Paresia

On ne peut voir qu'on ne voit pas ce qu'on ne voit pas..

« La gauche moderne » : voyage au centre de l’échiquier politique 22 juillet 2010

Fondé en 2007 par Jean-Marie Bockel le parti issu de l’UDF « La Gauche Moderne » symbolise le rapprochement social-libéral entre les deux principales forces politiques françaises, le PS et l’UMP. Le 2 juin ils organisaient une conférence populaire, dans une brasserie « au cœur de Boboland », avec deux stars du journalisme : Éric Zemmour et Élisabeth Levy.

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« Les intellectuels et le pouvoir politique : autour du soupçon et du dénigrement » 20 juillet 2010

Conférence donnée à la Sorbonne dans le cadre du mouvement de manifestation contre la LRU en 2009. Cinq chercheurs apportent une contribution instruite au débat sur l’intellectualisme, intéressant malgré un parti pris intellectualiste quasi unanime ( « la critique de l’intellectualisme est fondamentalement réactionnaire ») qui amène quelques confusions (le lien entre anti-intellectualisme et engagement contre-révolutionnaire, collaborationniste et nationaliste est beaucoup trop rapide à mon goût).

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Geneviève Verdo semble se détacher du groupe avec un point de vue plus réaliste qui amène une conclusion nuancée. Une question « poujadiste » dans la salle passe inaperçue, et nos chercheurs ont bien du mal, pour y répondre, à éviter la position anti-intellectualiste (fin de la troisième partie).

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Avec Jean-Luc Chappey (Les enjeux de l’anti-intellectualisme en France entre la Révolution et l’Empire), Geneviève Verdo (Des intellectuels en dictature : Rosas, ses opposants et ses apologistes – Argentine, 1835-1852), Nathalie Richard (Les sciences humaines et Napoléon III) , Pascale Goetschel (Discours anti-intellectuel, affinités et résistances sous le régime de Vichy) , Sabine Dullin (L’autonomie comme trahison. Staline et ses intellectuels) et Henri Médard (Les universitaires africains entre le pouvoir, le radicalisme et la pauvreté).

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Qualité audio assez mauvaise.

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ivan segré – la réaction philosémite 15 juillet 2010

Ivan Segré présente ses livres La réaction philosémite et Qu’appelle-t-on penser Auschwitz ? à la librairie Tropiques.

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Le monde part en guerre (l’affaire bête en cours) 11 juillet 2010

Ouverture de la campagne présidentielle : Le Monde porte le premier coup. Et ils ne font pas les choses à moitié..

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Dimanche 20 – Lundi 21 juin 2010

En page 3 : 21 minutes chez Liliane Bettencourt par Michel Guerrin

Elle est vieille, elle est riche, elle est puissante. Mais elle est manipulée par son « entourage ». Une affaire de famille. « (…) entre une mère et une fille c’est triste ». Elle est gentille la Liliane, mais elle cache bien son jeu. Elle n’a plus toute sa tête ? Peut-être, mais ça n’excuse pas les fraudes fiscales. Et surtout elle refuse de reconnaître le conflit d’intérêt cristallisé par le couple Woerth. La petite bombe médiatique qui a tout déclenché, l’affaire des enregistrements révélés par Mediapart, garde tout son mystère..

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Alain De Benoist et Philippe Simonnot : débat sur la décroissance 9 juillet 2010

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Débat organisé par Jean Robin, qui est un éditeur insignifiant, un essayiste médiocre obnubilé par l’Islam et le soi-disant « choc des civilisations » (voir son site ici)… Malgré tout j’ai trouvé ce débat original.

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Nous avons donc ici un anarchiste libéral contre la décroissance (Simonnot) face à un nationaliste* anti-impérialiste pour la décroissance (De Benoist). Ça change des discussions entre soixante-huitards frustrés et jeunes cons libertaires..

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* Correction : Alain de Benoist n’est pas nationaliste ! (voir les commentaires) … mais il a des liens troublants avec l’extrême droite politique.

 

Sociologie bourdieusienne de la grande bourgeoisie 7 juillet 2010

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon présentent leur travail au Parti de Gauche.

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Voir également le documentaire Les ghettos du gotha.

 

Le cas lovecraft (1998) 4 juillet 2010

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Documentaire de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic sur le maître des mondes obscurs.

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http://rutube.ru/tracks/3374426.html?v=6a4fd419f75486d5bef4fdeb47281718&autoStart=true&bmstart=0

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http://rutube.ru/tracks/3374615.html?v=15afa064c6add3c6face180ac56ed5ff&autoStart=true&bmstart=0

 

George Orwell – « Fascisme et démocratie » 3 juillet 2010

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Article publié dans The Left News en février 1941.

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« Dénigrer la démocratie est un des passe-temps les plus faciles du monde. Dans ce pays, personne n’est plus vraiment obligé de se préoccuper des arguments simplement réactionnaires contre un gouvernement populaire ; mais, au cour des vingt dernières années, la démocratie « bourgeoise » a été attaquée de manière bien plus subtile à la fois par les fascistes et par les communistes, et il est tout à fait significatif que ces ennemis apparents l’aient tous deux attaquée pour les mêmes raisons. Il est vrai que les fascistes, avec leurs méthodes de propagande plus osées, utilisent quand cela leur convient l’argument aristocratique selon lequel la démocratie « donne le pouvoir aux pires hommes », mais l’assertion de base de tous les apologues du totalitarisme est que la démocratie est une escroquerie. Elle ne serait rien d’autre qu’un voile dissimulant la position dominante de quelques groupes de riches. Ce n’est pas tout à fait faux, et surtout ce n’est pas manifestement faux ; au contraire, il y a davantage à dire en faveur de cet argument que contre lui. Un écolier de seize ans peut attaquer la démocratie bien plus aisément qu’il ne peut la défendre. Et on ne peut lui répondre que si on connaît les « arguments » antidémocratiques et si l’on accepte qu’ils contiennent une grande part de vérité.

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Pour commencer, on fait toujours valoir que la démocratie « bourgeoise » est réfutée par l’inégalité économique. A quoi peut servir la prétendue liberté politique quand un homme travaille douze heures par jour pour trois livres par semaine ? Une fois tous les cinq ans, on lui permet peut-être de voter pour le parti qu’il préfère mais, le reste du temps, presque tous les détails de sa vie sont dictés par son employeur. Et, en pratique, sa vie politique lui est également dictée. La classe aisée peut mettre la main sur tous les postes ministériels et officiels, elle peut aussi utiliser le système électoral en soudoyant l’électorat, directement ou indirectement. Mais quand, par mésaventure,  un gouvernement représentant les classes plus pauvres obtient le pouvoir, les riches peuvent en général le faire chanter en menaçant d’exporter leurs capitaux. Plus important encore est le fait que presque toute la vie culturelle et intellectuelle de la communauté – journaux, livres, éducation, cinéma, radio – est contrôlée par des riches qui ont toutes les raisons d’empêcher la propagation de certaines idées. Le citoyen d’un pays démocratique est « conditionné » dès la naissance, moins rigoureusement mais tout aussi effectivement qu’il ne le serait dans un État totalitaire.

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Et il n’existe aucune certitude que la domination d’une classe privilégiée pourra jamais être abattue par les seuls moyens démocratiques. En théorie, un gouvernement travailliste pourrait être élu avec une forte majorité et instaurer immédiatement le socialisme par un Acte du Parlement. En pratique, les classes privilégiées se rebelleraient, sans doute avec succès, parce qu’elles auraient dans leur camp la plus grande partie des fonctionnaires en poste ainsi que les hommes-clé des forces armées. Les méthodes démocratiques ne sont possibles que lorsqu’il une base large d’entente entre tous les partis politiques. Il n’y a aucune raison réelle de penser que tout changement vraiment fondamental puisse jamais être obtenu pacifiquement.

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