Paresia

On ne peut voir qu'on ne voit pas ce qu'on ne voit pas..

Renaud Camus 29 avril 2010

Entretien sur radio courtoisie, à propos de culture notamment, à mettre en relation avec le spectacle de Franck Lepage. Comme quoi un progressiste marxiste (Lepage) et un conservateur libéral (Camus) peuvent s’accorder remarquablement.

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6 Responses to “Renaud Camus”

  1. Mezigue Says:

    Le problème avec des gens comme Renaud Camus est qu’oubliant d’où leur est venue leur petite notoriété – ici littéraire – ils finissent par réellement croire qu’ils ont, mieux que d’autres, la capacité de « penser le monde ». Pourtant chez lui, le résultat est loin d’être probant.

    Entre cette problématique d’une certaine forme de « déculturation » – dont on pourrait discuter l’idée qu’il s’en fait tant elle s’enracine dans une vision du monde passéiste, traditionaliste et figée – dont on peut, peut-être déplorer (en tous cas en d’autres termes que ceux de Renaud Camus …) , sous certains aspects, l’apparition et la dénonciation, parfois justifiée, d’un antiracisme dogmatique – à la grande joie des racistes pour qui l’anti antiracisme devient la justification du racisme -, il ne fait qu’exprimer la vision du monde de cette petite bourgeoisie réactionnaire qui va chercher ses modèles dans la représentation, le fantasme, qu’elle se fait d’une élite aristocratique « cultivée ».

  2. paresia Says:

    La posture réactionnaire de Renaud Camus, ou encore celle d’un intellectuel comme Alain Finkielkraut, trouve pourtant un écho assez large.

    Le constat (la déculturation) est de plus en plus partagé, à droite comme à gauche, et c’est pourquoi des initiatives telles que celle de Franck Lepage me semblent particulièrement pertinentes, et efficaces.

  3. Mezigue Says:

    L’idée d’une « déculturation » n’est pas un « constat » d’ordre rationnel. Tout comme la xénophobie qui est une peur de l’étranger, la peur de la « déculturation » est une peur mais ici de la perte des repères en matière culturelle.

    Dans un « paysage culturel » qui s’est si profondément modifié en une trentaine d’années, du fait notamment de la mondialisation et des échanges culturels que cela a impliqué, il est somme toute logique que ceux, de gauche comme de droite, qui sont chargés « statutairement » de le « garder ordonné », aient, eux aussi, peur du changement…

    Alain de Benoist ne s’y était pas trompé qui avait, dès 1988, avec le premier numéro de sa revue « d’idées et de débats » (et « d’ouverture à gauche » … Disons plutôt de séduction d’une certaine gauche …) Krisis, pris pour thème la « Culture ? ».

    Il s’attira à nouveau la sympathie des réactionnaires (de gauche et de droite) en 1996 avec un numéro sur l’Art (Art – Non .

    Contrairement à vous je doute que quelqu’un comme Franck Lepage soit la personne la plus appropriée pour lutter contre ce qu’il faut bien appeler des phobies. Franck Lepage est encore trop marqué, me semble-t-il, par le ressentiment envers son ancien milieu …

  4. Mezigue Says:

    Une erreur sur mon clavier m’a empêché de finir mon quatrième paragraphe. Pour ce numéro sur l’Art, voici le sommaire :
    http://www.revue-elements.com/krisis-Art-non-Art.html

    Ajoutons au passage que seuls des naïfs peuvent s’imaginer qu’Alain de Benoist n’est passionné que par l’histoire des idées en elle-même et qu’il ne poursuit pas un but idéologique précis.

    • paresia Says:

      Merci pour le lien. Décidément vous avez un problème avec Alain de Benoist ! (rires) Notons qu’il n’a pas le monopole de l’attitude « idéologique » que vous décrivez, que l’on retrouve également chez certains intellectuels « de gauche ».

      Pour revenir à Franck Lepage, il n’est peut-être pas « la personne la plus appropriée », j’en conviens, mais il est tout de même efficace. Il est capable de supprimer la phobie en rationalisant, à sa manière , le « problème » culturel français. On passe d’une critique sociale désincarnée (Renaud Camus) à une critique politique concrète.

      On a peur de ce qu’on ne connaît pas…

  5. Mezigue Says:

    Non, non, je n’ai pas de « problème » avec Alain de Benoist ! (Rires). Vous le découvrirez d’ailleurs peut-être bientôt sur un blog qui lui sera consacré.

    Vous avez raison de dire qu‘il n’a pas le monopole de « l’attitude idéologique ». La différence avec les intellectuels clairement engagés à gauche ou à l’extrême-gauche dont vous parlez, est tout de même que sa position « ni droite, ni gauche », alors qu’il est lié historiquement, idéologiquement et probablement financièrement à l’extrême-droite, fait de lui un intellectuel franchement de droite voire d’extrême-droite. Ce qu’il NIE pourtant être.

    Mais tout cela sera développé sur le blog …

    Pour revenir à Lepage, ce que je lui « reproche », c’est justement de ne voir qu’en abordant les questions culturelles et les questions politiques liées à celles-ci DE L’INTERIEUR du « problème culturel français » (tel vous dites qu’il le fait) il fait le jeu de ceux qui, justement, n’abordent ces questions que sous l’horizon du « nationalisme culturel » (qui se foutent donc de l’aspect universel que se doit d’avoir toute culture digne de ce nom).


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