Paresia

On ne peut voir qu'on ne voit pas ce qu'on ne voit pas..

Alain De Benoist et Philippe Simonnot : débat sur la décroissance 9 juillet 2010

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Débat organisé par Jean Robin, qui est un éditeur insignifiant, un essayiste médiocre obnubilé par l’Islam et le soi-disant « choc des civilisations » (voir son site ici)… Malgré tout j’ai trouvé ce débat original.

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Nous avons donc ici un anarchiste libéral contre la décroissance (Simonnot) face à un nationaliste* anti-impérialiste pour la décroissance (De Benoist). Ça change des discussions entre soixante-huitards frustrés et jeunes cons libertaires..

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* Correction : Alain de Benoist n’est pas nationaliste ! (voir les commentaires) … mais il a des liens troublants avec l’extrême droite politique.

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14 Responses to “Alain De Benoist et Philippe Simonnot : débat sur la décroissance”

  1. Albert Says:

    Alain de Benoist « nationaliste anti-impérialiste  » ? On voit que vous êtes bien informé …

    Il faut dire que quelqu’un qui trouve intéressant un tel débat montre quelles sont ses capacités de réflexion.

    Pauvre Alain de Benoist ! En être réduit à discuter (dans un dialogue de sourds) avec un brave con sur le site d’un imbécile, montre qu’il « vieillit mal » …

    • paresia Says:

      Donc d’après vous Alain de Benoist n’est ni nationaliste, ni anti-impérialiste ? C’est fort possible, mais mes faibles capacités de réflexion m’empêchent de voir en quoi je me trompe. J’espère que votre précieuse intelligence saura mettre en lumière cette odieuse méprise.

      A propos du débat en question, tout dépend de quel point de vue on se place. Personnellement je suis très méfiant vis-à-vis de la décroissance. Mais je suis en total désaccord avec la posture néo-libérale de Simonnot (sur celui-là je ne me suis pas trompé ?).

      Je vous accorde que le « niveau » de la discussion n’est pas exceptionnel. Cependant ce genre de débat a plutôt eu lieu « à gauche » ces derniers temps, et je trouve intéressant de noter qu’il penche à droite.

      Quand à l’imbécile, je crois que les plus cons peuvent en apprendre beaucoup aux plus sages.

      • Jean Robin Says:

        Vous confondez un peu tout …

        Pour les orientations idéologiques d’Alain de Benoist, il ne s’agit pas de « capacités de réflexion » mais tout simplement de se renseigner de façon correcte. Dire qu’il est un « nationaliste anti-impérialiste » est tout simplement une bêtise. Alain de Benoist N’EST PAS NATIONALISTE. Même le plus stupide des antifascistes primaires sait cela.

        Vous en avez beaucoup des banalités relativistes et creuses comme « tout dépend de quel point de vue on se place » ?

        Je ne sais pas ce que veut dire « je suis très méfiant vis-à-vis de la décroissance ». Si vous aviez réellement compris le pourquoi et le comment de l’idée décroissance, vous n’écririez pas une telle phrase.

        Pas de chances, vous vous êtes également trompé sur Philippe Simonnot ! Dire que cet ancien journaliste du Monde et de Politis serait un « néo-libéral » est du plus haut comique.

        Pour votre gouverne Philippe Simonnot est un vieux « complice » d’Alain de Benoist. La preuve en est qu’on retrouve un de ses textes (il est meilleur à l’écrit qu’à l’oral) dans un ancien numéro de la revue Krisis, une des revues du second (La beauté de l’argent, L’argent ? – n°12, 1992). Si vous vous imaginez qu’Alain de Benoist aurait laissé s’exprimer un « néo- libéral »(au sens classique) dans sa revue, vous n’avez rien compris, là aussi, à sa démarche de publication…

        Ce n’est pas une « discussion », c’est un dialogue de sourds. C’est d’ailleurs toujours ce qui se passe quant on met deux personnes de niveau différent face à face. C’est la raison de mon « pauvre Alain de Benoist ! » (Qui à côté de ses « conférences » chez les partisans du « gesticulateur » d’extrême-droite Alain Soral, trouve aussi le moyen de s’exprimer sur le site d’un âne)

        Merci de me confirmer par votre « je crois que les plus cons peuvent en apprendre beaucoup aux plus sages » quel sorte d’imbécile et de vaniteux très hypocrite vous êtes.

        Entre nous vous vous vexez pour par grand-chose…

        A la prochaine mon bon.

      • paresia Says:

        Je ne me vexe pas, j’essaye de vous comprendre, et votre ton méprisant ne m’y encourage pas beaucoup. Vous n’êtes certainement pas Jean Robin, pourquoi prendre ce nom ?

        Alain de Benoist n’est pas nationaliste. Soit, mais disons qu’il en est proche (il est quoi, « européiste » ?) Réduire De Benoist et Simonnot à ces courts qualificatifs est très certainement réducteur, mais je n’ai pas trouvé mieux. Je cherchais simplement à les présenter rapidement.

        Le libéralisme d’un journal comme Le Monde ou d’une revue comme Politis n’est selon moi plus à démontrer. C’est la face « molle » du néo-libéralisme, qui se cache derrière le socialisme et le républicanisme pour avancer. Les néo-libéraux n’ont jamais eu réellement le pouvoir en France, mais leurs idées passent quand même. Il me semble que Simonnot pousse sa défense du libéralisme assez loin, et De Benoist est en total désaccord avec lui sur ce point. Le fait qu’il ai pu s’exprimer dans la revue Krisis en 1992 me semble un peu léger pour soutenir qu’il s’agit de « vieux complices ».

        Je n’ai peut-être rien compris à la décroissance, mais vous ne m’en apprenez pas beaucoup. La plupart des discussions sont des « dialogues de sourds ». Notamment les discussions politiques. Certaines sont tout de même plus intéressantes que d’autres. C’est le contexte, le décor, et les personnages qui sont intéressants, ainsi que les réactions qu’il suscite. Vous avez parfaitement le droit de ne pas trouver ce dialogue intéressant, mais ne dénigrez pas tous ceux que ça pourrait intéresser.

        La dernière phrase de mon message précédent était une simple critique de l’insulte que vous avez adressée à Jean Robin. Je ne vois pas en quoi cela fait de moi un « hypocrite vaniteux ». Imbécile, peut-être, mais je ne crois pas transpirer le mépris.

  2. Nicolas Sarkozy Says:

    Un bon point pour vous ! Vous vous vexez un peu facilement mais vous ne vous énervez pas.

    Vous vous « vexez » puisque vous croyez que j’ai un « ton méprisant » alors qu’il n’en est rien et que ce n’est qu’un test pour voir votre réaction (finalement mesurée).

    Pour jouer le « jeu du mépris » il faut être deux; Un qui méprise ou fait semblant et un autre qui entre dans le jeu du premier.

    Pourquoi pensez-vous A PRIORI que « je suis » réellement méprisant envers vous alors que je ne vous connais pas ? Ne serait-ce pas parce que VOUS, vous entrez dans le jeu ?

    Pourquoi le pseudonyme de « Jean Robin » ? A votre avis ? N’est-ce pas là aussi parce que je prends très peu au sérieux les échanges sur les blogs ? Où avez-vous vu que les « rencontres » sur le net devaient obéir aux mêmes règles d’authenticité que dans le réel ?

    Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire que d’être « proche » (sans l’être) d’être « nationaliste » !!! ? Alain de Benoist N’EST PAS NATIONALISTE (bis), PAS DU TOUT. C’est même certainement sur une échelle du sentiment nationalitaire un de ceux qui est le plus éloigné du « nationalisme » (au sens admis par l’immense majorité de ceux qui s’intéressent à l’histoire des idées politiques).

    Pour les présenter rapidement, vous pouviez tout aussi bien (bien mieux en fait) ne pas les présenter du tout. Ce qui permettait à vos lecteurs de ne pas avoir d’opinion préconçue sur les personnes qu’ils s’apprêtent à écouter. ..

    Le problème est de savoir si, d’une façon générale, vous préférez une demi-vérité (dont une demi fausseté), un effort vers plus de vérité (mais il faut alors mieux se renseigner) ou ne rien dire.

    Le Monde est un quotidien et Politis un hebdomadaire (et non une « revue » …) quant à dire que l’un comme l’autre seraient DOCTRINALEMENT « libéraux », c’est une galéjade.

    Manifestement vous confondez le libéralisme comme doctrine économique et le libéralisme comme doctrine politique. Pour les deux, et pour autant que l’on puisse coller une étiquette politique – particulièrement au second -, c’est faire injure à la pluralité d’opinions qu’on peut y trouver que de les réduire à être des « suppôts » du « libéralisme ».

    Vous n’avez pas compris. C’est parce que s’étaient DEJA de « vieux complices » à l’époque du numéro de Krisis que de Benoist à fait paraître un article de Simonnot dans sa revue.

    Vous me semblez un peu naïf sur l’arrière-scène de ces faux débats …

    Sur la Décroissance comme idée, il y a de bons livres (Commencez par ceux de Serge Latouche et les articles de la revue Entropia). Je ne suis pas votre pédagogue et n’avais aucun intention en ce sens.

    Vous pouvez également lire le (bon) livre d’Alain de Benoist sur le sujet …

    Si les discussions politiques sont « intéressantes » ce n’est que comme illustration de la plus ou moins grande « habilité » rhétorique et sophistique de ceux qui s’y adonnent. Je n’y vois, pour ma part, aucun intérêt.

    Ici, cette discussion aurait pu être intéressante dans la mesure où ce thème de la Décroissance – qui dépasse une simple « opinion politique »- est en lui-même intéressant.

    Mais encore eut-il fallu que face à de Benoist, il y ait une personne connaissant un peu le sujet et capable de le traiter autrement que comme un (petit) économiste.

    C’est là toute l’imbécillité d’un profond crétin comme Jean Robin qui SINGE le journalisme mais ne réussit qu’à être encore plus médiocre que les « professionnels » (ceux qui connaissent un minimum leur métier).

    « Insulte » ? Le problème est qu’aujourd’hui, presque plus personne n’ose dire à un crétin qu’il est un crétin.

    Immédiatement la personne joue à la pauvre victime et il se trouve toujours un témoin – comme vous ici – pour dire qu’il y a là « insulte » et que c’est « grave » et « immoral ».

    Si j’ai parlé « d’hypocrite vaniteux », c’est parce que tout en sachant apparemment que jean Robin est fort limité intellectuellement, vous faites semblant de le défendre.

    En d’autres termes vous vous pensez certainement supérieur à lui sur le plan de l’intelligence (ce qui est probablement vrai et, de toutes façons, pas bien difficile …) mais vous n’osez pas l’avouer.

    Mais j’ai « fauté » et je rectifie donc. A plus proprement parler, vous n’êtes pas un « hypocrite vaniteux », vous êtes un orgueilleux (ce qui n’a rien d’immoral) un peu hypocrite.

    • paresia Says:

      Disons que vous êtes provocateur. En vérité je suis agréablement surpris par votre commentaire, bien que je ne comprenne pas bien l’intérêt de ce « test ».

      Je n’ai jamais pensé que vous étiez « réellement » méprisant, là c’est vous qui tombez dans votre propre piège. La question sur le pseudonyme était rhétorique, afin de faciliter la lecture du blog.

      Donc vous ne prenez pas au sérieux « les échanges sur les blogs ». Vous êtes pourtant le premier à réagir aussi longuement à un article depuis l’ouverture de ce blog.

      Ce qui rapproche De Benoist, à mes yeux, de l’idéologie nationaliste, c’est sa défense de l’identité européenne. Cependant il est également très critique envers le néo-impérialisme occidental, ce qui le rapproche des extrêmes (droite ou gauche) sur l’échiquier politique français, tandis que Simonnot est plus au centre.

      Mais vous avez raison, il n’est pas à proprement parler nationaliste.

      Je préfère dire des conneries plutôt que de me contenter de les penser. C’est toujours intéressant d’être mis face à ses propres contradictions.

      Je n’ai pas dit que Le Monde ou Politis étaient « doctrinalement libéraux », je note simplement qu’ils laissent une bonne place aux points de vues libéraux. Tout comme Libération, le Figaro, le Nouvel Observateur.. Le libéralisme n’a pas de presse grand public fondamentalement partisane en France (en tout cas je n’en connais pas) , mais les idées libérales sont largement répandues.

      Je crois que les doctrines économiques sont subordonnées aux doctrines politiques. Le libéralisme économique n’est qu’une conséquence du libéralisme politique. Le libéralisme classique est d’ailleurs (quasi) unanimement accepté par la classe politique. Cet unanimisme soutient indirectement les idées néo-libérales, plus rares mais bien présentes.

      Ce que j’appelle néo-libéralisme est l’influence de l’idéologie anarcho-capitaliste (Hayek, Friedman) qu’on présente à tort comme un simple « libéralisme ». L’ultra-libéralisme économique provient de cette idéologie politique, encore très influente.

      Vous n’avez peut-être pas remarqué mais j’ai entamé sur ce blog une discussion autour des livres de Serge Latouche. L’intérêt de cet « article » était principalement de pousser les lecteurs vers celui de De Benoist.

      Vous avez quand même remarqué que je ne prend pas Jean Robin très au sérieux. Je ne cherche en aucun cas à prendre sa défense, le ton méprisant et les insultes me dérangent surtout vis à vis des lecteurs du blog. Rien de très grave là-dedans.

      Orgueilleux surement, mais pas plus que vous. Hypocrite ? J’essaie en tout cas d’être sincère. Mais si tout ça est parfaitement virtuel, quelle importance ?

  3. Mézigue Says:

    L’intérêt du « test », c’est de ne pas perdre mon temps avec quelqu’un qui n’est pas suffisamment assuré de lui-même et dont les réactions vont être disproportionnées à ce que je peux être dans l’éventualité de lui dire de négatif sur lui-même ; et ce d’une façon qui sera forcément un peu « brutale ».

    En effet, vous savez certainement que les échanges sur le net ont des caractéristiques différentes de celles que l’on a dans le réel à cause notamment de l’impossibilité qu’il y a donner des indications annexes (mimiques, ton, connaissance du contexte, connaissance du caractère de la personne à qui l’on s’adresse, etc, etc) qui permettent de comprendre DANS QUEL ESPRIT est dit ce qui est dit.

    L’expérience m’a montré qu’une discussion avec une personne, qui réagit mal (de façon agressive) au premier mot un peu fort que je lui adresse, se terminera forcément mal. En effet, elle montre par là premièrement qu’elle n’est pas suffisamment assurée d’elle-même (mature), comme je l’ai dit plus haut, et deuxièmement qu’elle n’a pas encore bien compris la nature des échanges sur internet ; que donc comme une majorité, elle est potentiellement capable de s’énerver (bêtement) derrière un écran.

    C’est la connaissance de ce que l’on pourrait nommer la « Loi du potentiel agressivité » (Une sorte de Loi de Godwin … en plus subtil) qui me fait agir ainsi.

    Une petit dose d’agressivité ou de provocation et je vois ainsi rapidement si la personne est capable de comprendre le fond de ce que j’écris (car il ne s’agit jamais de ma part de pure agressivité ou « d’insultes gratuites ») ou de ne s’attacher qu’à la forme.

    Un exemple en est sur votre phrase suivante (« Je n’ai jamais pensé que vous étiez réellement méprisant »). Effectivement vous ne l’avez peut-être pas penser mais vous l’avez écrit ou, plus exactement, vous avez écrit que mon TON était méprisant vous attachant dont plus à la forme de ce que je disais qu’au fond.

    Je vous fais également observer qu’un des problèmes de la communication se trouve bien là. Comment faire pour ce que l’on écrit ou dit soit bien le reflet au plus près de ce que l’on « pense » ?

    Je ne sais pas trop ce que veut dire cette expression TOUTE FAITE que l’on entend de plus en plus aujourd’hui qui réduit ce que l’on entendait hier derrière le mot « rhétorique » à n’être qu’une sorte de chose sans importance ; une phrase dont il ne faudrait pas tenir compte en quelque sorte (?). Si elle a trait à quelque chose de « sans importance », pourquoi alors la prononcer ?

    La question du pseudonyme, si elle est ailleurs, est ici dans importance. Un lecteur qui serait assez sot pour ne pas comprendre en lisant nos échanges qu’il s’agit de deux personnes et non pas d’une multitude ne peut être qu’un âne Franchement qu’est-ce que cela ajouterait ici de savoir que vous êtes Monsieur prénom X et nom X et de même pour moi ?

    Oui je persiste à dire que l’immense majorité des « dialogues » (échanges) sur les blogs, sites et forums n’en sont pas ; qu’ils ne sont, bien plus que dans la réalité, que des monologues. Je ne vois pas ce qu’il y a de contradictoire avec le fait que j’écrive longuement ici ou ailleurs. Si je peux me permettre une comparaison qui pourra paraître singulière, c’est comme pour les relations amicales et amoureuses. Ce n’est parce que l’on est souvent déçu que cela nous empêche de continuer à chercher de nouvelles relations. Comme le besoin d’affection (en donner, en recevoir), le besoin de « communiquer » est humain. Internet a bien des défauts, mais il faut lui reconnaître un avantage dan ce cas précis : cela met en relations des gens qui n’aurait très probablement pas eu, pour de multiples raisons, l’opportunité de l’être dans le réel.

    Ce que vous dites de De Benoist, quant à la similitude idéologique qu’il aurait avec le nationalisme proprement dit, n’est pas entièrement faux. Il y a, semble-t-il chez lui et chez les gens de la nouvelle droite, une transposition du sentiment identitaire nationalitaire à celui d’une défense de l’identité européenne. Mais dans les deux cas, c’est un rejet de ce qui pousse à la mondialisation et de ce que l’on pourrait appelé un « humanisme cosmopolite » (le fait de considérer que tout homme et toute femme, quelque soit son lieu de naissance sur Terre, devrait pouvoir avoir des possibilités de vivre similaires et ce qu’il faut viser – quant bien même ce serait très lointain – c’est la progressive abolition des frontières, réelles ou symboliques entre les hommes).

    La topologie politique (le fait d’étiqueter des positions et des hommes politiques) ne me semble pas très intéressante mais néanmoins ce que vous dites sur un Simonnot qui serait plus « au centre » et un De Benoist plus proche des extrêmes, me semble juste. Avec un bémol toutefois. Bien que partageant un « extrémisme des idées » – que je préfère appeler plutôt une « force » des idées car le mot « extrémisme » me semble trop disqualifiant – je ne crois que l’on puisse placer, sauf à comparer seulement les mots et non le sens de ce qu’ils recouvrent, l’extrême-droite sur un pied d’égalité avec l’extrême-gauche. Que je sache, partout et toujours, la première, quant bien même elle aurait eu au départ des intentions honorables, a fini par être du côté des puissants alors que la seconde, à qui il serait parfaitement malhonnête de reprocher les crimes du stalinisme, a toujours eu des aspirations plus généreuses.

    L’histoire de la Guerre d’Espagne est, à ce sujet emblématique. Je ne crois pas qu’aujourd’hui les choses aient changé. Un homme comme le politicien italien Fini en est la parfaite démonstration.

    le rapport entre ce que l’on pense et ce que l’on dit, et inversement, est plus complexe que vous semblez l’appréhender. Ce qui est certain, ce qu’à force de dire des conneries, on peut finir aussi par les penser. En d’autres termes, c’est, à mon avis, en s’appliquant à bien formuler ce que l’on va dire (ou plutôt ici écrire) que l’on peut finir par penser de façon plus correcte et précise.

    Vous n’avez certes pas écrit que « Le Monde ou Politis étaient doctrinalement libéraux », vous avez écrit : « Le libéralisme d’un journal comme Le Monde ou d’une revue comme Politis n’est selon moi plus à démontrer ». C’est pour cela que je vous ai incité à préciser les choses. Ce que vous avez fait. Je vous en remercie.

    Mon intention en vous demandant de préciser les choses vient de ce que je méfie de l’ambiguïté VOLONTAIREMENT soutenue par les « extrémistes » (de droite comme de gauche) entre le libéralisme au sens politique et le libéralisme au sens de la doctrine économique la plus avancée – et effectivement très présente comme vous l’écrivez (le néo- libéralisme et ses avatars).

    Par ailleurs je ne crois pas que « les doctrines économiques soient subordonnées aux doctrines politiques » sauf à mieux préciser ce que vous voulez dire par là. Est-ce une constatation ? Est-ce un souhait ? Pensez-vous que « l’essence du politique » (Julien Freund) puisse se mélanger avec « l’essence de l’économie » ?

    Non, je n’ai pas « remarqué » votre discussion autour de Serge Latouche parce que je viens seulement « d’ atterrir » sur votre blog.

    Jean Robin est un « brave garçon » (un peu c..) qui, après avoir tenté de s’acoquiner avec les néo-fascistes de « la bande à Bouchet », a voulu s’acoquiner avec la « bande à Soral » pour enfin s’acoquiner avec les faux laïcs de « Riposte Laïque » (gangrenée par l’extrême-droite) et les « identitaires ». « Insulter » ces gens est prophylactique.

    Pour vous dire le fond de ma pensée à propos de cette vidéo, ce qui me désole, c’est que quelqu’un comme Alain de Benoist accepte de cautionner DE FAIT un tel âne. Lui qui s’est souvent plaint que l’on ne l’écoute pas vraiment et qu’on lui attribue des idées qu’il n’a pas, comment peut-il croire qu’en s’exprimant sur un tel support, il va convaincre de sa sincérité ?

    • paresia Says:

      Merci de m’éclairer sur le « test ». Je comprend globalement votre démarche, j’ai également souvent usé de provocation sur internet, mais uniquement face à des discours qui montraient dès le départ une tendance à l’agressivité.

      Vous sous-estimez peut-être la force de la forme de l’écriture, qui sans être aussi riche que le dialogue oral peut tout de même faire passer un certain nombre d’indication annexes.

      L’agressivité, feinte ou réelle, passe très bien, ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre, tandis que l’ironie est souvent invisible. Si je préfère désormais rechercher la neutralité dans le dialogue « virtuel », c’est, encore une fois, non pas pour rendre la discussion plus agréable, ou plus rationnelle, mais simplement pour encourager l’éventuel lecteur à aller jusqu’au bout.

      C’est strictement en tant que « rédacteur » de ce blog que je me préoccupe de la forme de ce qui y est publié. Et vous avez compris que ce qui m’intéresse avant tout est bien le fond de votre discours.

      Vous me donnez, paradoxalement, l’impression d’être bien plus attaché à la forme que moi. La communication n’a jamais été mon point fort. Je répondrais à votre question par une pirouette : il faut essayer d’écrire ou dire ce qu’on pense autant de fois qu’il semble nécessaire, afin d’apporter les nuances et les précisions qui s’imposent pour souligner la richesse de la pensée.

      Une « question rhétorique » n’est pas une question sans importance, mais une question posée pour qu’on y apporte une réponse formelle et non fondamentale. Encore une fois je me préoccupe (peut-être un peu trop ?) des lecteurs. Je ne partage pas totalement votre aristocratisme intellectuel, je m’adresse aux imbéciles autant qu’aux hommes d’esprit.

      Je suis, sur le dialogue en général, plus pessimiste que vous, et sur le dialogue « virtuel » peut-être un peu plus optimiste. La richesse formelle qu’il perd laisse place à une plus grande liberté d’expression factuelle, ainsi, comme vous le notez, qu’a la possibilité de rencontres autrement impossibles.

      Je suis heureux de vous entendre dire qu’il y a tout de même un rapprochement à faire entre le nationalisme et la nouvelle droite.

      Je peux me tromper, n’étant pas un spécialiste de De Benoist, mais il me semble que son rejet de ce que vous appelez l' »humanisme cosmopolite » (auquel je cède parfois) s’est largement modéré au fil du temps. Son intérêt pour la décroissance, qui dans l’esprit de Latouche me semble relever de ce cosmopolitisme, va parfaitement dans ce sens. C’est peut-être d’ailleurs ce qui vous gène le plus dans son évolution intellectuelle.

      Je vous accorde que « l’extrémisme » est connoté péjorativement, je l’emploie personnellement de façon neutre. Je ne suis pas d’accord par contre avec votre analyse de l’inégalité des extrêmes. Il serait tout aussi malhonnête, selon moi, d’accuser l’extrême droite dans son ensemble de compromission avec le pouvoir, que d’en accuser l’extrême gauche. Leur « générosité » est partagée.

      La où il y a clairement inégalité c’est au niveau de la cohérence idéologique. Historiquement l’extrême gauche est bien plus cohérente que l’extrême droite, qui regroupe des sensibilités très différentes (monarchistes, identitaires de tout poil, conservateurs, schizophrènes nationalo-marxistes à la Soral..).

      La Guerre d’Espagne est un exemple « gauchiste », vous en conviendrez. On pourrait trouver dans l’histoire de nombreux exemples contradictoires.

      Oui a force de dire des conneries on fini par les penser, mais pour ça il faut ne pas avoir conscience que ce sont des conneries, ou finir par l’oublier. Je n’ai pas dit que j’écrivais volontairement des conneries, j’essaye simplement de ne pas avoir peur de dire ce que je pense, même si ce que je pense n’est pas toujours parfaitement justifié.

      Tout dépend du contexte dans lequel on s’exprime. Je serais beaucoup plus prudent (ou beaucoup moins) dans d’autres situations.

      Je me demande, à propos du libéralisme, si l’ambiguïté est vraiment véhiculée par les extrêmes. Cette ambiguïté avantage les partis libéraux qui sont également, malheureusement, les promoteurs de l’économisme ultra-libéral.

      Quand je dis que les doctrines économiques sont subordonnées aux doctrines politiques c’est une constatation. Sans le libéralisme politique du XVIII° siècle je ne pense pas que le libéralisme économique, puis le néo-libéralisme, auraient vu le jour. C’est vrai aussi pour le socialisme duquel provient l’idéal économique de l’État-providence.

      Pour moi l’économie n’est qu’une conséquence de la philosophie politique. L’essence de l’économie n’est qu’un sous-produit de l’essence du politique. Ce n’est pas une essence d’ailleurs, mais une simple teinture, tout au plus.

      Oui le parcours de Jean Robin est remarquable par son côté « je cherche la place la plus proche du radiateur ». Ce que vous venez d’en dire est beaucoup plus prophylactique que de le traiter d’imbécile.

      Pour finir je pense que De Benoist a ses raisons d’accepter d’intervenir dans ce débat. Il est parfaitement conscient qu’il « cautionne de fait » Jean Robin, et je ne pense pas qu’il lui porte beaucoup d’estime. Peut-être a-t-il surestimé par contre les capacités rhétoriques de son « vieux copain » Simonnot.

  4. Mézigue Says:

    Bonsoir,

    Je vous remercie de cette longue réponse dont je viens de prendre connaissance et qui ne peut qu’entraîner de ma part d’autres remarques. Je n’ai malheureusement le temps d’y répondre immédiatement. Mais je vous fais la promesse que je reviendrai très bientôt

    Très cordialement

    PS : Je ne sais si vous avez accès à la boîte-mail que j’ai indique cette fois mais je vous informe que c’est la bonne et qu’ainsi nous pourrons communiquer de façon plus discrète si éventuellement vous le désirez.

  5. Mézigue Says:

    Nous avions dévié sur AdB puis sur d’autres sujets. Je reviens maintenant sur mon premier commentaire pour le développer.

    Sur l’imbécillité au sens propre du terme de l’animateur du site d’où est extraite cette vidéo, je ne crois pas qu’il soit besoin de s’appesantir. Ce brave garçon se rêve journaliste, laissons lui ce rêve si cela l’aide à vivre …

    Sur Philippe Simonnot, je maintiens aussi mon opinion même si elle peut paraître trop sévère.

    PS n’est pas à proprement parler un « économiste », c’est plutôt un « journaliste économiste » qui écrit des essais de plus ou moins bonne facture. Il suffit de l’écouter attentivement – ici même – pour immédiatement constater que si on peut certainement attribuer à nombre « d’économistes » une rigueur intellectuelle dans le maniement des concepts, ce n’est pas possible ici.

    L’écouter devient rapidement pénible tant il est impossible de savoir quelle cohérence interne soutient ce qu’il croit peut-être être de « judicieuses » remarques. Il donne la très forte impression – pris qu’il est par sa vision du monde cantonnée et formatée par l’économie « scolaire » – d’être totalement incapable de comprendre ce dont il est parlé. Bref, il ne connaît pas le sujet ou ce qu’il en connaît ne dépasse pas ce qu’une personne superficiellement informée peut en connaître.

    Pour ce qui concerne Alain de Benoist, c’est, bien entendu, étant donnée l’exceptionnalité du personnage, plus compliqué. Je n’avais d’ailleurs, plus haut et contrairement aux deux autres, formulé aucun jugement pour ce qui concerne l’intérêt intrinsèque de ce qu’il dit ici ni sur sa qualité intellectuelle. A propos de cet intérêt – qui me semble grand – je déplore que pour beaucoup, plutôt que de LIRE SON LIVRE, ils s’en tiennent aux quelques évidentes généralités qu’il a dit ici.

    Revenons un instant sur Jean Robin pour dire que l’on a là une preuve supplémentaire de son indigence intellectuelle – et de son aptitude à singer les « vrais » journalistes – à avoir voulu mettre face à face AdB et PS …

    Reste alors la question de savoir si AdB a eu raison ou tort – a raison ou tort de manière générale – de se prêter à ce genre de prestation EN UN TEL ENDROIT.

    Ayant pourtant entendu et réfléchi aux arguments de ses défenseurs sur ce sujet, ma réponse continue à être qu’il a eu tort.

    AdB s’est souvent plaint, si ce n’est lui ses supporters les plus ardents, d’avoir été « ostracisé ». Ce qui justifierait donc le fait de ne pas trop regardant sur ceux qui vous offre la possibilité de vous exprimer.

    Sur cette question AdB « triche » un peu. Contrairement à ce qu’il dit, il est reconnu depuis maintenant longtemps et par un grand nombre d’intellectuels – à commencer par P.A. Taguieff qui lui a consacré un livre ; ou encore J. Julliard et M. Winock qui l’ont inscrit dans Le Dictionnaire des intellectuels ; sans parler du responsable du MAUSS, Alain Caillé …

    Si aujourd’hui il est toujours « ostracisé », on ne peut attribuer UNIQUEMENT cela, même si c’est effectivement vrai, à la seule volonté de milieux intellectuels ultra sectaires. Il en a une part de responsabilité. Celle-ci étant, par exemple, de ne jamais avoir VÉRITABLEMENT* désavouer la famille politique d’où il est issu.

    *Et ce n’est pas un récent numéro du magazine Eléments (la nouvelle droite est-elle de gauche ?) qui peut inciter à croire qu’il en soit maintenant ainsi.

  6. Mézigue Says:

    Bonjour,

    Relisant, un mois après les avoir écrit, les commentaires ci-dessus, je constate, sans trop de surprise, que personne ne semble capable de répondre aux questions que je pose à propos d’Alain de Benoist. Ce bien qu’ils aient été lus, et ce par le principal intéressé, lui-même …

  7. Mézigue Says:

    Au cours de l’été de cette année, et à l’initiative de Christian Bouchet, est apparu sur le site « Lepost » un très court entretien* dans lequel AdB confirme la rectification que j’avais écrite ci-dessus. Alain de Benoist n’est donc pas nationaliste (au sens généralement admis pour ce terme). C’est lui-même qui l’affirme.

    * http://www.lepost.fr/article/2011/07/31/2560170_maurras-est-aujourd-hui-l-un-de-ceux-inno mbrables-qui-font-les-frais-de-l-inculture-contemporaine.html

    Je note au passage que le théoricien de nouvelle droite ne peut s’empêcher, une nouvelle fois, d’affabuler sur ses immenses lectures. Qui peut croire, effet, qu’il ait LU « cinq ou six cents livres de et sur Maurras » (sic).

    Alain de Benoist est un collectionneur (pathologique ?) de livres, c’est incontestable – Il a avancé le chiffre de plus de 80 000 livres pour sa bibliothèque. Il est également incontestable que cette compulsion n’implique pas que ces livres ne soient, comme pour les autres collectionneurs, QUE des « objets de collection » – il en a certainement lu un très grand nombre.

    Mais ne pourrait-on pas s’interroger sur le lien psychologique qu’il y a très probablement entre ce que l’on peut appeler cette compulsion et sa « vision du monde » (au sens idéologique) ?

  8. Mézigue Says:

    Valse des pseudos …

    Pour ceux qui n’auraient pas compris :
    « Albert » (Commentaire n°1), « Jean Robin » (Réponse au C1) et « Nicolas Sarkozy » (Commentaire n°2) sont ici des pseudos de « Mézigue.

    Le Webmestre de ce blog, « Paresia » l’avait rapidement compris…

  9. paresia Says:

    Commentaire laissé par « Mézigue » :

    Pour continuer sur la «Décroissance» … et sur Alain de Benoist …

    Suite à de graves problèmes techniques, un très intéressant forum consacré à la Décroissance n’était plus accessible sur la Toile.

    Il a réapparu il y a quelques temps.

    Bien que contrôlé par de forts sectaires militants écologistes, ce forum avait laissé la parole libre aux défenseurs de l’essayiste d’extrême-droite Alain de Benoist (auteur d’un livre sur la Décroissance).
    On peut lire, grâce au lien ci-dessous, une intéressante passe d’armes entre deux participants à ce forum : «Economiste» et «Ermite»

    http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=5383&postdays=0&postorder=asc&start=24

    Pour ma part si j’ai été sensible, un temps, aux arguments d’Ermite, ceux de Economiste emportent aujourd’hui ma pleine adhésion. Alain de Benoist n’est qu’un habile rhéteur et, contrairement à ce qu’il dit dans ses entretiens récents et dans son «livre» de mémoire, il n’a jamais rompu avec son milieu politique d’origine ; ni dans ses relations personnelles, ni dans son «système idéologique».

    Je confirme donc en partie ce que cet «Economiste» affirme dans sa première intervention. S’il me paraît inexact de parler de «raciste» à propos de la personne d’Alain de Benoist, il me semble tout de même vrai que son système de pensé entérine conceptuellement le racisme (les racistes et autres «identitaires» ne s’y trompent qui, TOUS, ne trouvent pas grand-chose à redire aux arguments qu’il emploie sur ce sujet).

    D’autre part, c’est incontestablement un tricheur et un menteur.

    Ainsi on attend toujours, par exemple, sa réponse aux questions d’Alain Caillé sur le financement de ses revues :

    http://www.revuedumauss.com.fr/Pages/ACTG.html

    Il y a pourtant une réponse simple à ces financements. Il n’a pas hésité, ce n’est qu’un exemple, à collaborer à une maison d’édition allemande d’extrême-droite pour la rédaction d’un fort livre sur l’art nazi …

    J’attends toujours, pour ma part, que quelqu’un vienne, ici ou ailleurs, me démontrer que je me trompe …


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