abusivement, comme Soral, être un « maître du logos », ou un « philosophe du réel » au discours rigoureusement objectif.
        3) Si vous voulez, mais en quoi cette catégorisation est-elle importante à vos yeux ?

      • Mézigue Says:

        A moi de répondre … RIRES
        1) Je ne sais pas . Le journaliste « de droite et de gauche » Alain de Benoist ?
        2) Le texte que vous citez parle « d’espérance », appelez cela « doux rêve » si ça vous convient …
        3) Oui, tout comme les pamphlets de Céline …

      • charles Says:

        1) je me suis amusé à inversé une phrase que l’on trouve dans l’introduction de comprendre comprendre l’empire qui était :
        – Par « fausse critique », nous entendons des critiques partielles de la domination qui, partant de constats exacts mais incomplets sur le monde actuel, aboutissent – de bonne ou de mauvaise foi – à des conclusions erronées.
        Le capital de marx ? le pavé de quelques milliers de pages ?? dsl mais je fais parti de cette génération que les gros livres rebutent 😉 Vous l’avez lu et ingurgité dans son intégralité ? mes respect… 😉
        Pour bourdieu j’ai un petit problème… depuis que j’ai lu son essai sur la tv et les journalistes il m’est apparut comme une personnes complètement à côté de ses pompes.(en tout cas son travail sur la télé est devenu complètement obsolète pour moi) Peut être l’est-il moins sur d’autres sujets..

        2) si la seule honnêteté suffisait pour faire bouger les choses, cela se saurait. Mais ce n’était en aucun cas une critique, d’ailleurs pour moi l’honnêteté est primordiale donc je respecte tout à fait cet idéal.

        3)vous attaquez ce livre comme si il s’agissait d’un livre d’universitaire hors il s’agit d’un pamphlet.

        petite citation trouvée sur l’internaute :
        « Le pamphlet est l’arme de ceux qui ont découvert l’erreur, pas encore la vérité. »
        Gilbert Cesbron

        phrases extraites de wiki :

        – C’est un texte à la fois court et virulent qui remet en cause l’ordre établi.
        – Il se caractérise le plus souvent par une critique du pouvoir en place. Le verbe est violent, le ton virulent, la forme courte et élancée. Le caractère explosif du pamphlet tient du fait que son auteur a l’impression de détenir à lui seul la vérité ; il jette un regard indigné sur le monde.
        Le pamphlétaire doit rétablir le vrai sens des mots qui, selon lui, a été dépouillé. Il veut faire éclater une évidence (d’où une absence de nuance) ; pour cela, il use d’un discours maximaliste et hyperbolisé. Ainsi, il se repose sur une vision du monde catastrophique annonçant la mort de quelque chose (une notion, une valeur…). Le pamphlétaire n’utilise ni argument ni preuve, il recherche l’action immédiate.
        Le pamphlet a pour but d’inciter le lecteur à agir en le poussant à l’indignation de vivre dans un « tel » monde.

        Chose que fait soral avec ce livre non ? pour moi rien ne cloche. il ne s’est pas amusé à faire un livre consistant en source ou autres trucs dont raffolent les universitaires. (je pense pas que le mot universitaire soit approprié mais je me comprends…j’espère que vous aussi)

      • paresia Says:

        @charles : Bien que j’ai indiqué être en accord avec ce texte, je n’en suis pas l’auteur et je vous conseille d’adresser vos stupéfiantes critiques directement à la personne concernée.

        Soral a bien compris que le public qu’il visait n’était pas très éduqué à la lecture, parfois fastidieuse, des textes auxquels il doit tout. Et ça l’arrange bien. Il exhorte d’ailleurs ses auditeurs vidéophiles a ne pas lire Marx. Tirez-en les conclusions que vous voulez, mais a votre place cela aiguiserait ma curiosité. Le (très court) texte de Bourdieu dont vous parlez ne permet certainement pas de juger à lui seul de la qualité de l’œuvre prolifique de cet auteur.

        La critique proposée ici n’a vraiment rien d’universitaire. Pourquoi un pamphlet ne serait-il pas critiquable ? En particulier un pamphlet politique, comme le souligne Mézigue, à visée idéologique ? L’anti-intellectualisme est un trait récurrent des idéologues d’extrême-droite, c’est bien pratique quand on veut se faire passer pour le plus clairvoyant, cultivé, etc., tout en racontant des conneries.

      • Mézigue Says:

        @ Charles
        Vous n’avez pas l’air de comprendre que ce qui chez Soral est principalement condamnable, outre ses propos antisémites, est sa prétention à avoir une réponse globale et totalisante, une réponse idéologique donc.

      • Mézigue Says:

        Paresia a bien raison de souligner que « l’anti-intellectualisme est un des traits récurrents des idéologues d’extrême-droite ». On peut ajouter que cela ne les empêche d’ailleurs pas de tenter de justifier leur irrationalisme par des arguments qu’ils croient rationnels et/ou scientifiques (ainsi « l’anthropologie biologique » raciste nazie).

        On a le même phénomène avec tous les énergumènes et autres doux dingues défendant bec et ongles les «sciences occultes», «la parapsychologie» et autre « astrologie ». Ils cherchent presque toujours à recouvrir d’une caution «scientifique» leurs spéculations délirantes et autres élucubrations.

        Il ne faut donc pas s’étonner des ponts qu’il existe entre ces milieux. Un petit ethnologue, pseudo historien (mais vrai antisémite) et idéologue de la droite radicale, Christian Bouchet en est un parfait exemple. Mais on pourrait parler aussi du livre de Guillaume Faye (ex nouvelle droite) sur les ovnis.

  55. Mézigue Says:

    Une trouvaille …

    Un beau quarteron de soraliens :

    http://rutube.ru/video/c3f23201d72c25297bb1b19b8f4af50b/#.UJe6FYZBx6s

    Entre l’ésotériste délirant, le simplet, l’ex-flic paranoïaque et le dentiste fou furieux, on hésite à dire lequel est le plus idéologiquement près du petit guru boxeur. Une vraie cours des miracles de la bêtise complotiste d’extrême-droite

    • charles Says:

      J’espère que vous vous rendez compte du peu de crédit que vous apportez en parlant avec tant de condescendance de ces personnes. En sachant que « le dentiste fou furieux » est un fou furieux opposant de l’extrême droite… Tant de condescendance et de méchanceté, si peu de tolérance et d’humilité…

      Paresia serait le gentil flic et vous le méchant… quand je vous dis que vous êtes un binôme 😉 (humour!!)

      • Mézigue Says:

        Etant donné ce que vous avez écrit ci-dessus sur Jean Robin (neuneu), vous êtes mal placé pour vous poser en Maître du respect …

        Pour le dentiste alias « Le Libre Penseur », vous avez raison, il n’est pas « d’extrême-droite » à proprement parler. Il est hors jeu politique, Il est cinglé.

  56. charles Says:

    mais moi contrairement à vous je ne suis pas l’adulte qui doit être exemplaire. 😉 c’est une vision peut être idiote mais pour moi l’adulte doit être l’exemple du jeunot

    Et l’expression neuneu n’est-elle pas plus douce que vos termes à vous ? et jamais je ne me poserais en maître du respect, bien trop présomptueux à mon goût, moi le demi adulte. llp va certes un peu trop loin des fois mais regardez le bien qu’il fait à sa communauté, il s’investit, et pas pour des raisons pécuniaires comme la plupart des politiques actuels. ça se passe du côté de marseille. 😉

    • Mézigue Says:

      Nous ne sommes pas en train de parler des éventuelles qualités humaines de ce Monsieur* mais des propos qu’il tient sur ses vidéos. Ses propos sont ceux, je le répète, d’un délirant.

      * Probablement plus importantes que celles du narcissique Soral …

      • charles Says:

        Vous Mr le méchant flic vous ne faites qu’affirmez des choses du haut de votre grandeur et cela me déplait. Un peu de modération ? un peu de nuances ? non? ces « bouseux » n’auront pas un peu de votre pitié ?

  57. Mézigue Says:

    Je conseille l’écoute de cette vidéo de Soral

    car elle permet de donner une idée assez claire de sa faiblesse intellectuelle.
    Qui ayant un minimum de formation universitaire rigoureuse, et/ou un minimum de rigueur intellectuelle et de logique, peut ne pas rester stupéfait par la stupidité de ces vaticinations pour adolescents à tendance paranoïaque ? On apprend en autres énormités que le pape actuel n’est «pas au niveau» (sic). On notera aussi le recours constant, propre au discours complotiste, à la formule «il n’y a pas de hasard».

  58. charles Says:

    Ce qui est très troublant sur ce site, c’est que depuis le temps que vous parlez de Soral ici vous ne vous rendez même plus compte d’une chose. A quel point cette page s’apparente tout simplement à un lynchage. Vous attaquez cet homme comme si il s’agissait de la plus grande arnaque des années 2000. Les termes sont tous plus condescendants les uns que les autres, tout un tas d’invectives sur cette page… Et je vous l’avoue maintenant.. Depuis que j’ai connu cette page internet je me suis rendu compte d’une chose… vous ne faites que critiquer et déconstruire mais jamais vous ne vous attardez sur le fond. (ceci n’est que mon humble avis bien sur)
    Soral anti-sémite, si vous le dites mais dans ce cas là prouvez le par A+B ! Le blabla suffit maintenant je voudrais des faits. Faits que vous allez m’avancez avec facilité n’est ce pas Messieurs ?
    J’attends vos réponses.

    ps :Tout ces grands auteurs brillants (ex : dickens) qui critiquent certains côtés des juifs, sont-ils antisémite?

    • paresia Says:

      Charles vous êtes fatiguant. A force de vous palucher devant les vidéos de votre grand maître vous perdez peu à peu tout sens critique. Vous voulez défendre votre idole, c’est votre droit, mais ici vous vous adressez à moi directement, en tant qu’auteur de ce blog. Dès votre premier message vous avez été méprisant. C’est à mon tour, vous voulez jouez au plus bête, et bien allons-y. Vous êtes un imbécile, et je pèse mes mots. Le genre d’imbécile dont Soral a besoin pour lui lécher les bottes. Vous ne vous rendez même pas compte que vous défendez des opinions racistes, aveuglé par votre fascination pour la logorrhée de votre gourou. Soral a un discours antisémite. Des preuves il y a en a par centaines. Il suffit de regarder dix minutes de n’importe laquelle de ses vidéos pour s’en apercevoir. Il ne cesse jamais de tout rapporter au soi-disant pouvoir suprême de « la communauté organisée dont on a pas le droit de parler mais dont moi Soral je dénonce courageusement les abus face à une France remplie de lopettes soumises ». Ceci est du racisme tout ce qu’il y a de plus basique. Ça fonctionne toujours de la même façon : trouver un bouc émissaire (le juif, le noir, l’arabe, le rom, etc.) et en faire la cause d’absolument tous les « problèmes ». Bien sur le raciste dira toujours, de temps en temps, que tous les noirs ne sentent pas mauvais. Le seul juif raisonnable, pour Soral, est un juif antisémite. Si après des dizaines, voire des centaines d’heures passées en extase mystique devant sa sainteté virile et modeste vous n’êtes toujours pas capable de vous en rendre compte par vous même je ne peux plus rien pour vous. Les faits sont là, mais vous êtes incapable de les voir. A quoi bon discuter avec vous ? Vous osez parler du « fond ».. de quel fond exactement ? Du fond du racisme soralien ? Le ressentiment, la volonté de puissance, l’égocentrisme, la perversité.. voilà le seul fond dont il est question ici. On peut être un auteur « brillant » tout en étant profondément raciste. Ce n’est pas le cas de Soral, tellement misérable qu’il a désormais besoin de se comparer à d’illustres antisémites pour se sentir exister.

      PS : Si vous persistez dans votre attitude enfantine et bornée je ne publierai plus vos commentaires. Vous serez le premier commentateur « censuré » sur ce fil.

  59. Mézigue Says:

    @ Charles
    Vous avez un sacré culot ! Paresia a eu la correction et l’honnêteté intellectuelle – sur aucun des forums pro-Soral, une telle liberté de contestation n’a jamais existé ! – de laisser s’exprimer ici des partisans de Soral et vous avez le culot de parler de lynchage ! Je préfère penser que vous ne savez pas de quoi vous parlez.

    Ce que vous n’avez pas l’air de bien saisir est que la différence entre quelqu’un comme Soral .et des auteurs que l’on pourrait, à bon ou mauvais droit, dire « antisémite » est que votre guru lui en fait un système idéologique total. Tout, absolument tout, de son point-de-vue, s’explique par une volonté mauvaise des « juifs » (que par peur de la Loi, il appelle « sionistes ») Si ce n’est pas le même système idéologique fermé sur lui-même qu’un petit caporal allemand frustré a exprimé dans Mein Kampf qu’est-ce que c’est ?

    Il y a des gens qui ont besoin d’un système d’explication idéologique totale. Nous n’en faisons pas partie.

  60. Mézigue Says:

    A propos de la réincarnation de ce qui serait le croisement génétique d’un Doriot et d’un Goebbels (le premier pour la brutalité oratoire, le second pour les obsessions judéophobes), quatre nouveaux liens.
    Un qui montre – s’il en était besoin … – la grande faiblesse intellectuelle du « livre » de cette marionnette nazi-communiste.
    http://www.socialisme-et-souverainete.com/article-demontage-de-comprendre-l-empire-d-alain-soral-premiere-partie-68620898.html
    Un autre que je trouve «à décharge dans la mesure où le fait qu’il ait, à cette occasion, pleuré (je crois ce témoignage vraisemblable) rend l’Alain plus humain :
    http://www.medialibre.eu/france/quand-olivier-mukuna-raconte-le-vrai-alain-soral/13188
    Et enfin un apparemment bien informé sur Soral (et tous les milieux d’extrême-droite) qui oscille entre le « potentiel comique » des soraliens (par exemple le ridicule de leurs références occultistes et ésotériques diverses) et l’étude argumentée face à ce phénomène. On peut y découvrir aussi que Soral n’est pas qu’un idéaliste mais bien un petit commerçant et un arnaqueur.
    http://danslapeaudalainsoral.wordpress.com/
    Soral en off :

  61. paresia Says:

    Bon, revenons un peu sur le « fond », si cher aux soraliens qui n’ont pas lu son livre mais attendent malgré tout qu’on leur apporte des preuves du racisme, du complotisme paranoïaque, de la malhonnêteté intellectuelle, et de la médiocrité du « style » de leur idole. J’ai récemment mis la main sur le torchon que Soral présente comme un travail sérieux. J’ai donc pu le lire intégralement, et je n’ai pas été déçu. C’est pire encore que ce que j’imaginais. Si l’on peut, dans une certaine mesure, excuser ses pitreries quand il s’agite sur son canapé, ce qu’il écrit sur le papier et présente comme le fruit d’un travail intellectuel mérite d’être sévèrement sanctionné. Ceci a déjà été (très bien) fait par les auteurs de l’article indiqué en haut de cette page. Je me contenterai donc, ici, de quelques citations, suffisamment explicites pour mettre en évidence l’antisémitisme maladif et délirant qui le caractérise et que refusent de voir ses admirateurs (voir, par exemple, les commentaires bornés de « Charles » ci-dessus).

    J’attends avec impatience que l’on m’explique en quoi ce qui suit n’est pas la manifestation limpide d’un racisme profond. Les parties entre crochets […] sont des précisions de ma part, destinées à faciliter la compréhension du discours soralien en grossissant légèrement le trait, ou en tournant son emphase en dérision. Bien sur, que les amateurs de preuves solides se rassurent, ces citations sont rigoureusement exactes, et se suffisent à elles-mêmes. Elles sont certes sorties de leur contexte (peu valorisant), mais sont surtout trop nombreuses pour être considérées comme anecdotiques.

    « Ainsi, par Vatican II, les catholiques [antisémites] sont-ils tenus de reconnaître les juifs comme leurs «frères ainés» dans l’Église, tandis que les juifs [tolérants], eux, continuent de considérer le Christ, au mieux comme un rabbi apostat ayant abjuré sur la Croix (…) » (Alain Soral, Comprendre l’empire, 2011, p.29)

    [A propos de la franc-maçonnerie] « Et ce n’est peut-être pas un hasard si le symbole de ces farouches bâtisseurs de démocratie laïque et républicaine n’est pas, comme on serait en droit de s’y attendre, le panthéon des Grecs, mais plus étrangement [quelle surprise !], le temple de Salomon… » (p.34)

    [A propos de ce que Soral nomme « la Banque », avec un grand B] « Une violence assumée et encore accrue par l’ idéologie de ses dirigeants et cadres [de « la Banque », donc], majoritairement formés à l’inégalitarisme méprisant de l’Ancien testament… » (p.48)

    Aux pages 64 et 65 nous pouvons trouver un passage titré « Le cri d’alarme de Henri Ford », faisant référence à son livre Le juif international publié dans les années 20 (et republié récemment par Soral), présenté comme l’expression typique de l’opposition du capitalisme industriel au capitalisme spéculatif (celui de « la Banque » c’est à dire de ce qu’il n’ose pas nommer la banque juive). Soral oublie bien sur de préciser que Ford, antisémite notoire, a par la suite, et en toute logique, également été l’un des principaux soutien financier américain d’un certain Adolf Hitler. Il préfère faire passer Ford, ne riez pas, pour un marxiste.

    « Maintenant que la messe du socialisme réel est dite, avec le recul du temps et l’accès aux archives autorisé par l’écroulement de l’URSS, on peut objectivement [quel joli mot] qualifier l’épopée communiste européenne au XXème siècle de « judéo-chrétienne » : juive en haut pour la volonté de domination, chrétienne en bas pour l’espoir du partage… » (p.69)

    [A propos de « l’incroyable pouvoir » de la communauté juive] « Un pouvoir logique, si l’on songe à la puissance que procure l’addition, au sein d’une même communauté organisée : – des liens du sang (la qualité de juif se transmettant héréditairement par la mère) ;
    – d’une foi plurimillénaire fondée sur le projet clairement établi
    [par Soral lui-même je suppose, une illumination, certainement] de la domination (destin historique promis par Dieu au peuple élu) ;
    – du cosmopolitisme (cette communauté organisée étant présente au sein de la plupart des nations, et particulièrement des nations développées
    [et supérieures], pour faire d’elle la «communauté internationale» par excellence) ;
    – et de la pleine maîtrise de la modernité
    [!] : finance, médias et sciences.
    Une combinaison de solidarités ethniques, religieuses et de classes qui en fait logiquement le réseau des réseaux
    [la logique est limpide, n’est-ce pas ? ]. Un réseau d’une puissance telle qu’aucun cinéaste [antisémite] ne se risquerait à produire sur lui une fiction comparable à celles qui pullulent pourtant sur la mafia sicilienne. Un réseau d ‘une puissance telle que, malgré son omniprésence et son omnipotence avérées [toujours cette fameuse illumination] dans tous les secteurs clefs de la finance, de la politique, des médias et des sciences, rien que l’idée d’évoquer publiquement son nom provoque, chez l’individu [antisémite] conscient de la fiction qu’est en réalité notre démocratie de la liberté et de l’égalité, «stupeur et tremblement », comme le pauvre burakumin soudain mis en présence de l’empereur du Japon ancien… » (pp. 109, 110)

    Vous avez sans doute remarqué que Soral termine chaque paragraphe (j’en cite souvent la dernière phrase) par des points de suspension, manifestant par là, à n’en pas douter, sa prudence face à la puissance de ce réseau omnipotent. Il serait tout-à-fait malhonnête d’y voir de la lâcheté, et parfaitement tendancieux d’en déduire qu’il laisse à ses lecteurs le soin de tirer les conclusions (profondément racistes) qui s’imposent à ses délires. Perversité ? Non, pragmatisme, évidemment…

    [A propos du communisme] « Une collusion entre mondialistes de droite et internationalistes de gauche -en réalité tous cosmopolites- rendue d’autant plus facile qu’ ils sont souvent issus, comme le démontre l’Histoire, de la même communauté [toute puissante]… » (p.127)

    « Socialisme réel qui se révèlera non pas, au final, la volonté d’émancipation du monde ouvrier, mais la volonté de domination de cosmopolites et de déclassés manipulant la légitime souffrance [!] ouvrière contre la fautive bourgeoisie chrétienne [chère à l’auteur]… » (p.131)

    [A propos du néo-libéralisme] « Une flopée de sociaux-traîtres dont énumérer les noms évoquerait immédiatement la liste de Schindler… » (p.134)

    « Une nouvelle caste de ploucs prédateurs assumant fièrement la nouvelle idéologie nomade chère à Jacques Attali. Idéologie faite d’inégalités sociales, masquées par un antiracisme métisseur ; soit en réalité, l’apologie d’un monde désormais fondé sur le capitalisme purement spéculatif, donc le refus de tout ce qui prend sens dans la durée: cultures enracinées et perspectives historiques [consanguines]… »(p.140)

    [A propos des « clercs » antifascistes] « Un vaste réseau réunifié de professionnels de la propagande et de la manipulation de masse, désormais intégralement au service du camp libéral, atlantiste et sioniste, incarné chez nous par les [juifs] Cohn-Bendit, Glucksmann, BHL, Kouchner, Adler, Attali et autres Alain Minc… tous ennemis déclarés du peuple, qualifié de « populiste» [!], et de la nation considérée comme intrinsèquement « fasciste et réactionnaire». » (p.160)

    « Un harcèlement méthodique consistant à pousser littéralement le clerc resté libre et intègre à craquer psychologiquement ; par exemple en le traitant d’antisémite, même s’il est marxiste et juif comme Edgar Morin [remplacer par Alain Soral], en espérant qu’il le devienne… [si Soral est antisémite, c’est donc de la volonté même des juifs et autres antiracistes, CQFD]«  (p.163)

    « (…)il fallait forcément que Dreyfus fût innocent pour qu’il y ait « affaire» ; puisque si Dreyfus avait été juif et coupable, le monde n’en aurait pas plus entendu parlé que s’il avait été innocent, mais breton. »(p.165)

    Rappelons brièvement au lecteur, pour le convaincre de la stupidité de l’affirmation ci-dessus, que l’affaire Dreyfus a éclaté à la fin du 19ème siècle, à une époque où l’antiracisme (juif) que critique Soral n’existait pas, et où la presse antisémite, de droite comme de gauche, se vendait très bien.

    « (…) Sarkozy: margoulin aux origines et allégeances douteuses (…) » (p.175)

    « Un antiracisme désormais seul combat du PS en cette période de liquidation de l’industrie et de chômage de masse ; soit l’ interdiction faite au peuple ouvrier [raciste] de contester l’envahissement du pays par un tiers-monde hostile : immigrés désormais sans travail mais élevés dans la haine de la France par le catéchisme anticolonial. » (p.181, 182)

    Il va sans dire que les résultats électoraux du Front National soulignent de façon éclatante ce remplacement du (gentil) racisme franchouillard par le (méchant) racisme issu de l’immigration. Soral est ici en parfait accord avec Alain Finkielkraut, dont il a cité quelques pages plus tôt une phrase particulièrement stupide (je n’ai malheureusement pas pu en vérifier la source).

    « (…) le renoncement à la France par son peuple travaillé au corps depuis plus de vingt ans par le jeunisme, le féminisme, la « rigueur économique», le métissage [!] et l’antiracisme [qu’on se le dise, le racisme de Soral ne se limite pas qu’aux juifs, bien qu’il cherche à s’en défendre dans les pages qui suivent en fustigeant Finkielkraut]. » (p.188)

    « (…) la chambre à gaz prend désormais la place du corps, introuvable [clin d’œil très fin au négationnisme], du Christ ressuscité… » (p.204)

    « Il apparaît que le politiquement incorrect [comprendre la bêtise politique] – que ce soit l’affirmation de l’existence des races (différence des communautés ethno-culturelles), l’affirmation de l’inégalité des sexes (différence masculin/féminin) ou encore le révisionnisme historique généralisé (sens de l’Histoire, Shoah,11 septembre … )- loin d’être de la démence ou de la provocation gratuite [bien sur que non Alain, pour toi c’est un business], n’est jamais que la réaction d’insoumission des esprits encore libres et en bonne santé [il faut bien attirer des clients] face à cette idéologie totalitaire du mensonge et de l’absurdité. » (p.205)

    [A propos des français musulmans, que Soral classe en deux catégories, « islamo-racailles » et « patriotes musulmans »] « (…) dans ce combat pour la France [fasciste], nous devons apporter tout notre soutien aux premiers : ces patriotes musulmans [réactionnaires] qui travaillent [par amour pour la patrie], entreprennent [par amour pour la patrie] et ramènent des médailles pour le drapeau dans les compétitions sportives… Comme nous devons rompre désormais avec toute dialectique de l’excuse, être intransigeant avec les seconds [les autres, les affreux délinquants irrécupérables] qui se comportent eux, n’en déplaise à la confuse et manipulée Houria Bouteldja, comme une horde de sous-chiens [ici, contrairement aux propos oraux de Bouteldja, pas de confusion possible : Soral qualifie bien de sous-merdes une bonne partie -si ce n’est la majorité- des français musulmans, en tous cas tous ceux qui ne sont pas « patriotes » ]. » (p.236)

    Je crois qu’on peut s’arrêter là. Si ceci ne vous suffit pas je vous renvoie à la lecture de son livre (que l’on peut facilement se procurer gratuitement). Il n’est pas simplement raciste, il est également très bête, et de ce fait involontairement comique. Un mélange de stupidités, de non-sens, de prétentions risibles, de contradictions, et d’erreurs factuelles confondantes… On pourrait multiplier les séries de citations amusantes (ou consternantes). Les rares phrases qui sont à peu près potables sont des emprunts grossiers (si certains auteurs sont cités dans le texte, Soral se garde bien de préciser la moindre référence, qui mettrait en évidence la médiocrité de son « travail »).

  62. Mézigue Says:

    Pour découvrir ce que pensent et comment pensent ceux qui sont séduits par Alain Soral :
    http://tatamoche.blogspot.fr/2012/12/dialogue-avec-un-soralien-n1.html
    http://tatamoche.blogspot.fr/2013/01/dialogue-n-2-avec-un-soralien.html
    http://tatamoche.blogspot.fr/2013/01/entretien-n3-avec-un-soralien.html
    Un fil complet (avec une multitude de liens) sur «l’agitateur d’idées» :
    http://tatamoche.blogspot.fr/2012/12/alain-soral-est-il-un-brave-garcon.html
    Une analyse magistrale des grossiers procédés rhétoriques qu’emploie le penseur pour adolescents :
    http://tatamoche.blogspot.fr/2013/01/le-sophiste-soral-se-fait-deculotter.html

  63. roger Says:

    bonjour,
    après la lecture de cette page, une idée est venue se glisser dans ma réflexion, mégère au début puis paraissant évidente ensuite: Chaque « eveil » politique ou idéologique suit un parcours avec des étapes souvent similaires d’un individus à l’autre. Découverte des rapport de force, puis du marxisme, puis communisme, suivit d’une opposition au communisme, puis ouverture vers ce qu’on considérait comme « l’ennemi » d’avant, etc.
    Un personnage comme Soral à suivit ce parcours de chercheur d’une vérité toujours plus vrai que la précédente comme bon nombre d’entre nous ici je crois.
    Voici l’idée: cette image de plus en plus caricaturale dans laquelle s’enferme Alain ne nous offrirait-elle pas l’opportunité de franchir une étape dans notre évolution ?
    Nous discutons tous ici de la frustration venant du fait de s’être laissé apprivoisé par un discours.

    En discutant avec de jeune pro soral virulent, comme avec des anti virulent tout autant, j’ai eu l’impression que les uns et les autres jouaient avec à adoré ou détester un culte du style « je crois en soral » ou bien « non je n’y crois pas ». Ceux qui aime sont sensible au marketing ER qui nous vend sa personnalité, ceux qui n’aime pas sont nourris à coup d’argument médiatique.
    finalement, très peu arrive à une lecture autonome de ses analyses, lecture ne pouvant se faire qu’en lisant des livres d’une part et en vieillissant un peu d’une autre.

    Nous verrons bien dans dix ans si Soral&co tourne en secte/milice, ou si la compréhension de la personnalité de Soral aura aidé comprendre un plus cette société du spectacle dans laquelle nous vivons.

    Bien à vous
    ROGER

  64. paresia Says:

    Bonjour Roger,

    Je vous remercie pour votre commentaire.

    Je dois d’abord vous dire que j’ai un peu hésité à le publier. Comme vous avez pu vous en rendre compte à la lecture de cette page, et en particulier des derniers commentaires, ma « politique » de modération a un peu évolué avec le temps. Je deviens plus exigeant. Parce que l’essentiel a été dit, parce que la bêtise des adorateurs de Soral me fatigue, et parce que certains d’entre eux sont tout simplement incapables de respecter les règles élémentaires de l’honnêteté intellectuelle et de la courtoisie. Mais il semble que ce ne soit pas votre cas, et je vous en félicite.

    Plusieurs choses dans ce que vous écrivez trahissent malgré tout, à mon sens, un certain manque de recul sur le sujet :

    1 – Vous ne semblez pas douter du fait que Soral soit un « chercheur de vérité ».
    2 – Vous mettez sur le même plan les « pro » et les « anti ».

    Soral (qui comme vous le dites paraît enfermé dans une vision du monde caricaturale) est justement l’exact contraire d’un chercheur de vérité. Il est bloqué sur la route de la vérité. Et sur cette route, être bloqué signifie tout simplement renoncer à la vérité. Il n’y a pas d’un côté ceux qui sont sur cette route et ceux qui n’y sont pas. Tout le monde y est. Certains avancent, d’autres pas, là est la bonne distinction à faire.

    Il existe indéniablement un groupe plus ou moins vaste et cohérent de « fans » de Soral, assez actifs sur le web en particulier. Les « anti-soral » ne sont qu’un fantasme de ces derniers.

    • roger Says:

      Bonsoir Paresia.
      Ce qui pourrai passer pour un « manque de recul » viens peut être du fait que je prétend ne détenir aucune vérité. Partisan du doute critique, je ne rejette ni n’accepte rien « par principe » je croit que rien n’est définitif.
      Tout est en évolution constante, les idées et les hommes qui les portent.
      On peut être agent manipulé ou conscient un jour, puis vrai résistant plus tard, pour retomber dans la malhonnêteté ensuite. Je suis d’accords avec vous que tout le monde est sur la même route, mais je pense que le trajet est plus complexe que rouler ou s’arrêter: on peut emprunter un échangeur et tourner en rond sans pour autant faire du sur place.
      Cette situation ce présente à tout le monde un jour ou l’autre, mais la remise en route est possible à chaque instant, enrichit (ou aigrit) de ce temps passé à tourner en boucle.

      Je pense que du débat sans fin de l’honnêteté ou non de Soral, devrait rester les faits objectifs: Oui il pénètre facilement dans des esprits déjà fragile et après avoir les avoir formé, il les formate. Mais son travaille de revue de presse orienté (car il n’y a pour moi pas plus que cela) l’amène à faire ressortir et renaitre des Guillemins ou des Déproges à une génération qui a du mal à chercher ce qu’elle n’a pas appris à trouver.

      Pour conclure, Soral s’est donné une stature de prophète en quelques années, libre à lui d’en abuser et de finir dans une poubelle à therme, ou bien d’agir en responsable avec ses « soldats » en transcendant son ego, sa frustration, sa haine et ses limites, en leurs rendant leur liberté intellectuelle.
      Si pour beaucoup ici la question est tranché depuis le début, pour ma part je laisse la porte ouverte, « c’est dans la merde que poussent les plus belles fleurs ».

      merci pour l’espace de débat
      ROGER

      • paresia Says:

        Vous pourrez toujours trouver du bon (en cherchant bien) chez la pire des crapules. Mais est-ce une bonne raison pour fréquenter un tel personnage ?

        Il n’y a pas, pour moi, de débat sur l’honnêteté de Soral. Qu’il soit honnête ou non importe peu. Les faits sont là : son livre véhicule une idéologie raciste, comme le montrent clairement les citations ci-dessus. Que ce livre ou ces vidéos de « revue de presse » soient l’œuvre d’un manipulateur pervers ou celle d’un honnête fasciste importe peu. Le racisme est abject, stupide et dangereux, il n’y a aucun doute sur ce point. D’ailleurs je ne pense pas que vous en doutiez.

        Vous espérez que Soral s’améliore et tente de réparer les conséquences de ses bêtises. Je l’espère aussi, dans la mesure du possible. Mais votre optimisme (vous n’êtes donc pas un sceptique pur et dur) vous fait manquer de vigilance. A côté de la mort (poubelle) et de la métamorphose (prise de conscience) l’hypothèse la plus probable reste la persévérance : qu’il continue tout simplement à faire ce qu’il fait jusqu’à présent (et je ne parle pas de ce qu’il pourrait arriver de pire).

  65. Anonyme Says:

    Bonjour Paresia. Vous êtes là ?

  66. Lavercandière Says:

    En un sens, Soral peut se dire « maître du Logos ». Mais il s’agit lors d’un Logos qui est affaire de maîtrise, témoin d’une impuissance à penser autrement qu’en terme de stratégie de pouvoir. Cependant, à la différence de ces sophistes que vous invoquez pour qualifier l’indigente prose de Soral, le discours de ce dernier n’a pas à proprement parler de contenu. Dans la Grèce antique, les enjeux politiques étaient posés; ceux que la tradition philosophique appelle les sophistes s’appuyaient sur une réalité qu’ils déformaient selon les impératifs du moment, à l’aide de ce que Platon appelait la rhétorique. Chez Soral, on peut à peine parler de rhétorique ; son discours, forme publicitaire et promotionelle tournant à vide, est ce qui reste d’un discours lorsque toute réalité s’évanouit dans la profusion des signes. Soral est moins qu’un sophiste ; son babillage régressif est loin d’être un discours — et il n’est nul besoin de le qualifier (sophistiquement) de sophiste pour lui donner plus de lisibilité; puisqu’il est illisible.

    • paresia Says:

      Merci pour votre commentaire.

      Oui cette qualification est sophistique. Mais comment montrer à ceux qui croient lire quelque chose dans ce babillage qu’ils perdent leur temps ? Faut-il y renoncer ?

      • Lavercandière Says:

        Si renoncer c’est pointer la bêtise de tel propos en faisant tapis sur l’intelligence du lecteur, alors ce renoncement n’est que la politesse des puissants; et il n’est dès lors nul besoin pour cela de renvoyer à la vieille histoire du sophiste et du philosophe qui cherchent respectivement la baguette et la règle.

        Au plaisir de vous lire.

  67. Anonyme Says:

    il est drôle de s’apercevoir que l’individu se sert de l’outil d’analyse marxiste, tout en déconseillant à ses fidèles de le lire, et en arrive à un « choc des civilisations » la ou marx arrivait à une lutte de classes!
    merci pour ce fil.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s